Archive pour novembre 2006

Intemporel Misanthrope…

Intemporel, actuel, contemporain… les qualificatifs ne manqueront pas.

Molière, ses oeuvres, ses personnages, son langage n’en finissent pas de surprendre par cette éternelle et si caractéristique habitude de coller à notre époque, à nos moeurs, à notre actualité et cela, quelle que soit notre époque, nos moeurs… notre actualité.

Ce Misanthrope ré-inventé par Benoît Lambert vous inspire-t-il… vous donnera-t-il l’envie de discuter, d’échanger, de partager…

A vos claviers !

Vos réactions : 

« Le Misanthrope est donc accessible aux plus âgés comme aux plus jeunes. « 

La tragédie du clown,

Des vêtements dépareillés, assis par terre, dans la rue, dans le métro, un chien à ses côtés, parlant seul, parlant à celui qui l’écoutera, parlant de toute façon, un clochard donc, ni plus, ni moins, on ne le remarquerait pas, on ne les remarque plus les clochards, les sdf, les exclus, les autres.

Péniblement pourtant, le Boudu avance sur le plateau, malhabile, se raccroche à un souvenir de table, une carcasse de chaise, s’emmêle dans le rire, le malaise, se raccroche à la curiosité, la honte. Et le Boudu parle, « je suis méchant, moi ».

Improbable méchant qui invente à son public des histoires pour faire peur aux enfants, des histoires qui cachent une solitude, un désarroi, une tristesse, une misère sociale. Improbable méchant qui s’adoucit au fur et à mesure d’une logorrhée verbale salutaire, d’expériences saugrenues, étranges, hilarantes, de l’évocation d’un poêlon parabole ou d’une ragoûtante recette de frichti, d’une lecture en roller d’un poème d’amour, d’acrobaties périlleuses, ratées si elles ne lui ont pas fait le mal dont il a besoin.

« L’ogre-clown, coincé dans sa petite vie qu’il nous fait découvrir peu à peu, chavire ses spectateurs, les touche au plus profond d’eux mêmes pour les marquer de l’indéniable subtilité de ses mots et de la fantastique puissance de ses gestes. Le rire s’éteint peu à peu, la lumière revient et chacun repart de son côté, emportant avec lui ces instants de magie. Ce n’est qu’après que la subtile profondeur du spectacle prend aux tripes et révèle sa portée. Ce qui faisait rire aux larmes acquiert lentement un autre sens. Son clown est seul, rongé par une terrible solitude dont il avoue souffrir. Une souffrance telle qu’elle en devient physique. Les souvenirs de ce clown tragique nous reviennent en mémoire. Parce que peu à peu se fait jour l’idée terrifiante que ce personnage n’est pas si imaginaire que cela. » Autrement dit – 14/12/01

Réagissez à ce spectacle, écrivez à Bonaventure… A vos claviers !

Réagissez à cet article / Vos réactions…

L’art du clown va bien au-delà de ce qu’on pense.
Il n’est ni tragique, ni comique ;
Il est le miroir comique de la tragédie
et le miroir tragique de la comédie.

Parle Boudu, parle !

Tu es méchant ? Pas plus que nous, qui rions de ta douleur. Bête étrange qui t’agite devant nous pendant ton heure sur la scène, tu fais bien partie de notre quotidien 

Anaïs, Marjolaine, Madjo vous écrivent !!!

Hello !

Merci au Deux-Pièces-Cuisine de nous avoir accueillis au Forum. Rémi et moi avons passé une très agréable soirée, grâce à l’accueil des équipes des deux lieux et à la réactivité du public, particulièrement sensible ce soir-là.

Et j’ai des éléments de mesure concret!

Super souvenir également des mini-concerts/commandos à la mairie et à l’Entracte, bonne ambiance, bon esprit.

N’hésitez pas à me faire part de votre ressenti du concert…

Et au plaisir de vous retrouver lors de notre prochain concert parisien le 18 décembre au Studio de l’Ermitage, dans le 20e.

Vous pourrez également nous écouter sur RFI le 12 décembre en compagnie de Brigitte Fontaine sur l’émission La Bande Passante, ou même assister à l’enregistrement live à La Flèche d’Or en réservant des places auprès de la radio ou du lieu.

Pour plus d’infos, www.myspace.com/marjolainebabysidecar.

Marjolaine

Et aussi :

Un message d’Anaïs Kaël… Merci pour ce chaleureux moment, et pour l’audace d’un festival de découverte!

Un message d’Abdenor… La scène de l’auditorium vibre encore de votre prèsence mesdemoiselles, le coeur des techniciens aussi il faut bien l’avouer.

Un message de Madjo… Souvenir mémorable des minis concerts à la mairie et au resto !

Aux Armes Citoyens !

Aux armes citoyens ! Et quelles armes… Celles magnifiques de la poésie… Doux combat qui s’engage et qui transcende la scène du Forum, délicat champ de bataille.

Trois poètes maudits, trois monstres de la littérature méditerranéenne, trois hommes persécutés par leurs contemporains, réunis par Arnaud Meunier et la compagnie de la Mauvaise Graine pour livrer la même bataille, contre le repli, la résignation, l’individualisme.

Trois poètes pour nous guider et à l’instar d’eux, croire encore, croire toujours, croire en l’être humain et dépasser nos peurs, nos haines, nos inerties.

C’est à votre tour désormais de poursuivre le combat, armez-vous de votre plus belle plume et envoyez-nous des salves de réactions !