« Des marionnettes, articulées et actionnées par un autre caché… »
Je vous livre ici une partie de l’article proposé dans La Terrasse sur …que nuages… mis en scène par Madeleine Louarn avec les acteurs handicapés de l’atelier Catalyse.
« La parole de Beckett s’épuise dans le décalage manifeste entre ceux qui la véhiculent vaillamment, acteurs différents et indifférents au sens, et ceux qui la reçoivent, spectateurs avertis. Ces âmes errantes et ces ombres égarées malgré elles, incapables de repos, des figures beckettiennes par excellence, ressemblent à des marionnettes, articulées et actionnées par un autre caché qui les ferait jouer – en dépit d’eux. Quel est l’enjeu éthique et esthétique d’un tel spectacle, au-delà de la réussite évidente et conviviale de l’atelier ? »
A discuter ici évidemment…
Plutôt que des « marionnettes », j’ai vu sur scène des figures becketiennes par excellence…
Gens de Séoul est une pièce écrite en « temps réel », le temps du texte est le même que celui de la représentation: l’action a déjà débuté quand le public s’installe dans la salle, le décor se vide quand plus rien ne se passe.
Le vernissage s’annonçait libérateur, les visiteurs, artistes, commissaires d’exposition, tous avide de se laisser porter par le flot de la musique, leur corps hésitant, tatonnant, retrouvant peu à peu, pas à pas, les mouvements, défrichant les sensations, succombant enfin à l’ivresse de la danse.