Des ballons plein les yeux !
Samedi 30 septembre, de nombreuses activités ont envahi les espaces du Forum à l’occasion du lancement de saison : manège, tables de jeux, ballons sculptés, terrains de badminton, tables de ping-pong…
La présentation des ateliers de pratiques amateurs en théâtre, danse, la fanfare du Deux-Pièces Cuisine, le premier Thé-Philo ou le vernissage de l’exposition Blanc-Mesnil Noirs ont ponctué la journée et révélé les nombreuses propositions artistiques offertes par le Forum.
Mais c’est avec l’intervention de la compagnie chorégraphique Mi-Octobre que ce lancement de saison a définitivement basculé. Une intrusion inattendue de monstres d’hélium et de couleurs a transformé le lancement de saison en un fascinant événement poétique.
Espace connu et reconnu de tous, le parvis du Forum, s’est ouvert à un monde peuplé de singularité et de fantaisie. Se mouvant lentement, plusieurs personnages-ballons envahissent le parvis, captivent les adultes, ensorcelent les enfants et gravent à jamais les mémoires.
Vos réactions :
« j’ai trouvé cette place… démesurément grande et l’artiste… absent »
11 octobre 2006 à 2:49
Bonjour,
J’ai pu participer au lancement de la saison du Forum et j’avais envie de vous témoigner mes impressions.
Je tiens à vous féliciter pour la richesse et la variété des propositions culturelles de votre collectif ; j’ai assisté au thé philo, vu les interviews des artistes et entendu leurs projets, j’ai pris connaissance du contenu des ateliers et trouvé l’idée de l’atelier du spectateur très originale, assisté au vernissage de l’expo et me suis trouvée être émue par les mots de M. le Maire relatant l’engagement de chacun de vous.
Il a fallu beaucoup d’énergie à la personne au micro qui essayait de faire le lien entre le dedans et le dehors. Au dehors c’était le jeu, la distraction, l’hospitalité, la fanfare et la performance. A-t-il réussi à faire entrer à l’intérieur ceux qui jouaient au ping-pong ?
Malgré la volonté d’en prendre possession et de l’offrir au public j’ai trouvé cette place démesurément grande et j’ai trouvé l’artiste absent ; l’artiste professionnel mais aussi l’artiste-public ou qui aurait pu s’improviser comme tel ; il ne s’agissait pas de donner une place plus grande à la fête foraine mais de susciter le plaisir de l’échange ; pourquoi n’y avait-il pas une scène de rap, de slam ou de hip hop ; pourquoi la jeunesse ne montre–t-elle pas ce qu’elle sait faire ; pourquoi n’y avait-il pas un mur d’essais au tag, pourquoi n’est-il pas possible d’imaginer une rencontre et une impro autour d’un auteur de théâtre classique et d’une diction slam ; pourquoi ne montre-t-on pas ce que l’on sait faire à tour de rôle ; pourquoi les écrans n’étaient-il pas dans la rue ; pourquoi toutes ces personnes réunies n’ont-elles pas bu l’apéritif ensemble ?
Je sais que cela suppose d’autres moyens financiers ; mon propos n’est pas de dénigrer votre travail ; je vous l’ai déjà dit, au stade de vos propositions je vous trouve très avant-gardiste sur le terrain des nouvelles propositions de culture vivante ; mon propos est d’amener mes interrogations parce que mon intérêt est celui de l’échange et de la ré-appropriation par chacun de sa propre culture au contact de celles des autres ; j’ai moi-même très envie de participer à quelques- unes de vos propositions.
Cordialement