Si j’avais un marteau… suite et fin
L’estomac qui se noue, les jambes en coton, les mains qui tremblent… Voici en résumé l’état dans lequel se trouvaient les apprentis comédiens avant la représentation de Si j’avais un marteau…
Samedi 17 janvier, 15h : après une aventure de plus de trois mois, le moment tant attendu – ou redouté – est arrivé : le passage à la scène, devant un public… En coulisses, on se concentre, on répète une dernière fois son texte… Et, enfin, c’est l’entrée en scène.
Devant les yeux du public à peine installé défilent des images du Blanc-Mesnil, sur fond de commentaire historique et personnel de Roger, résident du foyer Maria Valtat. Puis, sur scène, discussions, témoignages et anecdotes s’enchaînent. Silencieux, captivés, on sourit secrètement aux souvenirs d’école buissonnière, on est ému à l’évocation des épisodes difficiles, on rit lorsque Roger nous raconte comment il « culbutait » ses nombreuses cavalières de tango argentin…
Sur scène comme dans le public, ce fut un moment émotionnel intense, dont témoigne le silence qui régnait dans la salle. On peut dire que microsystème a réussi son pari, par la poésie de la mise en scène et en voix des paroles des participants, qui a touché tous les spectateurs.
© Séverine Gast
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Tags: intergénérationnel, microsystème



23 janvier 2009 à 11:42
Et oui, cette aventure est terminée! Il est vrai, quel que soit l’âge des artistes amateurs, nous avions tous l’estomac noué. Une pression de vouloir « …donner le meilleur de nous-mêmes… » dans cette fabuleuse expérience où pour la majorité nous montions sur scène pour la première fois. Chacun surmontait sa peur à sa manière (en répétant ses répliques, en écoutant de la musique, en s’isolant pour se retrouver soi-même…).
Une semaine après la représentation, nous ressentons un manque, …de se retrouver, de répéter,…
Ce projet a vraiment créé du lien entre générations, professionnels.
Nous nous attendions pas à remplir la salle. Quelle émotion à la fin de la représentation, ces applaudissements… Victor (metteur en scène) nous a fait confiance et je pense que nous lui avons bien rendu. Merci.