disperse

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diperse chorégraphie d’Alban Richard (résidence) présenté au Forum les 14 et 15 mars.

Les participants du parcours écriture nous ont gentiment confiés les textes qu’ils ont écrits après avoir vu le spectacle :

« Exercice sans style
Danse sans style

Son du sang dans les artères
vagues sonores, vent hurlant, bourdonnement, battement
coeur, poumons, doigts qui bat le rappel…

L’écran s’illumine, la conscience survole le carreau lumineux
Surveille le pavé- une pensée apparaît, le fragment filant disparaît

Effort de concentration, de remémoration
De Reconstruction
A partir d’idéogrammes, des phonèmes, icônes, signes, étincelles, parcelles
Toutes petites, toutes seules
Ces fragments qui se croisent sans se toucher, qui s’entrelacent sans tissage
Empêchés de danser en rond, de valser même.
Voués à la hip-hop
Ils tâchent à s’accrocher, mais…

Ma machine qui les anime, les étouffe -
C’est payé, dispersé, balayé, pas oublié,
Le noir est une salle d’attente.

Exercice sans sens, danse sans style,
Dans un autre univers, le téléporteur du capitaine Kirk est déréglé, et mon fils
se cache dans le garage pour se filmer
en dansant la techtonique. »

Peter MORRISS

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« Texte animé » inspiré de disperse. A titre d’information, les lignes en anglais et allemand viennent de Rilke et d’Hamlet.

Peter MORRISS

DISPERSE
Des corps sortent de l’ombre, forment des arcs de cercle dans la lumière et disparaissent promptement dans l’ombre pour réapparaître à nouveau.

Certains s’arrêtent, se déforment comme pour se liquéfier, s’étalent, palpitent au rythme du battement de cœur, ou d’un paysage qui défilent à toute allure ou encore d’une machine qui broie le métal.

Ils se reforment, repartent, se croisent, prennent de la vitesse pour s’interrompre à nouveau.

Les corps s’attirent, se repoussent sans jamais entrer en contact les uns avec les autres et pourtant, parfois, ils s’assemblent pour suivre une même direction, puis se séparent, se dispersent.

A nouveau les corps quittent la lumière pour rejoindre l’ombre, réapparaissent, disparaissent par petits groupes, reformant les mêmes figures qu’au début du spectacle.

Je me suis laissée portée par le rythme de la vie cellulaire. La chorégraphie était d’une justesse extraordinaire et la musique très adaptée.

M. J. L

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