Daniel Dobbels, une résidence en pleine effervescence
Bien que nouveau venu en résidence au Forum, Daniel Dobbels n’en est pourtant plus à ses premiers pas artistiques. A la fois chorégraphe, conférencier et critique d’art contemporain, il n’a de cesse de questionner les interférences entre la société et le corps, tel un axiome qui traverse chacune de ses réflexions dansées. Avec sa compagnie de l’Entre-Deux, Daniel Dobbels entame une résidence artistique de trois ans au sein du Forum, à la croisée de la danse et des arts visuels. Une résidence qui démarre en beauté, entre une exposition, un spectacle et des ateliers menés tambour battant !
Le spectacle Danser, de peur…, présenté au début du mois, a marqué les esprits, comme un temps suspendu au bout des gestes des quatre danseurs, calqués sur la musique de Gérard Pesson, à la mesure près. Les réactions des spectateurs sont à découvrir ici.
Le temps d’un week-end, Daniel Dobbels et la danseuse Carole Quettier ont animé un stage dansé dans le cadre des ateliers proposés par le Forum et destinés aux amateurs. Plusieurs participantes nous ont écrit en retour, afin de partager leur satisfaction quant à ce « moment dansé et partagé d’une très grande qualité et richesse ». Tous les témoignages sont à parcourir là.
Enfin, l’exposition d’arts visuels Secrète évidence, composée sur une proposition de Daniel Dobbels, est ouverte jusqu’au 27 mai en galerie Boltanski (hall du Forum).

23 février 2010 à 1:25
Stage dansé :
Quelle belle et forte chose le stage de Daniel et Carole ce week end !
Je crois que c’est un sentiment assez unanimement partagé. Chacun a pu suivre son chemin de danse, guidé par la patience et la résistance de poètes contemporains et sans âge. Merci à tous deux.
Accompagnés de Rilke, Kandinsky, Michaux ou Klee, nous pouvons sans doute aller très loin. La force de la danse réside dans la conscience de faire art et d’être une puissance inébranlable.Personne ne le rappellera trop.
Pourrions-nous imaginer d’autres moments de stage ? Poursuivre un peu le travail engagé et la force construite ?
23 février 2010 à 12:02
Stage dansé :
Bonjour,
J’ai participé au stage de Daniel Dobbels, et je désirais vous faire part du plaisir que cela a été. Une véritable expérience, et malgré un très grand groupe, un stage mené avec douceur et créativité. Une vraie
liberté!!!
J’espère qu’au cours des trois ans de résidence, l’expérience se
renouvellera, et pourquoi pas sur une plus longue période, avec création
et présentation à la clé. Je suis danseuse, je sais que la mixité des
publics et les créations qui en découlent sont souvent de vraies
réussites, si la chose sait être menée…..Aucun doute ici.
Donc merci à vous d’avoir organisé cette rencontre, et j’espère la
renouveler à une échelle un peu plus grande.
23 février 2010 à 1:20
Stage dansé :
Bonjour,
J’ai eu le grand plaisir de participer au stage Danse de Daniel Dobbels et Carole, ça a été un moment dansé et partagé d’une très grande qualité et richesse, c’est pourquoi je voulais vous remercier pour cette initiative.
Daniel Dobbels nous a parlé d’une idée de projet de création avec des amateurs, je suis très enthousiaste à cette idée et donc partante !
23 février 2010 à 1:45
Danser, de peur… :
C’était génial !
23 février 2010 à 1:45
Danser, de peur… :
Magnifique…j’adore ! Merci.
23 février 2010 à 1:46
Danser, de peur… :
Superbe moment de danse. Merci.
17 juin 2010 à 2:31
DANSER DANS LE VIDE
Vendredi 5 février 2010, le chorégraphe Daniel Dobbels présente au Forum de Blanc-Mesnil « Danser, de peur… ».
Quatre danseurs, trois femmes et un homme bougent, dansent sur scène, un quatuor (un violon, un alto, un piano et un violoncelle dirigés par Georges Pesson) les accompagne d’une musique minimaliste assez grinçante.
La danse et la musique ne semblent pas en cohérence. La gestuelle lente, peu rythmée et répétitive, en n’exprimant rien, crée un climat minimal dans la salle.
L’absence de décor, le choix de couleurs sombres et ternes pour les costumes, donne une impression de vide.
Le titre laisse entendre que la peur doit nous envahir mais le contraire se produit : l’ennui est au rendez-vous.
17 juin 2010 à 2:31
20 MINUTES CHRONO
Un jeu de lumières peu important : quatre petites torches, disposéesfrontalement en plongée, laissent les danseurs apparaître de différentes manières. Leur gestuelle lente démontre la précision du « geste ». Beaucoup de passages solo et chorégraphiés alimentent la diversité du spectacle, et l’originalité des mouvements fait émerger toutes sortes d’interprétations possibles chez le spectateur. De nombreux moments musicaux viennent se fondre dans la danse.
Alternance de moments vides et de moments dansants accordés à la disgrâce des jeux de lumières. Le beat inconnu est source d’angoisse, mais produit de la curiosité. Le spectateur attend tout au long du ballet : sont-ils prêts à s’élancer ? Ont-ils fini de s’échauffer ? Voilà les deux questions qui dominent sa pensée. Les artistes donnent l’impression de s’étirer au réveil durant les vingt premières minutes du spectacle.
Il fallait oser, mais je n’ai pas pu rester jusqu’à la fin du spectacle… Le message du célèbre chorégraphe Daniel Dobbels est pour moi « le temps qui passe »… Ou bien l’art d’ennuyer.