Archive pour octobre 2008

Initiation aux grands textes de la philosophie


images : Dominique Philiponska, octobre 2008

18h30, lundi 13 octobre, début de la première lecture initiation aux grands textes de la philosophie: l’allégorie de la caverne, tirée du livre 7 de la République de Platon.
Une petite cinquantaine de personnes constituent le public attentif de cette première, installées dans le nouvel espace de réunion et de débat ouvert au Forum depuis le début de la saison. Rien d’un cour magistral, mais tout d’une réunion de passionnés, où sans chichi ni frou frou tout le monde se retrouve côte à côte, unis dans la même envie de se mesurer, pour la première fois, ou une nouvelle fois, à ce monument de la pensée universelle.
Bernard Vasseur conduit avec brio cette séance, à la fois dans la pédagogie, l’humour, la complicité.
Un principe de base : aborder et traiter le texte dans ce qu’il nous dit par rapport à notre quotidien. La salle est régulièrement mise à contribution, chacun est conduit, s’il le souhaite, à apporter sa pierre à l’édifice commun. Comment constituer, en collectif, un moment d’intelligence partagée, comment se confronter, ensemble, à l’énigme que constitue parfois ce texte d’un penseur de l’Antiquité ?
Dans l’assistance, le plus jeune doit être un adolescent d’une quinzaine d’années, tandis que des anciens pas loin de leur quatre vingt printemps, ou automnes, étant donné la saison, ne sont pas les derniers à donner leur point de vue…
Une grande diversité, donc. Et cela fonctionne: on ne se retrouve jamais dans une situation type « café du commerce », mais toujours dans ce moment de convivialité rigoureuse, où si chacun peut s’exprimer, ce n’est pas dans la cacophonie.
Au bout de près de deux petites heures, que personne n’a vu passer, tant elles ont été agréables et denses, un verre partagé permet d’échanger les dernières réflexions, les derniers avis.
Et l’essentiel a été transmis : la réalité ne se résume pas à ce qu’il nous est donné d’en voir, et pour ne pas être un animal, l’homme doit apprendre. Il doit oser « sortir de la caverne », cette caverne qui n’est peut-être autre que lui même. Platon nous parle-t-il en fait d’un voyage intérieur ?
Rendez-vous le lundi 24 novembre pour un nouvel épisode de cette grande saga de la pensée en partage, avec « quelques grands mythes : Prométhée, Œdipe, Sisyphe »

Calendrier

Thé Philo

Samedi 11 octobre, c’était la rentrée du thé-philo ! Les nostalgiques des années lycée se sont réunis dans le salon marocain pour commencer la saison sous le signe de la philosophie. Au programme de cette première journée, un thème choisi en juin dernier : « écologie et ontologie ».

Bon, ressortons donc nos théières et surtout… Nos dictionnaires. Ontologie… du grec ontos, (oντος pour les intimes) « ce qui est » et logos (λόγος), « discours », « étude »… Étude de l’être en tant qu’être… Voilà qui éclaire un peu nos lanternes.

Tiens, et si l’on jetait un coup d’œil à la définition d’écologie tant qu’à faire. Alors… du grec oïkos (οἷκος), « maison » et logos, celui-ci on le connaît déjà. 1. Science qui étudie les conditions d’existence d’un être vivant et les rapports qu’il s’établissent entre cet être et son environnement. – 2. Protection de la nature, de l’environnement.

Nos cerveaux revitalisés, nous voilà partis pour un débat sans limite. Beaucoup de questions posées, peu de réponses trouvées, mais comme toujours ces interrogations ont mené à des réflexions passionnantes. La technique va-elle à l’encontre de la nature ? Y a-t-il eu à un moment donné une rupture de « contrat » entre la technique et la nature ? L’être en tant qu’individu peut-il se confronter à l’écologie ou doit-elle être modérée par la société toute entière ? Sommes-nous coupables de ce que l’on nomme la « crise écologique » ou est-ce dans l’ordre « naturel » des choses ? Subirons-nous un châtiment ? Ce dernier est-il déjà en route ?…

Tout cela en se basant sur des éléments concrets. Par exemple, anecdote intéressante : la dérive des ours polaires vers l’Islande. La fonte de la banquise entraînée par le réchauffement de la planète fait que celle-ci se brise en icebergs sur lesquels ces animaux se retrouvent parfois coincés. Ils entament alors un long voyage sur leur radeau glacé et s’échouent sur les côtes islandaises… où ils ne sont pas désirés : résultat, deux ours ont déjà été abattus cette année par les autorités, décision contestable car cette espèce est déjà en voie de disparition… Une histoire qui fait froid dans le dos, mais qui pose également la question de l’évolution : n’est-il pas normal que certaines espèces s’éteignent pour laisser la place à d’autres ?

Si tout cela vous inspire, n’hésitez pas à enrichir ce débat en laissant vos commentaires.

Et pour préparer le prochain thé philo, penchez-vous donc sur cette question : la philosophie a-t-elle encore sa place dans un monde hypermédiatisé ? Rendez-vous le 15 décembre pour échanger vos idées…

Si j’avais un marteau… #1

… reconstruirais-je ma ville, la détruirais-je ? Non, je fabriquerais une pièce de théâtre pour raconter cette ville qui est la mienne, depuis toujours ou depuis peu, pour longtemps ou pour un an. Ville de transit, ville de travail, ville idéale ou ville natale… Ville de vies.

Vendredi, c’était déjà la troisième fois que se réunissaient les participants à l’atelier de création théâtrale de Victor Gauthier-Martin, autour d’un thème : la ville de Blanc-Mesnil. Sans tabou, des hommes et femmes de différentes générations et origines sociales ont partagé leurs souvenirs sur cette ville : un lieu, un parcours, une image qui restera à jamais gravé dans leur mémoire… Moments tragiques ou comiques. Ils ont conté leur amour pour la végétation omniprésente ou leur dégoût du béton envahissant. A travers leurs paroles, on a pu sentir toute la richesse de cette ville. Et ce n’est pas fini…

Cet atelier, proposé par la compagnie microsystème, se prolongera jusqu’au mois de janvier. Il se conclura par une représentation théâtrale permettant à tous, blanc-mesnilois ou non, de découvrir ou redécouvrir cette ville grâce à de véritables témoignages. Un concentré d’émotions…

Le groupe au travail

Le groupe au travail

–> la suite des aventures de l’atelier, c’est ici

Impressionnantes impressions

En ce mercredi après-midi, un grand rêveur a transformé l’auditorium en terrain d’écriture. Écriture avec des mots mais sans stylo. A partir d’une curieuse table, 24 enfants des Centres de Loisir République et Jules Guesde ont fait confiance à leurs sens pour créer des histoires abracadabrantes.

Face à une grande image en ombre chinoise, ces petites têtes débordant d’imagination ont donné leurs impressions : je vois, je vois…

Une feuille, des plantes, une fenêtre sans rideaux, un lapin, de l’herbe, un râteau, un truc comme ça là, avec des… un aspirateur !

Puis ils sont partis à la découverte de ce qui se cachait derrière ce grand rideau blanc : une table remplie de mille babioles, toutes autant de trésors…

Plantes à plumes, lampe magique, monsieur en costume, tigre à pois blancs et autres bizarreries…

De tous ces mots sont nées deux histoires… peut-être un peu bizarres, mais bien loin du cauchemar. Celle d’un enfant dans une boule à neige sans rideaux, et celle d’une girafe et d’un monsieur buvant le thé avec un oiseau…

En ce mercredi après-midi, la curiosité fut un très joli défaut…

L’artiste à l’origine de cette rencontre, Johnny Lebigot, est le créateur de La Table3, « une installation végétale mise en jeux, en lumières, mouvements, sons et textes » que vous pourrez découvrir vendredi 10 et samedi 11 octobre à 20h30.

Temps Danse d’Automne

Concert apéro, samedi 18 octobre

Voir la page sur le site du Forum

images : Dominique Philiponska, octobre 2008

Vos commentaires

sur les spectacles du festival Temps Danse d’Automne :

1er week-end : vendredi 3 et samedi 4 octobre : Abattoir et Chevaliers sans armure

Abattoir : Ce spectacle était très intéressant,…
Chevaliers sans armure : La première partie, c’est 150% d’inventivité…

2ème week-end : vendredi 10 et samedi 11 octobre : La Table3 et Je n’ai pas voulu mourir

La Table3 : …je suis scandalisée par autant d’inconsistance…
Je n’ai pas voulu mourir : Quel bonheur tant de douceur… / …La bande-son est splendissime…

3ème week-end : vendredi 17 et samedi 18 octobre : Aboli Bibelot… Rebondi, Boléro deux, Lointain, Luisance

« Une soirée merveilleuse… »

jeudi 23 et vendredi 24 octobre : Duelles et Idiot cherche village

« Singulier, donc… »