Archive pour février 2008

Les scènes conventionnées sur le qui-vive

Lire l’article de Diane Galbaud, La Scène – mars 2008


L’ETAT ABANDONNE L’ART ET LA CULTURE. ET VOUS ?

Que vous soyez de Seine-Saint-Denis ou non, si vous souhaitez rejoindre notre action, merci d’envoyer votre soutien à : billetterie@leforumbm.fr ensemblepourlaculture@cg93.fr

Nous sommes acteurs artistiques et culturels du département de la Seine-Saint-Denis, dans la diversité de nos statuts : centres dramatiques nationaux, scène nationale, scènes conventionnées, théâtres de ville, nouveaux territoires de l’art, espaces d’art visuel, cinémas plublics, équipements de musiques actuelles, festivals, compagnies et artistes indépendants.

Nous subissons tous des réductions importantes (pour certains jusqu’à – 80% !) des crédits jusque-là affectés à nos structures par le ministère de la Culture.

Cette réduction concerne particulièrement – ce qui constitue un beau paradoxe en ces temps de « plan pour la banlieue » – tout le domaine habituellement nommé « démocratisation culturelle ». Il s’agit de toutes les actions que nous menons en direction des populations pour rendre possible la rencontre avec l’art dans nos cités.

Il est évident que plus l’oppression sociale est grande, plus les difficultés quotidiennes auxquelles se confrontent les familles limitent l’horizon de vie, plus la possibilité de s’intéresser à l’art, aux œuvres, est improbable. L’exclusion et les discriminations s’en trouvent ainsi renforcées. D’autant plus que certains considèrent que la culture n’est de toute façon pas une priorité, face aux problèmes de logement, de survie économique.

Plutôt que parler d’art, on prône alors une culture au rabais, instrumentalisée dans le meilleur des cas pour la paix sociale, l’occupationnel. Et l’on finit par ne même plus parler de culture, et par répondre à l’immense souffrance qui s’exprime dans nos quartiers par un déploiement de la force sans cesse plus massif.

Pourtant, l’un des principes fondateurs de l’émancipation humaine ne réside-t-il pas justement dans l’effort pris en charge par la société tout entière pour que chacun puisse avoir accès au savoir, aux œuvres des auteurs ? Il s’agit bien sûr de définir ainsi un horizon de responsabilité publique, sans jugement de valeur sur tel ou tel comportement individuel.
Mais à une époque de plus en plus écrasée par l’uniformisation des esprits créée par les industries culturelles, les démarches singulières vers la fréquentation de tel ou tel auteur ne vont pas de soi pour le plus grand nombre.

Il faut en créer les conditions. C’est ce que nous nous acharnons tous à faire, dans la diversité de nos disciplines, de nos approches.

Tous, nous recherchons le contact et le partenariat avec les établissements scolaires, les associations, les centres sociaux, de multiples organismes pour que la population dans sa multiplicité puisse être mise en contact avec le théâtre, la danse, les arts plastiques, la musique et les images non marchandes, la littérature.

Tous, nous savons que sans une politique publique forte, des territoires entiers seront désertés par l’art et la culture, justement ceux où les personnes qui y vivent en sont le plus éloignées.

Ce sont les crédits qui nous permettent de mener ces actions qui se trouvent le plus gravement amputés. Nous ne pouvons pas l’accepter, au nom de l’équité sociale, au nom du développement harmonieux de notre société. Dans ce domaine également, se met en place une mécanique profondément inégalitaire : santé, enseignement, emploi, logement, culture, la logique libérale à l’œuvre va se traduire par des centaines de milliers, voire des millions de citoyens laissés sur le bas côté. Et donc par une société malade.

Pour ce qui nous concerne, nous appelons à un large rassemblement citoyen, à l’établissement de toutes les convergences avec les enseignants, les associations, les acteurs du secteur social, de la politique de la ville, tous les partenaires naturels de nos démarches. Pour la première fois dans l’histoire de la Vème République, non seulement l’Etat n’augmente pas les crédits de la culture, mais il les diminue. Cette baisse pourrait-être fatale à nos activités.

NOUS DEMANDONS :

- le rétablissement par le ministère de la Culture de tous les crédits amputés sur l’exercice en cours, aussi bien pour la création que pour les actions artistiques et culturelles

- la programmation d’un effort significatif dans ces domaines pour les exercices à venir

Premiers signataires :

Armand Gatti, Poète, Nicolas Frize, Compositeur, Olivier Bruhnes, Auteur dramatique, Albane Gelle, Poète, Jeanne Benameur, Ecrivain, Emmanuel Adely, Ecrivain, Anne Luthaud, Ecrivain, Sonia Chiambretto, Ecrivain, Michèle Sigal, Auteur, Catherine Weinzaepflen, Auteur, Jacques Rebotier, Poète, Louise Lambrich, Ecrivain, Henry Deluy, Poète, Olivier Darné, Graphiculteur, Edouard Sautai, Plasticien, Sakina M’Sa, Styliste, Isabelle Rèbre, Cinéaste, Dominique Aru, Cinéaste, LUDO PIN, Chanteur André Lejarre, Photographe Marc Gibert, Photographe, Ralph Louzon, Photographe, Image et création Paris 8, Antonio Gallego, Plasticien Arnaud Meunier, Compagnie de La Mauvaise graine, Mohamed Rouabhi,Compagnie Les Acharnés, Alain Foix, Compagnie quai des arts, D’ de Kabal, Slam Caravane 93, Mathieu Bauer, Compagnie Sentimental Bourreau, Antoine Caubet, Metteur en scène – Théâtre Cazaril, Jean-Raymond Jacob, Oposito Noisy-le-Sec, Vincent Vergone, Compagnie Le praxinoscope, Diane Scott, Metteur en scène, Christian Bourigault, Chorégraphe – Cie de l’Alambic, Marie-José Malis, Metteur en scène Cie La Llévantina, Michel Cerda, Metteur en scène Cie le Vardaman, Serge Ricci, Chorégraphe Cie Mi-octobre, Alban Richard, Chorégraphe, Olivier Renouf, Chorégraphe, Compagnie DCA/Philippe Decouflé, René Chéneaux, Compagnie Kick Théâtre, Victor Gauthier Martin, Compagnie microsystème, Clémence Barbier, Compagnie microsystème, Isabelle Bertola, Théâtre de la Marionnette, Jean Jacques Hocquard, La Parole Errante, Régis Hébette, L’Echangeur/Public Chéri Bagnolet, Gilles Sampieri, Le Colombier, Bagnolet, Jean-François Munnier, Le Colombier, Bagnolet, André Valverde, La Fontaine aux Images, Clichy-sous-Bois, Jean-Louis Méchali, Lutheries Urbaines Bagnolet, Thierry Schaeffer, Les Instants chavirés, Marjorie Nakache et Kamel Ouarti, Studio théâtre de Stains, Cendre Chassanne, Compagnie Barbès35, Montreuil, Philippe Lanton, metteur en scène et comédien, Bernard Bloch, Metteur en scène, Coopérative Artistique de Production (CAP) Montreuil, Compagnie Le Cartel Montreuil, Compagnie Le Réseau (théâtre), Patrick Cahuzac, Inventaire/Invention, Olivier Marboeuf, Khiasma, Les Lilas, Anne-Marie Morice, Synesthésie, Freddy Denaes, l’Œil en cascade, Yvane Chapuis, Les Laboratoires d’Aubervilliers, Joris Lacoste, Les Laboratoires d’Aubervilliers, Fazette Bordage, Mains d’Œuvres, Camille Dumas, Mains d’Oeuvres, Annie Agopian, Maison Populaire Montreuil, Michèle Soulignac Périphérie, Montreuil Frédéric Borgia, Cinémas 93, Boris Spire, Cinéma l’Ecran Saint-Denis, Jacky Evrard, Festival Côté court, Patrice Cahen, Cinéma Louis Daquin, Blanc-Mesnil, Alain Brunel, Président de l’association pour le Forum culturel Blanc-Mesnil, Xavier Croci, Forum de Blanc-Mesnil, Jean-Christophe Boissonnade, Forum de Blanc-Mesnil, Diane Claisse, Forum de Blanc-Mesnil, Monique Luna, Forum de Blanc-Mesnil, Marie Gueret, Forum de Blanc-Mesnil, Aïcha Mokhtari, Forum de Blanc-Mesnil, Emmanuelle Jouan, Théâtre Louis Aragon, Tremblay-en-France, Denis Vemclefs, Espace 1789, Saint-Ouen, Véronique Lescluse, Espace Michel Simon, Noisy-le-Grand, Xavier Lemettre, Banlieues Bleues, Jean-Pierre Le Pavec, Festival de Saint-Denis, Philippe Conrath, Africolor, Anita Mathieu, Les Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis, Dirk Korell, Moov’n Aktion, Yacine Amblard, Moov’n Aktion, Annette Jeannot, Danse Dense, Edgard Garcia, Chroma/Zebrock, Eric Paris, La Cuisine, MAAD 93, Daniel Lefèbvre, Conservatoire à Rayonnement Régional Aubervilliers-La Courneuve, Didier Grojsman, Le CREA, Sylvie Vassalo, Centre de Promotion du Livre et de la Presse Jeunesse, Marie-Luce Gorce, Association des bibliothèques de la Seine-Saint-Denis, Jean-Jacques LARDAT, Association des bibliothèques de la Seine-Saint-Denis, Véronique Soulé, Livres au Trésor, Didier Bezace, Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, Catherine Dan, Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, Patrick Sommier, MC93, Valérie Dardenne, MC93, Gilberte Tsaï, Nouveau Théâtre de Montreuil, Fériel Bakouri,, Nouveau Théâtre de Montreuil, Christophe Rauck , Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis, François Lecour, Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis, Nathalie Pousset, Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis, Jean-Michel Gourden, Citoyenneté Jeunesse en Seine-Saint-Denis, Marc Boissonnade, Fondation 93, Anna Defendini, CCAS EDF GDF, Gérard Mayen, Critique & médiateur culturel, Claudine Valentini, Conseil général 93, Claude Coulbaut, Conseil général 93, Catherine Giraudot, Conseil général 93, Iréne Guillotie, Conseil général 93, Anne Rousseau, Conseil général 93, Isabelle Boulord, Conseil général 93, Catherine Pollet, Conseil général 93, Dominique Bourzeix, Conseil général 93, Morten Salling, Conseil général 93, Emilie Parey, Conseil général 93, Marion Morel, Conseil général 93, Bernard Vasseur, Direction de la culture Blanc-Mesnil, Cécile Cholet, Comédienne, Henri AUSSEIL PALAVAS Clarisse BOUTHIER, et son Equipe du Site la Ville des Gens, Marie Proffit, Artfactories, Didier Leclerc, Photographe, Nathalie Fiala, Public Le Forum, François Boyer, Public Le Forum, Mona Leroux, Public Le Forum, Georges Hassomeris, Poète, Léria Dupuis, Théâtre des Sources, Isabelle Launay, Université Paris 8, Belkhodja Catherine, Magazine Marco Polo Claire Dehove, Artiste et scénographe, Eveline Manna, INSA de Lyon, Cyril Martinez, Bibliothécaire – écrivain, Catherine Hasler, chargée de formation, Eric Vautrin, Université de Caen, Daniel Deshays, Ingénieur du son, Fabienne Aucant, Halles de Schaerbeek, Delphes Desvoivres, Sculpteur, Diego Movilla, Artiste plasticien, Eléonore Saintagnan, Artiste plasticienne, Judith Lavagna, Commissaire d’exposition, Louise Brun, Enseignante en Seine-Saint-Denis, Julia Brodier, Comédienne et auteur, Catherine Bailhache, ACOR, Lydia Gleyses, libraire les Racines du Vent, Stéphane Perraud, collectif Pétahertz, Dominique Chauchat, Association Artaïs – Art Contemporain, Pauline Annoni, Association Française des orchestres, Marie-Cécile Miessner, conservateur BNF, Alison Gallego, comédienne – Quad Productions, Cyril Seguin, paysagiste DPLG, Lou / Thierry Raoul – Villetard, Les Productions du Pentamino de Saint Brieuc, Hélène Martin, Polyvalente du spectacle vivant, Isabelle Labrousse, Comédienne, Serco Aghian, CE Groupe Renault (Yvelines), Jean-Pierre Ozonne, Librairie Folie d’encre Montreuil, François DECK, Plasticien, Céline Bernardo, Association Cent soleils, Stéphane Kahn, Agence du court métrage, Monique Grego, Femme de théâtre, Jacquie Bablet, Photographe, Patrick Pinon, Artiste peintre, Sandrine Roux, Graphiste indépendante, Laurence Mollaret, Magistrat, Elis Wilk-Tatin, Théâtre Romain Rolland, Peggy Genestie, Médiatrice culturelle, Z. Boualem, Chanteur, Sylvie Delhommeau, Théâtre Louis Aragon, Claude Almodovar, Auteur photographe, Compagnie Planétarium : (Vincent Guillaume, Metteur en scène, professeur en Études Théâtrales, Bouchra Hasnaoui, Comédienne, Laetitia Douanne, Comédienne et assistante à la mise en scène, Angélique Gaba, Comédienne, Aurélie Clonrozier, Pianiste, comédienne, Aurélien Labruyère, comédien, Pierre-Yves Boutrand, Régisseur de théâtre), Véronique Sagnard, Chargée de diffusion, Jean-Baptiste Pasquier, Administrateur de production, Fabienne Duszynski, Intervenante dans les cinés-clubs du 93, Laetitia Camps, Chargée de mission Ville de Blanc-Mesnil, Charlotte Audigier, Attachée de production, Clyde Chabot, Metteur en scène compagnie inavouable, Pierre Bachelier, Administrateur, Charlotte Plasse, Chanteuse lyrique…

Avec le soutien de :

Jack Ralite, Sénateur, Hervé Bramy, Président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, Claire Pessin-Garric, Vice-Présidente du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, Daniel Feurtet, Maire de Blanc-Mesnil, Didier Mignot, Maire adjoint à Blanc-Mesnil, Lucien Marest, Maire adjoint à Aubervilliers.

«Lorsqu’elle y réfléchit par la suite, il lui vint à l’esprit qu’elle aurait dû s’en étonner, mais sur le moment, cela lui sembla tout naturel»

Samedi 23 février, À l’occasion du spectacle Alice ou le monde des merveilles de Madeleine Louarn, le Forum et la Médiathèque ont proposé un marathon littéraire et dansant autour d’Alice et du non-sens. Sous la direction du chorégraphe en résidence au Forum Alban Richard, les danseuses de l’ensemble L’Abrupt ont plongé le public de la Médiathèque dans un monde étrange…

Suivant le conseil édicté par la duchesse à Alice : «Occupez-vous du sens, les mots se débrouilleront tout seuls», les écrivains Marie Desplechin et Valérie Sigward ont rivalisé de textes et de propos surréalistes. Les sens des spectateurs, petits et grands, ont été également émoustillés à l’heure du thé par un goûter extravagant. Puis ils se sont épanouis dans la salle Betsy Jolas au cours du quadrille des homards, séquencé par Alban Richard sur des rythmes de Laurent Perrier.

Merci à Yvan Clédat pour les photos.

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Alice, ou le monde des merveilles

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Attention, porte ouverte sur le pays de l’imaginaire ! Cette version de Les aventures d’Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll proposée par Jean-François Auguste, Madeleine Louarn et les interprètes, acteurs handicapés de l’atelier Catalyse (déjà accueillis l’an passé au Forum avec Que Nuage, une belle proposition sur Beckett), apportent aux personnages une touche irréelle et fragile qui convient bien au parcours initiatique de cette jeune fille confrontée au monde des adultes. Pour le spectateur, c’est une expérience rare et singulière qui le fait s’interroger sur le regard porté sur le handicap. Et au delà, il s’agit d’un beau moment de théâtre et de rêve à partager en famille.Très beau travail !

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Toujours aussi attachants les comédiens de l’atelier Catalyse…

Bravo à tous pour ce travail formidable qui nous permet de partager un beau moment, hors du réel !…

Manu Dibango

manu-dibango1.jpg Faites entrer les artistes !
Le public l’avait choisi la saison passé, et il ne l’a pas regretté !! Accompagné du Maraboutik Big Band, le parrain de la musique world a fait halte à Blanc-Mesnil pour une soirée de pur bonheur ! A plus de 70 ans, et toujours aussi en avance sur son époque, il reste un artiste infiniment respectable dont on n’a pas fini de découvrir le génie qu’il apporte à la musique. (merci à Michel Monteils pour ses jolies photos).

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Hommage émouvant à Sidney Bechet, Ray Charles et Henri Salvador. On en redemande !!!

L’envers du décor…

jlf02.jpgA l’affiche au Forum les 8 et 9 février, Homme pour homme, de Bertolt Brecht, mise en scène Emmanuel Demarcy-Mota pose la question de la transformation de l’homme. Que reste-t-il d’un homme si on lui enlève son métier, ses papiers, son nom ? Dans une mise en scène quasi cinématographique, Emmanuel Demarcy-Mota s’empare du théâtre comme lieu de toutes les métamorphoses, et ce, grâce à une troupe d’acteurs remarquables (13 comédiens), une scénographie fluide et des lumières contrastées (avec l’univers plastique de Yves Collet qui a créé un monde blanc et noir aux formes changeantes), un travail du son précis (Jefferson Lembeye et Walter N’Guyen), et un décor pour le moins gigantesque : 4 wagons, 2 Pagodes, 1 palanquin, 7 bambous, 2 tentes, 1 bar, 4 tonneaux, des tables, un fauteuil, lits de camp, un chariot roulant et de nombreux accessoires constituaient l’ensemble du décor :

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Côté technique, pour le montage d’un tel spectacle, il faut compter quatre jours de travail. La première journée est consacrée au pré-montage : préparation de la salle pour recevoir le décor ainsi que les dispositifs de machinerie associés (8h de travail). Le deuxième jour, c’est le montage qui débute : déchargement du camion de décor, installation du dit décor, des dispositifs de machinerie (ce qui permet à certains éléments de « bouger » pendant le spectacle) et de la lumière (185 projecteurs). C’est une journée de 12h de travail. Le troisième jour est consacré à finaliser le dispositif technique dans son ensemble (balance son, réglages et conduite lumières, finitions décors) et donne lieu à un premier raccord avec les comédiens (nouvelle journée de 12h). Le quatrième jour, c’est la mise en place finale du spectacle. Une conduite technique est effectuée le matin et un filage l’après-midi. La conduite permet aux techniciens-régisseurs d’effectuer une répétition en temps réel et donc leurs derniers réglages son, lumières et machinerie, le filage est aussi une répétition en temps réel qui réunit toutes les équipes : les comédiens sont donc en costumes et maquillés et tous les régisseurs à leur poste sous la direction du metteur en scène. Cette dernière journée de montage aura mobilisée toute l’équipe durant 8h avant la première représentation, le soir même.
Au total, c’est une vingtaine de personnes (15 personnes forum + 5 personnes de la compagnie de théâtre) qui auront été nécessaires, tous les jours, pour assurer la mise en œuvre et le bon déroulement de ce spectacle, dans le respect des règles de sécurité spécifiques au théâtre.
Bien évidemment, après la dernière représentation, le travail n’est pas terminé. Il faut démonter ! Ce démontage mobilisera à nouveau une vingtaine de personnes jusque très tard dans la nuit…
Au Forum, il y a toujours beaucoup de travail pour nos équipes techniques : rien que sur l’année 2007, c’est plus de 73 spectacles (dont 161 représentations), 43 autres manifestations (thé philo, conférences, débats, rencontres, festival amateurs) et 4 expositions. Sans oublier les manifestations extérieures accueillies (forum des associations, journée de la femme, conseils municipaux, etc..) au nombre de 15 pour 2007. N’oublions pas que sans eux, rien de tout cela ne pourrait exister….

Ludo Pin « J’aime sortir des conventions »

Ludo Pin est en résidence au Blanc-Mesnil. Avec une touche de surréalisme dans ses textes et de l’engagement sous sa légèreté poétique.

posterbasse-def.jpg «Etre musicien c’est aussi être militant.» Sous ses airs d’étudiant rêveur, Ludo Pin cache un passionné de musique convaincu que cet art constitue une ouverture indispensable. Et agit. Il débute sa résidence au Blanc-Mesnil synonyme de 75 heures d’action culturelle, s’occupe de sensibilisation musicale en milieu scolaire, s’apprête à sortir un album qu’il présentera sur la scène du Forum (*), dans le cadre du Festival de la voix. Ouvrir les écoutilles, les siennes et celles des autres, comme récemment lorsqu’il a donné un mini-concert pour un groupe d’habitants du quartier Eiffel. «J’aime confronter mon répertoire à des publics inattendus, sortir des conventions. Artistes et public se relâchent. J’espère qu’ils auront du coup envie de venir me voir au Forum.» A la maison du rugby, temple de la troisième mi-temps, il a plaqué quelques accords avant de palabrer sur son répertoire et ses chansons. «J’en ai découvert une autre facette», tel le ballon de rugby à l’improbable rebond. De ses chansons mêlées de hip-hop et d’électro, ils remarqueront les paroles, évoquant Prévert et Brel. Il y a référence moins flatteuse. Des textes à sens multiples, un regard sur la vie à 20 ou 30 ans, avec une touche de surréalisme. Ne pas forcément chercher à comprendre, juste se laisser déborder par les sonorités. Sorties du cerveau de Ludo qui ne peut imaginer musique et paroles que surgies du même tube. Tels les petits échantillons de peinture que l’artiste dispose et mêle sur sa palette. Impressionniste, le Ludo peintre ! Sa légèreté poétique est le maquillage qui cache son engagement. Peintures de guerre symboliques tracées sur ses joues saillantes pour relever le défi de la lutte. «Nous sommes confrontés aux majors qui raflent tous les labels indépendants. On risque de ne se retrouver qu’avec Star Ac’. Nos actions doivent ouvrir les œillères des jeunes et moins jeunes. Pour que les artistes aient encore le culot de prendre le risque de l’originalité», intervient Ludo Pin. Il a donc «accepté tout de suite», la proposition de résidence au Blanc-Mesnil. «Elle m’offre un cadre de travail pour préparer mes futurs concerts, auxquels j’aimerais donner plus d’envergure que par le passé», explique-t-il. Futurs concerts, mises en vie scéniques de son premier album dont la sortie est prévue au début du printemps. «Je serai à présent accompagné par un bassiste et un batteur (également adepte des claviers et des boîtes à rythmes), je vais aussi travailler les projections, les lumières et les décors», imagine Ludo. Comme le veut la tradition, cette résidence comprend des actions et des ateliers à destination des habitants du Blanc-Mesnil, ainsi qu’un travail avec différentes structures de la ville, ou avec Alban Richard, chorégraphe lui aussi en résidence. Le résultat sera visible salle Barbara en février. Qu’il connaît pour y avoir fait la première partie l’an passé de son comparse Ignatus. Ce décomplexeur de la chanson française a travaillé sur son album, teintant de quelques coups de pinceau les morceaux de Ludo. Ignatus devrait donc hanter, comme une ombre bienfaisante, la résidence de son protégé.

Stéphane Legras (mensuel n°107 janvier)

(*) avec Arlt en première partie, duo dont la voix de la chanteuse rappelle Barbara Carlotti pour des chansons intimistes.

Avec elle, avec lui : une aventure inédite

tract-avec-elle-avec-luirec.jpgL’aventure inédite d’une classe de quatrième du collège Rosa Luxemburg à Aubervilliers. Au départ, dans le cadre d’un projet pédagogique sur le thème de la mixité, les élèves ont répondu à la demande de leur professeur Anthony Rougier, choisir une personne du sexe opposé, poser pour la photo en expliquant brièvement les raisons de leur choix. Le résultat est une exposition de 40 photos qui a fait événement lors de la présentation à la presse en novembre 2007 du livre qui lui est consacré, et qui éclaire une réalité quotidienne bien loin des clichés et des idées reçues.

Critique : Rouge, noir, jaune au Blanc-Mesnil
LE MONDE | 07.02.08 | 15h57

Un livre de photos contre les discriminations, préfacé par le footballeur Lilian Thuram, et maintenant une exposition accueillie par le Forum du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) qui fera un tour de France dans le cadre de l’Année européenne du dialogue interculturel, Antony Rougier n’en revient toujours pas. Il y a deux ans, ce professeur d’histoire-géographie du collège Rosa-Luxemburg, à Aubervilliers, était à mille lieues d’imaginer que son projet pédagogique connaîtrait un tel développement, encore moins une telle notoriété…

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“Les liens du cœur” sont parfois plus forts que “les liens du sang”…

Un grand merci de nous avoir accueillis pour cette superbe exposition, pleine de chaleur…

…j’ai été très émue par ces photos…

Une bonne idée, au départ, des résultats super…