Une fois par an, en juin, l’épreuve de philosophie du baccalauréat est l’occasion de se remémorer ses souvenirs de salles de classe, de radiateurs et de cours de philo.
Une fois par an, c’est aussi l’occasion de réflechir à ces sujets horribles, bizarres, incompréhensibles…
Une fois par an ! Quelle horreur !
Les sociétés civilisées ne deviennent-elles pas des sociétés civiles-usées? se sont pourtant demandé samedi dernier, une quarantaine de nostalgiques pervers !
Certains, dans un excès de zèle type premier de la classe fayot, ont même chipoté avec un Les sociétés civiles-aisées ne deviennent-elles pas des sociétés civiles-usées?
Et voila que la discussion nous amène d’une civilisation dépressive, morose, nihiliste au
rôle du siècle des lumières et de l’universalisme dans la colonisation, sur la possibilité qu’ont les individus à ne pas être que des consommateurs compulsifs, leurs possibilités de se révolter, de respirer, d’aspirer… aspirer à autre chose, à une autre civilisation…
Et nous voilà au Thé Philo comme acte de résistance, de distanciation à soi, au monde, pour penser sur la pensée et sortir de la survie animale, dans une société usée où l’avenir ne serait que le prolongement d’un présent, sans avenir justement.
Ouais, bah ça m’a réconcilié avec la philo tout ça… alors rendez-vous le 10 mars pour un « La femme est l’avenir de l’homme » Et d’ici là poursuivons le débat…
Amis philosophes, à vos claviers !!!
Je vous livre ici la biblio pour le débat du 10 mars 2007 “La femme est l’avenir de l’homme”… Raphaël Serrail
Le thé philo est un acte de résistance, mais il y en a d’autres: apprendre à s’extraire du tapage médiatique et surtout en discuter avec nos enfants, faire des projets d’avenir insolites et les assumer tout en s’appuyant sur les possibilités de survie que nous offre la société…
La misère de ce siècle est l’absence d’avenir nous incitant à l’inertie.