Le personnel social : un relais pour la culture ?

Au même titre que l’accès à un logement, à un emploi stable ou à une alimentation régulière… l’accès à la culture peut-il permettre, ou du moins favoriser, la ré-insertion de l’individu ?

C’est à ce type de questionnement qu’ont été invité à débattre, vendredi 13 octobre, 9 employés de la division Solidarité de la ville de Blanc-Mesnil.

Accueillis au Forum par Sylvie Rouxel, sociologue, maître de conférence au CNAM et intervenante sur la 1ère matinée de la formation : « personnel social, professionnels de la culture et artistes : à la croisée des chemins », le personnel de la division Solidarité de la ville a été convié à engager une réflexion sur la culture comme levier de ré-insertion.

C’est tout d’abord nos propres pré-supposés sur la culture qu’il a fallu interroger. C’est l’intérêt, l’apport d’une activité artistique pour la construction de soi, l’épanouissement de l’individu qu’il a fallu définir. C’est aussi la question de l’accès à la culture qu’il faut encore inventer : via l’école en accompagnant un enfant, via des sorties coordonnées par les Maisons pour Tous…

Et pourquoi pas, via des ateliers organisés par les services sociaux de la ville, en partenariat avec une structure culturelle tel que le Forum ?

Cette journée de sensibilisation a ainsi été ponctuée d’interventions de professionnels de la médiation sociale ou culturelle : l’équipe des relations publiques, Xavier Croci, directeur du Forum ou encore Joëlle Borgne assistante sociale pour le Conseil général de Seine-Saint-Denis et co-organisatrice d’un atelier théâtral mené en 2003.

Cette première journée, constructive et conviviale, sera suivie de deux journées où le personnel de la ville, travaux pratiques obligent, sera amené à enfiler tenue décontractée et baskets pour découvrir les bienfaits d’un atelier de danse avec près de 9 heures de stage !

Nos volontaires rencontreront aussi Serge Ricci, chorégraphe en résidence et discuteront avec lui des actions entreprises dans le cadre de sa résidence à Blanc-Mesnil. Le soir venu, ils assisteront à la dernière soirée programmée dans le cadre de Temps Danse d’Automne… pour y découvrir, entre autres, la création de Serge Ricci « Par dessus bord ».

Tout un programme… qui ne s’arrêtera pas là, puisque 15 autres employés de la division Solidarité participeront à un stage théâtre en novembre prochain !

Vos réactions :

« Après quelques semaines de recul, nous nous apercevons que nous essayons de refaire (chacun de son coté) les exercices pour évacuer les tensions et surtout pour fournir une efficacité au travail en direction d’une population en difficulté.« 

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Un commentaire

  1. Muriel
    oct 31, 2006 @ 13:23:00

    J’ai souhaité participer au stage session « Danse » pour y connaitre les bienfaits dans nos pratiques professionelles, pour soi et pour autrui. Très curieuse de connaitre une autre pratique de la danse ou plutot une autre pratique d’expression corporelle.

    Coté théorique : comprendre et analyser les différentes interprétations des mots « culture » et « art » était très enrichissant.

    Coté pratique : j’ai beaucoup apprécié ce stage de découverte de soi et des autres. Prendre conscience des agressions pour ensuite les évacuer. Connaitre nos limites. Prendre conscience de notre physiologie, notre ergonomie, et de notre potentiel de savoir bouger, utiliser son corps. L’apprentissage de savoir suivre sa respiration, dans tous les mouvements ou dans les moments de relaxation, permet de comprendre que « Tout » passe par la respiration pour porter, bouger, accepter certaines agressions verbales rencontrées dans nos pratiques professionnelles… Cela permet de découvrir des collègues, de la même division, en partageant une expérience commune et de créer d’autres liens. Chacun y a mis du sien, et surtout nous avons eu Danielle, intervenante de qualité, qui a su nous faire passer une multitude d’expérience corporelle en 2 jours. Activité qui demandait beaucoup de concentration et d’énergie pour des participants non habitués à ce type de pratique (car nous ne prenons pas le temps).

    Après quelques semaines de recul, nous nous apercevons que nous essayons de refaire (chacun de son coté) les exercices pour évacuer les tensions et surtout pour fournir une efficacité au travail en direction d’une population en difficulté.

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