Jubilatoire Déambulatoire !
La cité Pierre Sémard, le plus grand ensemble collectif en bois de France, accueille jusqu’au 19 novembre les installations des artistes Pierre Di Sciullo, Georges Rousse et Daniel Firman dans le cadre du volet blanc-mesnilois « Déambulatoire » de l’exposition Art Grandeur Nature 06 / Mutations Urbaines organisée par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis.
Les artistes ont cherché à s’intégrer dans cet espace et à inviter les visiteurs à découvrir les beautés cachées de cette cité conçue par l’architecte Iwona Buzckowska selon les préceptes defendus par Jean Renaudie : combattre l’image de la médiocrité attachée au logement social en France liée aux grands ensembles construits dans les années soixante en concevant de nouveaux modes d’habitat basés sur la singularité de chaque appartement, l’imbrication des surfaces, la présence de terrasses, l’usage du bois comme matériau principal et sur une géométrie offrant une forte présence visuelle.
Frappé par l’aspect labyrinthique de la cité, Pierre Di Sciullo a conçu des installations inspirées des tables d’orientations.
Les habitants de la cité ont été sollicités afin de récolter des informations et nourrir ces créations de références relatives au lieu où elles sont implantées in situ : la cité Pierre Sémard. Ainsi la carte généalogique dévoile tant la généalogie des habitants que leur diversité culturelle, la carte des sons donne à « voir » les bruits environnants, les cris des enfants, le RER, l’autoroute A3, les oiseaux…
Implanter ce type de dispositif in situ dans un espace public n’est pas sans incidence, et l’on ne peut passer sous silence le fait que les œuvres de Pierre Di Sciullo ont été mises à l’épreuve de leur contexte et se sont rapidement révélées comme étant interactives malgré elles…
Le plasticien Daniel Firman propose pour sa part, une sculpture en résonance avec le matériau qui domine dans l’architecture de la cité : le bois… Un pin sylvestre qui tourne sur lui-même grâce à un système intégralement enterré ! Quasi invisible si on ne s’y arrête pas, l’arbre provoque tant un sentiment d’ivresse qu’une réflexion sur une nature dominée, assujettie aux besoins des hommes.
Il est intéressant de relever que l’arbre a été intuitivement installé à l’endroit même où était traditionnellement érigé l’arbre de Noël de la cité !
Georges Rousse, pour sa part, nous ouvre les portes de l’atelier qu’il a investi pour produire trois de ses installations éphémères et « lisibles » uniquement par le prisme de la photographie. L’atelier permet de comparer l’installation et la photographie.
Il est alors assez fascinant de ne pas obtenir à l’oeil nu, ce carré pourtant évident, représenté sur la photographie.
A vos claviers pour nous relater votre coup de coeur, votre imcompréhension, vos doutes ou tout ce qu’il vous passera par la tête à propos de cette exposition !
La personne chargé de l’accueil était un habitant il devait délivré un document à tout visiteur. Ce document d’aide à la visite permettait de s’orienter dans la cité et d’accéder au scénario de l’exposition.De plus il était possible de suivre des visites commenté par des conférenciers (et conférencières) sur simple réservation a partir du numéro figurant sur tous les documents de communication.
Ca commence par un calme, celui dont on dit qu’il précede la tempête, puis c’est un frémissement qui parcourt le public, imperceptible.
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