Mercredi 03 avril, le Forum du Blanc-Mesnil fut envahi par des jeunes de tous les âges, parés de la plus vive curiosité, afin de découvrir un orchestre classique, « l’Orchestre des Siècles », composé de 100 musiciens professionnels! Qu’ils aient 4, 14 ou 18 ans, ils ont eu la joie d’écouter l’oeuvre majeure d’Igor Stravinsky : « Le Sacre du Printemps ».
Dirigé par François-Xavier Roth, ils ont eu le privilège d’entendre de nombreuses explications sur cette pièce originale, forte de moments musicaux intenses. Ces concerts « pédagogiques » sont à la portée des plus petits, mais également passionnants pour les plus grands, jusqu’à la participation de tous lors d’un final rythmé: debout, les mains battantes, frappant le rythme, ressentant la musique, telle une révérence à la grandeur de la musique russe. Pour un extrait de ce final, veuillez cliquer sur le lien suivant: http://www.dailymotion.com/video/xua3eg_concert-pedagogique-de-l-orchestre-les-siecles_creation#.UXBinqKGF6Q
Impulsé par M. Bredel, professeur de Musique, ainsi que par Mme Ragot, professeure d’EPS, une cinquantaine d’élèves ont été ensuite reçus par les musiciens, afin de leur offrir une plongée au sein même de leurs instruments, des instruments parfois incroyables! C’est un réel échange qui s’est conclu par de surprenantes questions de la part des élèves. En résumé, un après-midi fascinant, un chef-d’orchestre animé par l’envie de faire comprendre simplement la moindre nuance d’une pièce pourtant complexe, des musiciens décontractés, heureux et ouverts pour créer une ambiance festive au coeur de Blanc-Mesnil!
Samedi 20 avril, le Forum était plein pour le spectacle d’Alex Lutz.
Après un dîner dans la coursive chauffée par le soleil, la salle Barbara du Forum a ouvert ses portes pour 1h15 de rire et de bonne humeur. La soirée s’est achevée par la dégustation d’un dessert Kinder en compagnie de l’artiste.
Du 21 au 23 mars, le Forum présentait la dernière création du Théâtre Irruptionnel : Agamemnon de Sénèque, mis en scène par Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre.
« Très bon spectacle, avec de très bons comédiens. Continuer. » Corinne
« A la manière d’un flip-book chorégraphique, le livre Merce Cunningham, un demi-siècle de danse* devient une partition photographique pour ce dispositif. Elaborée en quelques jours, la performance adopte un titre différent suivant les équipes concernées : Roman Photo(étudiants, amateurs ou non danseurs), Flip Book (danseurs professionnels), 50 ans de danse (anciens interprètes de la Merce Cunningham Dance Company). » Boris Charmatz
Samedi 30 mars a eu lieu en lever de rideau, Roman Photo, une création chorégraphique, sous la direction de Raphaëlle Delaunay, qui regroupe non-danseurs et amateurs avec Corinne Angé, Sophie Blet, Laurence Bouillé, Marie Bouvier, Annie Ducrocq, Danielle Florent, Raphaëlle Fusco, Paule Gioffredi, Hélio Hoarau, Jacky Le Devehat, Sabrina Marsili, Julie Marteau, Rachel Martin, Séverine Martinaggi, Jean-Max Mayer, Laurent Podetti, Yvan Robin et Tullia Tarsia In Curia.
« Dans l’ensemble c’était une très belle expérience humaine et un lieu de rencontres. Physiquement ça a parfois été éprouvant et intense. L’expérience de la scène a consolidé davantage notre petit groupe et on était tous très heureux mais un peu frustré de n’avoir qu’une seule soirée en public! » Marie Bouvier, participante à Roman Photo.
En deuxième partie de soirée, Boris Charmatz a présenté Flip Book avec Ashley Chen, Raphaëlle Delaunay, Olga Dukhovnaya, Lénio Kaklea, Mani A. Mungai, Laurent Pichaud.
Cette soirée a été l’occasion d’une belle rencontre entre professionnels, amateurs et spectateurs autour du précurseur de la danse contemporaine que fut Merce Cunningham. Une preuve de plus que l’art est à portée de tous.
*Direction de l’ouvrage Melissa Harris, Ed. Plume, 1997, pour la version française.
Le spectacle Les Trois Richard d’après Richard III de W. Shakespeare, adapté par Dan Jemmett et Mériam Korichi et mis en scène par Dan Jemmett a fait l’unanimité.
La grande salle Barbara du Forum était pleine vendredi (12/02) soir.
Suite à la sortie du club lecture du collège Mandela, en soirée, mardi 5/02 pour se rendre au spectacle théâtral « Hubert au miroir » au Forum de Blanc-Mesnil, voici quelques impressions d’élèves.
La pièce a pour thème les difficultés d’Hubert, un adolescent que son père élève seul après la mort de la maman. Il est confronté à sa propre transformation physique, à des rapports tendus avec son père, au vide énorme laissé par la mort de sa maman. Pour l’aider à passer le cap difficile de l’adolescence, il s’invente des personnages imaginaires (l’entraîneur de foot et le professeur), qui se comportent de manière contraire à la réalité. Une magnifique pièce à la mise en scène très efficace.
Rachelle (élève de 6è) : « J’ai adoré ! Je fais moi-même du théâtre depuis 4 ans. J’ai d’autant plus apprécié ! Ce qui m’a plu : les décors. Ils sont plein d’idées : trappes, jeux d’ombre chinoise, univers d’une chambre d’ados, projections sur le mur, boule à facettes quand la maman danse. Les personnages et les acteurs sont vivants. Ils bougent beaucoup, pas le temps de s’ennuyer, la mise en scène est rapide. Hubert est plutôt intelligent. Il a de l’imagination. Il donne l’apparence d’un mauvais élève alors qu’en fait, il se pose plein de questions. J’ai été touchée par l’amour que le père porte à son fils malgré les disputes. »
Yvana (élève de 6è) : « J’ai bien aimé quand Hubert demande au professeur de devenir son père. Il se met à genoux ! Mais le professeur refuse. Il finit par accepter qu’il ne le soit que la nuit. Quand on a des parents que l’on n’aime pas trop , on a envie d’en changer. On aimerait des parents que l’on a soi-même imaginés, correspondant à nos envies et à nos goûts. J’aurais préféré que la maman présentée comme une ombre dans le livre, apparaisse comme une ombre dans la pièce. Il y aurait eu plus de mystère. »
Vinciane (élève de 5è) : Le moment que j’ai préféré, c’est quand Hubert imagine un professeur de foot qui dirait à ses joueurs de ne pas donner la balle, de rester fixes sur le terrain et de ne pas se fatiguer. Je pense qu’Hubert l’imagine comme cela car il préfèrerait que son entraîneur de foot soit gentil avec lui. Je pense que les jeunes sportifs aimeraient que leur entraîneur soit plus attentionné au lieu de les pousser à la perfection.
Sarah (élève de 5è) : J’ai trouvé que certains passages étaient proches de la réalité. On a l’impression que l’auteur avait déjà vécu cela. Certains passages sont « bizarres » : il n’y a que des questions mais aucune réponse, comme cela arrive dans la réalité.
Kelly (élève de 5è) : Hubert me fait penser à moi quand il se dispute avec son père et son frère. J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup d’humour dans le jeu de l’acteur.
Du 18 au 26 janvier, la magie et l’anticipation étaient présentes au Forum grâce aux artistes de la compagnie Le Phalène avec leur spectacle Qui-Vive et la compagnie AsaNIsiMAsa avec leur spectacle Sous contrôle.
En amont du spectacle Par Chemins proposé pour les tout petits en octobre 2012 au Forum, Denis Guivarc’h, du Théâtre T, a mené un atelier découverte de la manipulation marionnettique, auprès du personnel des structures « petite enfance » de Blanc-Mesnil*, afin de les sensibiliser à l’univers de la compagnie par une pratique. Après un temps de création et de manipulation de leurs propres marionnettes de papier, les participants ont ensuite accompagné les enfants de leurs structures à la représentation, pour qu’ils découvrent à leur tour, ce monde doux et rêveur.
Retrouvez toutes les informations sur ce spectacle sur le site du Forum.
*La crèche Fa mi sol / la crèche collectie E et J Rosenberg / la crèche collective Robert Frégossy / La structure multi-accueil des Tilleuls / et les PMI du Blanc-Mesnil.
En décembre, deux spectacles ont sillonné le département en passant par les universités, les librairies, les bibliothèques, le café associatif des Tilleuls, l’Amicale Montillet, la maison de l’emploi de Blanc-Mesnil ou encore dans vos appartements : Le petit Mahagonny, d’après Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny, opéra de Kurt Weill et Bertolt Brecht, mise en scène d’Olivier Coulon-Jablonka du Moukden-théâtre et Vrai/Faux ( rayez la mention inutile ), un spectacle magique et théâtral autour de la magie mentale, conçu par Thierry Collet et Michel Cerda et interprété par Matthieu Villatelle ou Rémy Berthier. Pour le Forum, ces formes sont un moyen de présenter les artistes qui sont en résidence et leur univers, ainsi que de créer des espaces/temps de partage et de rencontres. Pour les artistes, ces rendez-vous permettent un échange sur leur travail et sur l’art, un moment pour discuter dans un rapport plus direct. C’est l’occasion de se retrouver autour d’un spectacle qui vient à vous. Une belle façon d’avoir un avant goût de ce qui se passe au Forum. C’est une multitude de petits théâtres qui se déploient dans votre environnement quotidien. Bref, c’est une formule qui marche et qui fait la joie des petits comme des grands.
Si vous avez manqué ces deux spectacles vous pouvez en avoir un aperçu vidéo :
Le petit Mahagonny
Vrai/faux (rayez la mention inutile)
Mais ne vous inquiétez pas, les artistes du Forum reviennent en 2013 avec d’autres formes Hors les murs.
Si vous souhaitez accueillir l’une de nos petites formes, n’hésitez pas à nous contacter au 01 48 14 22 00.
Lors de la soirée, deux spectacles Héroïnes de Julie Nioche et Si(x) danseurs en quête d’auteur de Daniel Dobbels, Françoise Breton, enseignante, est venue au Forum avec des élèves de l’atelier théâtre/atelier spectateurs du lycée Voillaume d’Aulnay-sous-Bois. Elle nous livre son ressenti dans deux très beaux textes sur ces spectacles.
Héroïnes : comment la voix et le corps peuvent-ils créer un duo féministe et affrontant ?
Deux jeunes femmes sont déjà sur scène quand le public rentre dans la salle. Debout, face public, toujours. L’une, blonde platine en robe blanche mode années 60, tient une grande guitare rouge branchée sur un ampli volumineux. Les accords de blues s’enchaînent, feutrés et lointains comme dans un film de Wim Wenders ou Gus Van Sant…
Si(x) danseurs en quête d’auteur : une double problématique : le parti pris de la lenteur est-il à la fois une innovation et une impasse ? // Comment traduire la mort sur scène ? La lumière est austère, c’est l’aurore sur scène, à peine empreinte de jour, ou le début d’une nuit pleine d’ombres. Cinq corps vont pendant plus d’une heure évoluer dans une lenteur éprouvante, calant et décalant d’un temps leurs lignes gestuelles minutieuses. Le sixième danseur n’existe pas ou est à réinventer, il erre invisible entre les corps – serait-ce le corps rêvé d’un spectateur en osmose avec cet univers inaccessible, la composition originale du spectateur-créateur, ou l’Absent à qui s’adresse la création ?