Le titre, emprunté à l’édito de saison de Xavier Croci, directeur du Forum, définit Ami-chemin, nouveau partenariat reliant le Forum, l’Espace Jacques Prévert d’Aulnay-sous-Bois et le Théâtre Louis Aragon de Tremblay-en-France. L’idée est simple : chaque structure propose trois spectacles qui seront intégrés dans l’offre des deux autres, à destination de spectateurs fidèles et à tarif réduit.
Première mise en pratique au mois de novembre en direction de l’Espace Jacques Prévert. Bilan plus que positif concernant le groupe de spectateurs du Forum qui, dans la convivialité et accompagné d’un membre de l’équipe, s’est rendu à Aulnay-sous-Bois pour y découvrir Le Cirque invisible de Victoria Chaplin et James Thiérrée. Des spectateurs aulnaysiens et tremblaysiens s’achemineront à leur tour au fil de la saison vers le Forum. Cette initiative naît d’une volonté commune qui permet, selon Xavier Croci, « d’élargir la palette de nos programmations respectives. Nous voulons ainsi montrer que, face aux inconnues à venir, nous pouvons sur un territoire trouver des complémentarités, des complicités. »
Dans le cadre d’Ami-chemin, deux spectacles de cirque sont à noter au cours du mois de janvier : Les clowns le samedi 8 à Tremblay et Rain le dimanche 30 à Aulnay-sous-Bois (dans la limite des places disponibles).
Pour s’aventurer ensemble sur ces chemins de traverse, n’hésitez pas à nous contacter au 01 48 14 22 00 !
La programmation hors-les-murs du Forum poursuit son bonhomme de chemin, là où le vent porte ces brèves formes théâtrales itinérantes.
À l’ordre du jour figure un texte, Mary’s à minuit, écrit par Serge Valletti, auteur prolifique au verbe aussi cynique qu’enjoué. Maryse, puisque c’est d’elle dont il s’agit, raconte sa solitude et ses attentes dans un monologue touchant, tissé d’ellipses et de maladresses amusantes. Le spectateur, complice de ces confidences, découvre un personnage complexe et attachant, qui dévoile les turpitudes de son existence durant une trentaine de minutes. Suffisant pour que chacun, ou presque, y perçoive un écho personnel.
Mise en scène et interprétée par Dominique Léandri, – sur une invitation de Michel Cerda, metteur en scène en résidence- Mary’s à minuit est une pièce habituée à voyager, qui s’installe volontiers ailleurs qu’entre les murs d’un théâtre. Une chaise, un pot de fleur, un vieux disque de tango et le tour de passe-passe de Maryse est joué… Nul doute que la magie opère à chaque fois !
EN IMAGES : extraits de la représentation en appartement chez l’un de nos spectateurs
images Audrey Meyer
Retrouvez Mary’s à minuit MERCREDI 7 JANVIER À 14H au Forum
Le théâtre en appartement, ça vous tente ?
Si vous souhaitez accueillir l’une de nos petites formes, n’hésitez pas à nous contacter au 01 48 14 22 00.
À l’approche des fêtes de fin d’année, le Forum propose traditionnellement, en partenariat avec la mairie de Blanc-Mesnil, deux spectacles destinés aux enfants des écoles maternelles de la ville. Cette saison, Chiffonnade de la compagnie du Carré Blanc et Bonheur d’une étoile du Teatro all’improvviso offrent un temps suspendu à savourer entre deux flocons. Deux pièces poétiques et originales : la première initie les tout-petits à une découverte sensible de l’univers de la danse contemporaine tandis que la seconde décline un théâtre visuel et musical pour le moins étonnant.
Au cours de séances ouvertes à tous, petits et grands ont laissé des traces de passage significatives dans notre livre d’or… dont voici quelques extraits :
La pièce Chez les nôtres, mise en scène par Olivier Coulon-Jablonka, relève d’un théâtre documentaire agitateur de conscience et miroir de la société. Par un collage de textes et de témoignages, le spectacle offre une traversée, non-exhaustive, de l’engagement politique de la fin du 19e siècle à nos jours et nourrit la réflexion sur les enjeux et les formes de lutte possibles à l’heure actuelle.
Le débat organisé à l’issue de la représentation du samedi 27 novembre a été l’occasion de poursuivre le questionnement en ce sens. Saad Chakali, spectateur et citoyen, était présent et livre ses impressions sur le spectacle, les interrogations soulevées ainsi que sa propre vision de la notion d’engagement. En voici quelques extraits :
« Peut-être que les conditions objectives sont à nouveau réunies pour parler aujourd’hui, après un mois d’octobre 2010 qui a vu plusieurs millions de manifestants et de grévistes affirmer leur refus du démantèlement du système actuel de retraite par répartition, d’un art engagé, tel que le pratiquent par exemple les auteurs de Chez les nôtres. […]
S’engager, c’est donc reconnaître la dette que nous avons contractée (les conquis sociaux arrachés de haute lutte au camp de la domination), et c’est liquider définitivement cette dette en parachevant le programme de l’émancipation. Le programme n’est pas simple. Parce que « l’héritage n’est précédé par aucun testament » (René Char). Ce dont témoigne très bien le spectacle tour à tour chahuteur et furieux, foutraque et poil-à-gratter d’Oliver Coulon-Jablonka. Pendant 100 minutes, la discordance des temps, le heurt des positions sociales hétérogènes, et le choc des régimes discursifs inconciliables se font entendre dans un boucan infernal. […]
La simultanéité des époques (fin du 19ème siècle, années 1970, période contemporaine), parce qu’elle est notamment soutenue par six acteurs interprétant brillamment plusieurs rôles appartenant à plusieurs scènes imaginaires qui dynamisent l’espèce scénique réel, autorise ainsi l’affrontement trans-temporel des discours prolongé par le caractère hétérogène du matériau littéraire exposé. […]
L’engagement est affaire de praticiens qui, en refusant les postures mélancoliques et l’incantation minoritaire au nom des obligations du présent de la lutte et du passé de ceux qui nous ont précédé dans la lutte, se coltinent le réel de la multitude populaire avec laquelle construire la société radicalement démocratique et égalitaire. »
Titre un brin pompeux, on s’entend. Cependant, l’idée se défend, puisque cette saison le Forum aborde à nouveau une programmation hors-les-murs dense et variée. Des petites formes théâtrales sillonnent la ville de Blanc-Mesnil et au-delà, pour s’installer là où on ne les attend pas. Exemples : établissements scolaires, centres sociaux, appartements de particulier, hôpitaux, librairies, syndicats, amicales de locataires… se prêtent au jeu bien volontiers !
En images : extraits de la pièce Pour Louis de Funès lors d’une représentation à la Maison Pour Tous des Tilleuls de Blanc-Mesnil ce mois-ci.
Dans ce texte, Valère Novarina rend hommage au métier d’acteur au travers de la figure emblématique de Louis de Funès. Mise en scène Philip Boulay, interprétation Philippe Durand.
La fin du mois de novembre est synonyme d’un double-évènement théâtral au Forum, avec la présentation du travail de Victor Gauthier-Martin et Olivier Coulon-Jablonka. L’un achève sa résidence, l’autre l’amorce tout juste : l’occasion de proposer un regard croisé, interrogatif et acéré, sur notre société contemporaine.
DU 25 AU 27 NOVEMBRE ET DU 2 AU 4 DÉCEMBRE
Dîner spectacle vendredi 26 novembre à 19h
Au cœur de l’adaptation du Docteur Faustus de Christopher Marlowe, Victor Gauthier-Martin explore les méandres de la technologie et du progrès jusque dans les recoins les plus inquiétants et cyniques. Et n’hésite pas, au final, à mettre en doute la notion même d’humanité.
De son côté, Olivier Coulon-Jablonka s’inspire de la question « Que faire ? » posée par Lénine en 1902 et porte à la scène les enjeux de l’engagement politique, notamment révolutionnaire, et des formes de luttes possibles. La pièce Chez les nôtres met en perspective la notion d’héritage entre différentes générations ; entre les luttes passées, présentes et celles qui restent à mener.
Mercredi 10 novembre, 9h30. Ça s’agite et ça cogite dans les couloirs du Forum et pour cause : la journée est consacrée au Forum de lutte contre le racisme et les discriminations racistes. À l’initiative de la ville de Blanc-Mesnil, citoyens de tous âges, acteurs municipaux et professionnels du secteur social sont amenés à se questionner sur les effets quotidiens des discriminations racistes et les différentes formes de lutte possibles. Une table ronde, plusieurs ateliers thématiques et différents intervenants structurent et alimentent un débat dense, illustré par les expériences et témoignages de chacun.
Extraits : quelques réflexions
« La question est de comment travailler à la prise de conscience individuelle pour s’opposer au racisme. » Joëlle Bordet, psychosociologue
« L’histoire a instauré dans le monde actuel le racisme. » Jean-Luc Raharimanana, écrivain
« Le racisme c’est tous les jours, et de plus en plus fort depuis 50 ans, sans qu’aucun gouvernement ne réagisse. » Un participant
« La citoyenneté n’est pas une histoire de choix mais d’existence commune. » Joël Romand, philosophe
Focus : Art et racisme
Retrouvez en images des extraits de l’atelier « Art et racisme : en quoi l’art fait-il bouger la question du racisme, en quoi le racisme fait-il bouger la question de l’art? »
Modération Bernard Vasseur / Intervenants Michel Cochet et Martine Derrier (collectif DAJA), Xavier Croci (directeur du Forum) et Jean-Luc Raharimanana (écrivain)
images Audrey Meyer
Clôture : après le débat, le spectacle !
La journée s’est achevée avec la représentation de la pièce Des Ruines… La liesse et l’oubli de Raharimanana, auteur en résidence au Forum, dans une mise en scène signée Thierry Bédard et magnifiquement interprétée par Phil Darwin Nianga. Exorcisant les affres et traces laissées tour à tour par l’esclavage, les indépendances, le colonialisme et les guerres civiles en terre africaine, l’écriture cisaillée de Raharimana se dresse contre les discriminations et le fatalisme. Une note d’espoir qui résonne comme un point d’orgue aux réflexions de la journée et aux échos provoqués en chacun.
L’atelier du Forum du mardi 9 novembre s’est fait l’écho de l’actualité politique et sociale qui a agitée la société française ces dernières semaines.
Ainsi, dans son récent ouvrage L’enjeu des retraites (éditions La Dispute, mars 2010) le sociologue et économiste Bernard Friot questionne les alternatives au financement de la protection sociale, le statut des salariés et les politiques européennes en matière d’emploi et de pensions.
Il y a quelques semaines, au cours du mois de septembre, le Forum vous proposait d’ouvrir sa saison ainsi que vos sens et horizons. Cette journée-évènement réunissait ateliers, spectacles, expériences sensorielles et découvertes artistiques proposés par les artistes en résidence et associant les partenaires du Forum, interprètes amateurs et les spectateurs. Pour la deuxième année consécutive, la fête a battu son Plein des Sens, sous la houlette de Christian Bourigault et Jean-Charles Di Zazzo (Compagnie de l’Alambic), les deux concepteurs de la manifestation.
Retrouvez les temps forts de la journée en images
images Audrey Meyer
Et découvrez les coulisses des Joyeux pendards, le spectacle créé par l’équipe technique du Forum
L’équipe du Forum, mobilisée dans la lutte contre le projet de lois sur les retraites, a voté ce matin la reprise des activités pour la fin de semaine :
Les représentations prévues les 15 et 16 octobre derniers et annulées pour cause de grève auront lieu jeudi 21 et vendredi 22 octobre à 20h30 en salle Betsy Jolas.
- Écorce de peines et Dyoniso le dernier robo
Les représentations des spectacles Écorce de peines et Dyoniso le dernier robo sont maintenues les jeudi 21 et vendredi 22 octobre à 20h30 en salle Barbara.