Archive pour mars 2008

La pluie

L’univers de Boudjedra est respecté, bravo pour la rencontre des deux mondes pour des interrogations universelles.

Bravo et merci, continuez à nous offrir de si beaux spectacles.

Un spectacle magnifique, j’adore « la pluie » fort belle et douce…

Ma femme a tenu absolument à venir voir ce spectacle qu’elle va vanter ce soir même en téléphonant à Alger !…

Texte magnifique servi par une mise en scène et des actrices intéressantes…

disperse

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diperse chorégraphie d’Alban Richard (résidence) présenté au Forum les 14 et 15 mars.

Les participants du parcours écriture nous ont gentiment confiés les textes qu’ils ont écrits après avoir vu le spectacle :

« Exercice sans style
Danse sans style

Son du sang dans les artères
vagues sonores, vent hurlant, bourdonnement, battement
coeur, poumons, doigts qui bat le rappel…

L’écran s’illumine, la conscience survole le carreau lumineux
Surveille le pavé- une pensée apparaît, le fragment filant disparaît

Effort de concentration, de remémoration
De Reconstruction
A partir d’idéogrammes, des phonèmes, icônes, signes, étincelles, parcelles
Toutes petites, toutes seules
Ces fragments qui se croisent sans se toucher, qui s’entrelacent sans tissage
Empêchés de danser en rond, de valser même.
Voués à la hip-hop
Ils tâchent à s’accrocher, mais…

Ma machine qui les anime, les étouffe -
C’est payé, dispersé, balayé, pas oublié,
Le noir est une salle d’attente.

Exercice sans sens, danse sans style,
Dans un autre univers, le téléporteur du capitaine Kirk est déréglé, et mon fils
se cache dans le garage pour se filmer
en dansant la techtonique. »

Peter MORRISS

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« Texte animé » inspiré de disperse. A titre d’information, les lignes en anglais et allemand viennent de Rilke et d’Hamlet.

Peter MORRISS

DISPERSE
Des corps sortent de l’ombre, forment des arcs de cercle dans la lumière et disparaissent promptement dans l’ombre pour réapparaître à nouveau.

Certains s’arrêtent, se déforment comme pour se liquéfier, s’étalent, palpitent au rythme du battement de cœur, ou d’un paysage qui défilent à toute allure ou encore d’une machine qui broie le métal.

Ils se reforment, repartent, se croisent, prennent de la vitesse pour s’interrompre à nouveau.

Les corps s’attirent, se repoussent sans jamais entrer en contact les uns avec les autres et pourtant, parfois, ils s’assemblent pour suivre une même direction, puis se séparent, se dispersent.

A nouveau les corps quittent la lumière pour rejoindre l’ombre, réapparaissent, disparaissent par petits groupes, reformant les mêmes figures qu’au début du spectacle.

Je me suis laissée portée par le rythme de la vie cellulaire. La chorégraphie était d’une justesse extraordinaire et la musique très adaptée.

M. J. L

Autonomie en chantier « Finie l’angoisse du demandeur d’emploi »

2626_autonomie33.jpgLeurs aspirations sont aussi diverses que leurs parcours professionnels. Ils participent à un atelier-théâtre proposé par la compagnie microsystème pour acquérir l’aisance du contact et décrocher l’emploi dont ils rêvent.

Faire du théâtre pour décrocher un emploi… A première vue, le rapport semble paradoxal… Cependant, quel candidat à un poste, lors de son entretien d’embauche, n’a pas senti ses mains transpirer, son cœur palpiter, sa respiration s’accélérer… sans parler de l’angoisse qui noue la gorge au point de le rendre muet… Le trac du demandeur d’emploi ressemble à celui du comédien qui s’apprête à monter sur scène pour jouer un rôle et déclamer son texte… En partant de ce constat, la compagnie microsystème, en résidence au Forum, a bâti son projet d’atelier intitulé «Autonomie en chantier», en partenariat avec la Mire, le Plie (1) et la régie des quartiers du Blanc-Mesnil, et l’Union européenne, via le FSE (2). «Pour s’exprimer sur scène, il faut arriver à franchir diverses barrières, celle de la langue, qu’elle soit écrite ou parlée, et celle du corps, pour savoir évoluer dans l’espace», témoigne Victor Gauthier-Martin, le directeur artistique de la compagnie. «Il faut également apprendre à raconter et à montrer au public, la vie des autres et la sienne… Le théâtre, c’est avant tout une représentation de la réalité sur scène.»
Depuis deux mois, une douzaine de Blanc-Mesnilois ont mis en scènes avec les comédiens de microsystème un spectacle-réalité, qu’ils présentent en public le 8 mars dans la salle Barbara. Venus d’horizons divers, ils ont en commun leur jeunesse et la volonté de trouver un emploi malgré les obstacles, rencontrés dans leur vie de tous les jours. Les uns ont quitté l’école trop tôt ; les autres ont fui un pays en guerre. Certains sont nés et ont toujours vécu au Blanc-Mesnil. D’aucuns ont vu le jour ailleurs mais ont choisi d’habiter et de fonder une famille ici. Leurs aspirations sont aussi variées que leurs parcours ou leurs profils professionnels. Il y a là une styliste décoratrice et costumière qui travaille comme petite main en free-lance pour de grandes marques parisiennes, en espérant un CDI. Un as de la mécanique qui vit de petits boulots en rêvant de monter son propre garage. Une jeune mariée titulaire d’un master d’anglais, mais avec des lacunes en français, souhaite devenir professeur de collège ou de lycée. Un jardinier, qui a interrompu ses études après son bac professionnel de gestion, aimerait poursuivre une formation dans la comptabilité…
«Notre propos n’est pas de leur trouver du boulot, d’ailleurs certains en ont déjà un, mais plutôt de leur donner des outils pour être autonomes en les accompagnant dans leur expression orale, écrite et corporelle», explique Victor Gauthier-Martin. Ainsi selon la méthode mise au point par la compagnie microsystème, l’autonomie se gagne en allant à la rencontre de la personne dont on rêve de faire le métier, de l’interviewer sur son expérience et sa vie professionnelles puis d’en rendre compte à l’oral devant tout le groupe réuni au studio Langevin. Chacun ensuite relate ce qu’il a retenu de l’histoire racontée, tandis que Victor et ses comédiens se chargent de retranscrire l’entretien par écrit. La fois suivante, place à la lecture des textes par les comédiens chevronnés de la compagnie devant tout le groupe. Puis c’est au tour de l’intervieweur-acteur-amateur de travailler sur son texte, d’en relever les passages intéressants qui seront mis en scène au final, sous la forme d’un monologue, d’un dialogue ou d’une représentation plus théâtrale. «Apprendre un texte par cœur est déjà un bon exercice de mémoire, affirme Victor Gauthier-Martin mais pouvoir prendre la parole pendant dix à quinze minutes devant un public, pour le dire et le jouer, c’est super fort !» Un bon atout en tout cas pour maîtriser son trac et garder son sang-froid lors d’un entretien d’embauche.

Nadia De Almeida (Mensuel de mars 2008)

(1) Mire : Mission intercommunale Blanc-Mesnil-Bobigny-Drancy réunies pour l’emploi. Plie : plan d’insertion pour l’emploi.
(2) Fonds social européen qui finance à 100 % l’atelier.

photo © Sylvain Duffard
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Une douzaine de Blanc-Mesnilois ont mis en scènes avec les comédiens de microsystème un spectacle-réalité, qu’ils présentent en public le 8 mars au Forum à 16h.

Je trouve le projet génial d’autant que je travaille sur un dispositif aidant les demandeurs d’emploi à retrouver du travail…

Les nouvelles de nos amis en vadrouille de par le vaste monde

15673_36498.jpgDes nouvelles de la compagnie de Philippe Quesne, le Vivarium Studio (en résidence au Forum en 2006 et 2007), actuellement en Islande : cliquez sur l’onglet Innlent puis sur la vidéo :  http://www.mbl.is/mm/frettir/sjonvarp/?fl=0;media_id=15673;play=1