Influences & Roi Lear 4/87
En novembre au Forum, un seul mot d’ordre : faire le plein de théâtre !
Du 19 au 28 novembre, deux spectacles se succèdent, se répondent, se complètent : Influences de Thierry Collet et Roi Lear 4/87 d’Antoine Caubet. Le premier met en scène des expériences singulières de magie mentale, le second s’attaque au texte shakespearien en se débarrassant des conventions théâtrales. Tous deux posent la problématique de la manipulation, s’opposent aux idées reçues et proposent d’expérimenter la relation acteur/spectateur.
Ces deux créations originales sont à voir l’une à la suite de l’autre les jeudis 19, 26 et samedis 21 et 28 novembre (1er spectacle à 19h et le second 20h30).
Autour de ces spectacles, le Forum propose des rencontres et répétitions publiques. Afin de multiplier les échanges et discussions avec les équipes artistiques, un dîner-spectacle est également organisé le vendredi 20 novembre à 19h.
A découvrir : les vidéos de présentation des spectacles Influences et Roi Lear 4/87 et un retour en images sur le premier dîner-spectacle de la saison !
26 novembre 2009 à 12:43
Roi Lear 4/87
Le verbe shakespearien, même en Français passe toujours comme un langage universel. J’avais, pour ma part, vu trois ou peut-être quatre Roi Lear auparavant et la trame de la pièce m’était connue.
Les 3 personnes qui m’accompagnaient en étaient à la découverte de cette pièce. Pour l’une, larguée dès le début, la magie n’a pas opéré et le temps lui parut long.
Les 3 autres (moi compris) sont entrés dans le jeu.. » et Shakespeare a fait le reste » aurait chanté Brassens,imité dans la pièce (sans la moustache). Mais rendre W.S. de façon aussi épurée, n’est-ce pas un jeu trop intellectuel ? N’est-ce pas pour quelques happy few, nonobstant le jeu des acteurs, leur force, leur cohésion, leurs efforts? Auriez-vous –petite concession à l’art théâtral que vous jugerez peut-être complaisance coupable– usé d’un attribut, d’un accessoire, oh, d’un seul par personnage : une couronne cabossée pour le roi, un demi-diadème par princesse, une marotte pour le fou…vous le passant quand vous jouiez le rôle de l’autre…que les spectateurs auraient eu quelques points de repère, utiles quand le fil est perdu…
Vous m’avez fait songer, dans un autre domaine artistique, à l’Arte Povera…et ce n’est pas le courant pictural que je préfère…
Mais merci tout de même, pour cette qualité de jeu, ce beau rendu de la lucidité shakespearienne. J’irai voir vos prochains projets !
5 décembre 2009 à 12:57
Roi Lear 4/87
Franchement Génial ! La mise en scène m’a permis de me sentir au cœur de l’action : Le spectateur est accueilli et placé sur scène par les 4 acteurs qui sont habillés de manière contemporaine. Ces derniers se placent parmi le public. Après un court préambule, la pièce commence et l’implication du spectateur est immédiate, accentuée par la lecture de courtes répliques par des spectateurs.
Les acteurs s’échangent (se passent) les rôles, c’est assez ludique d’observer ces échanges et un peu perturbant parfois…on garde donc une certaine concentration pour ne pas perdre le fil. L’effet est intensifié par l’absence de costumes… tout est dans le jeu des acteurs.
Bravo !