Archive pour juillet 2010

Présentation de saison 2010/2011

Découvrez en images la présentation inédite des spectacles et rendez-vous à ne pas manquer la saison prochaine !

Pour plus d’informations, consultez notre site.

Le Forum sera fermé du 2 au 23 août inclus, bel été à tous !

images Dominique Philiponska et Audrey Meyer

Interview de Daniel Dobbels

Daniel Dobbels, chorégraphe en résidence au Forum, s’est plié de bonne grâce à l’exercice de l’interview, sous les questions pointues des élèves du dispositif Nouvel Élan du Lycée Mozart (Blanc-Mesnil).

Nouvel Élan : Certains disent qu’il y a un phénomène Dobbels, d’après vous de quoi s’agit-il ?
Daniel Dobbels
: Non « phénomène » est un mot trop fort ! C’est plutôt ma manière de travailler qui est particulière : sentir son corps en mouvement pour éprouver ce que la vie quotidienne ne nous permet pas de sentir.
N. E. : Vous êtes écrivain, critique d’art et chorégraphe. Comment êtes-vous arrivé à cette polyvalence ? Quelle est votre activité préférée ?
D. D. : J’ai obtenu une licence de lettres, je savais réfléchir mais pas bouger. Mon corps était pauvre, incapable de ressentir, de danser et d’écrire. Chorégraphier m’a permis une ouverture avec le corps. Les gestes de la vie peuvent être violents. Bouger ensemble, faire un geste vers l’autre sans être agressif, la danse me l’a appris. Chaque homme mérite la plus grande des attentions : savoir regarder le corps des autres, ne jamais s’arrêter à la colère, voir tout sans juger.
N. E. : Vos spectacles ont-ils un lien avec les livres que vous avez écrits ?
D. D. : Oui, dans certaines de mes créations, j’ai écrit beaucoup de livres sur la peinture. J’ai commencé la danse à 27 ans ; c’était impensable avant. J’avais du mal à m’exprimer et ça m’a permis de me libérer, de changer mon rapport au langage. Chacun a le droit de faire cette expérience, de trouver en soi-même la liberté de la faire.
N. E. : En tant que chorégraphe, comment faites-vous pour que vos danseurs retiennent les gestes ?
D. D. : Chez les danseurs, il se forme une mémoire corporelle qu’ils développent par un travail quotidien. Pour mieux comprendre, il faudrait faire l’expérience ensemble.
N. E. : Combien de temps vous faut-il pour créer une chorégraphie ?
D. D. : Une chorégraphie peut durer 10 min, 15 min ou 1h. Pour une représentation de 20 min, il faut environ dix jours de travail.
N. E. : Vous êtes à la tête de votre troupe « Entre-deux ». Comment sélectionnez-vous vos danseurs ?
D. D. : Lors d’une audition, il faut que j’aime la manière dont ils dansent et bougent. Il faut avoir envie de danser la même danse. Créer une compagnie, c’est dire qu’on a envie de travailler ensemble.
N. E. : Qui sont les producteurs de vos spectacles ?
D. D. : Aujourd’hui, le public recherche des effets spéciaux, du fantastique. Il est donc plus compliqué de trouver de l’argent pour un spectacle de danse que pour de la musique ou pour un film.
N. E. : Le public de la danse est très restreint : pour quelle catégorie de public sont faites vos œuvres ?
D. D. : Pour tout le monde. Tout le monde peut regarder des corps sans les juger. Un corps est fait de sourires, de tensions, d’abandon…On  a le droit de le surprendre.
N. E. : Vous avez accepté de nous faire partager votre expérience. Attendez-vous quelque chose de cette rencontre ?
D. D. : Oui. De ne pas prendre cette rencontre comme un devoir ; se dire que c’est peut être une manière de respirer autrement que de se faire violence à soi-même.

Propos recueillis par les élèves de Nouvel Élan, Lycée Mozart, le mercredi 12 mai 2010

T’as d’belles ruches, tu sais !

Souvenez-vous, il y a quelques temps, nous évoquions un projet de construction de ruches par les élèves du lycée professionnel Aristide Briand de Blanc-Mesnil, à l’initiative du Parti poétique dans le cadre de la Banque du miel. Avec enthousiasme, et sous l’œil attentif de leurs professeurs et chefs d’atelier, une poignée de lycéens s’est lancée dans ce drôle de pari, depuis la conception des ruches sur ordinateur jusqu’à la découpe et l’assemblage des pièces.

Quatre ruches ont été construites, pouvant être assemblées en une gigantesque « fontaine à miel » (photo) ou installées séparément dans les zones de butinage. Un dernier coup de pinceau, et les voilà prêtes à l’emploi pour polliniser la ville !

Plus d’infos en images

images Audrey Meyer