Archive pour la catégorie ‘Arts Plastiques’

Les pratiques amateurs mises à l’honneur

« Faim de saison », c’est l’occasion pour les artistes amateurs de dévoiler leurs talents : enfants, adolescents ou adultes, ils ont tous participé à des ateliers de pratique artistique cette année, et présentent le résultat de leur travail sur les scènes du Forum. Venez les encourager jusqu’au 18 juin !

Demandez le programme ! Téléchargez le sur le site du Forum.

Article paru dans le journal de Blanc-Mesnil du 6 mai 2009

FAIM DE SAISON

Jeudi 4 juin, le vernissage de l’exposition « Vu/pas vu » réalisée par une classe de 5ème du collège Cotton en partenariat avec Marc Gibert, photographe, marquera le début de la nouvelle édition du festival des pratiques amateurs « Faim de saison » !

Au programme : arts visuels, théâtre, musique, chant, danse… Pas moins de 28 spectacles et expositions qui seront le fruit d’une année de collaboration entre amateurs et artistes professionnels. Vous pourrez y découvrir, plus particulièrement, le résultat des nombreux ateliers menés par les artistes en résidence au Forum dans des écoles, collèges et lycées du Blanc-Mesnil et des villes voisines, ainsi qu’avec différentes organisations comme le CASC ou la Régie de Quartier. A voir aussi, les spectacles qui concluent deux parcours organisés cette année avec onze classes, l’un autour de l’opéra et l’autre autour des écritures théâtrales contemporaines pour l’enfance et la jeunesse, menés par des artistes en résidence ou dont les spectacles ont été accueillis au Forum.

Pour connaître le détail des spectacles, téléchargez le programme de « Faim de saison 09″ sur la page du festival, en cliquant ici.

De l’imaginaire… concret

Ce mercredi, au lycée Jean Moulin, Édouard Sautai a apporté aux élèves de son atelier les matériaux qu’ils avaient listé la semaine dernière : carton plume, baguettes en bois, sable, aluminium, plastique, modèles réduits d’engins de chantier… Tout ce dont ils avaient besoin pour fabriquer les maquettes dont ils se serviront pour leur montage photo.

Cette séance a donc été dédiée à la réalisation des maquettes, en fonction des projets que les élèves avaient dessinés. D’ici quelques semaines, une fois qu’elles seront terminées, ils pourront enfin passer à la phase de photographie. En attendant, on mesure, on scie, on colle, on peint… Bref, on crée avec ses mains, le projet prend forme, et ça fait plaisir.

A voir aussi : dans le cadre de sa résidence au Forum, Edouard Sautai propose également un atelier intitulé « Intersections » au lycée Aristide Briand. Cliquez ici pour en voir quelques images.

Chantier imaginaire #2

Suite des aventures au lycée Jean Moulin avec Edouard Sautai. Après la présentation, la réflexion et les recherches, les élèves ont cette semaine élaboré les maquettes de leurs projets, en mêlant dessin et collage photo. L’artiste a pu repartir avec la liste des matériaux qu’il leur apportera la semaine prochaine. Les élèves pourront alors se lancer concrètement dans leur montage.

Voici une vidéo résumant les premières étapes de travail…


Atelier d’Edouard Sautai au lycée Jean Moulin
images Séverine Gast

Chantier imaginaire

Édouard Sautai poursuit son travail avec la classe de première du lycée Jean Moulin : au programme de la deuxième séance, expérimentation et investigation. Pour rappel, l’objectif de cet atelier est de créer une série de photographies donnant l’impression que le chantier de rénovation du lycée – en attente depuis plusieurs années – a déjà commencé. Réaliser ce qui n’est encore qu’imaginaire…

Derrière l’appareil photo, les élèves ont pu s’initier à la tâche proposée par l’artiste, en créant l’illusion d’une voiture stationnée au beau milieu de la salle de classe. Puis, ils se sont lancés dans la préparation de leur projet en allant se documenter, comme pour un vrai chantier : recherche de matériaux, de couleurs… A partir de cela, chacun a réfléchi à une situation et commencé à lister les éléments nécessaires à la réalisation de son montage…

Prochaine étape : repérer les lieux et dessiner une maquette de ce projet de photographie…

D’atelier en atelier…

de lycée en lycée… Cette semaine, c’est à une classe de première du lycée Jean Moulin qu’Édouard Sautai, plasticien en résidence au Forum, a présenté l’atelier qu’il leur proposera jusqu’au mois de juin : « Chantier habité et déménagement mobile ». Le thème de l’atelier : la rénovation du lycée. L’objectif : réaliser des images qui donnent l’impression que le chantier a commencé, en mêlant créations miniatures et arrière-plans réels, comme l’artiste aime tant le faire.

Ce mercredi, les élèves ont découvert le travail d’Edouard Sautai, qui leur a montré quelques unes de ses œuvres, ainsi que les travaux qu’il a effectués avec d’autres classes. Lors de leur prochain rendez-vous, ils feront chacun une proposition de projet, puis repèreront le terrain et pourront choisir les matériaux avec lesquels ils désirent travailler. Plusieurs séances seront ensuite consacrées à la conception de maquettes, et viendra enfin la réalisation des photos…


Présentation de l’atelier d’Edouard Sautai au lycée Jean Moulin
images Séverine Gast

Initiation à la photographie au lycée Mozart

© collectif Nouvel Elan 06/02/09
© collectif Nouvel Elan 06/02/09

Cette semaine, un groupe de lycéens du lycée Mozart a pu suivre un atelier de photographie avec Marc Gibert, dont l’exposition « C’est à quel sujet ? » sera présentée au Forum du 7 mars au 30 mai. Au programme, quelques points théoriques pour apprendre les techniques de base : plans, angles de prises de vue, portrait… et une mise en pratique de ces techniques, avec la réalisation de portraits individuels et collectifs.

© collectif Nouvel Elan 06/02/09
© collectif Nouvel Elan 06/02/09

Vendredi, pour conclure la semaine, les apprentis photographes ont présenté un compte-rendu de leur travail. Voici quelques images de cette journée.


Atelier Portraits/Marc Gibert
images vidéo Diane Claisse & Séverine Gast, photos collectif Nouvel Elan

Trait Multiple

 

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Une exposition de dessins contemporains qui décloisonne les genres en mêlant dessin d’art, graphisme, bande dessinée et dessin de presse ne pouvait que nous interpeller. POINT G s’en est allé au Blanc-Mesnil pour assister au vernissage et cuisiner Antonio Gallego et José-Maria Gonzalez, artistes et commissaires d’exposition.

 

Point G : Racontez-nous la genèse de l’exposition Trait multiple.
José-Maria Gonzalez : Antonio et moi, nous voulions raconter une petite histoire du dessin. Nous l’avons fait en deux expositions, Trait d’esprit et Trait multiple, avec 30 invités pour chacune. Le but était de faire se rencontrer des artistes d’horizons divers, dessinateurs, illustrateurs, peintres, auteurs issus du milieu graphzine, et de décloisonner les domaines, sur le même principe que dans notre revue Rouge Gorge.
Antonio Gallego : La première expo montre des dessins conçus comme objets uniques, dont la finalité est d’être exposés. Dans la deuxième, on parle du dessin destiné à être imprimé, avec Frédéric Poincelet pour le graphzine, Michel Bouvet pour l’affiche ou Tignous pour le dessin de presse.
On remarque effectivement dans l’expo un éclectisme certain, on note aussi la présence des grands anciens : Topor, Reiser, Crumb.
AG : Ce sont les auteurs qui nous ont donné envie de dessiner quand on était ados ! Mais nous n’avons pas pu mettre tout le monde, il manque notamment Bazooka et d’autres. Placid, qui est une figure du graphzine, fait partie des invités de Trait multiple non pas tant pour son statut de grand ancien que comme artiste très présent aujourd’hui dans le petit monde du dessin. Il vient de sortir deux gros ouvrages (2006 et 2007 chez l’éditeur l’Association) qui se situent entre le livre d’artiste et le graphzine. C’est une forme hybride, une nouvelle identité présente aujourd’hui dans l’édition, qui peut passer par la photocopie numérique ou l’offset. Depuis 2000, il y a eu plusieurs livres/graphzines marquants comme My Way, Armpit of the Mole ou Frédéric Magazine.
Vous semblez très attachés à montrer ce qui se passe dans le milieu du graphzine…
AG : S’il y a un engouement pour le dessin aujourd’hui, c’est aussi grâce à ces dessinateurs des années 80 et 90 qui ont travaillé dans la marge à travers le graphzine. C’est ce qu’on a voulu montrer avec Trait multiple.
Que s’est-il passé dans les années 80 et 90 ? Qui étaient ces dessinateurs ?
AG : Il y a eu une explosion du dessin, avec des artistes comme Bazooka, Combas et Di Rosa du mouvement de la Figuration libre, Placid et Muzo, Mosner ou Lagautrière, mais aussi avec des revues comme Elles sont de sorties ou Tam-Tam. Les dessinateurs étaient très présents dans la presse, à Télérama par exemple. Puis dans les années 90, il y a eu une sorte de traversée du désert, que j’appellerais plutôt un purgatoire. Le dessin a disparu de la com’, de la presse, de la pub, au profit de la photo.
Et aujourd’hui le dessin est de retour ?
JMG : Oui, depuis 4 ou 5 ans. Même dans la pub. Aujourd’hui pour te vendre un téléphone portable, on va utiliser le dessin.
AG : Dans l’affiche culturelle, de théâtre, de concert, dans la presse, le dessin est de retour. Et nous qui sommes artistes avons bien remarqué qu’il revient aussi dans les galeries. De plus, le salon du dessin, l’année dernière, a été une vraie réussite. Enfin, beaucoup d’étudiants lâchent un peu la photo et la vidéo, se rebellent contre leur enseignement et se mettent à dessiner.
Vous exposez des artistes venant d’horizons différents dans l’intention de décloisonner les disciplines, mais certains feront toujours la distinction entre art, avec un grand A, et dessin.
AG : Crumb dit : Je ne comprends pas, je dessine dans l’objectif de faire des livres, mais leur vente me rapporte moins que celle de mes planches. Cependant je continue de dessiner dans l’objectif d’être publié. Les Crumb, Topor ou Reiser, tôt ou tard, on reconnaît leur statut d’artiste. Et puis la labellisation « art contemporain », c’est un truc inventé par les gros collectionneurs, les institutionnels et la critique. Aujourd’hui, les jeunes auteurs comme Cox, Killofer ou Guillaume Pinard sont entre ces deux champs du dessin et de l’art. Heureusement, ça se transforme, ça bouge, les frontières sont perméables.
Vous semblez avoir un goût pour les artistes qui dérangent !
AG : Oui, mais attention, récupérées par l’art, leurs œuvres peuvent vite ne devenir que des marchandises.
JMG : Plus que le côté dérangeant, c’est l’authenticité que nous aimons et que nous essayons de montrer. L’authenticité, c’est la liberté.
AG : Nous aimons les artistes éditeurs indépendants, ceux qui organisent, ceux qui sont actifs dans le champ plastique. Concernant les artistes qui dérangent, nous préférons les démarches politiques ou conceptuelles à celles qui ont pour seul but de provoquer. Quelle ? œuvre d’art peut bouleverser et interroger la société autant que le dessin de presse ? La preuve avec le scandale des caricatures de Mahomet. Tignous, je le trouve extrêmement percutant, insolant, limite outrageant.
Quand et comment est né Rouge Gorge ?
JMG : Le premier est sorti en 2003. Ça faisait longtemps qu’Antonio, Daniel Guyonnet, un ami cinéaste de film d’animation, et moi voulions éditer nos dessins. On avait une furieuse envie de faire un livre entre le graphzine et le livre d’artiste et d’inviter des gens qu’on aime bien. Puis Antonio et moi avons été en résidence à la Folie Wazemmes de Lille. Là on a pu produire un deuxième Rouge Gorge. Aujourd’hui, le sixième numéro est sorti et il y en aura d’autres car à chaque fois nous invitons 25 à 30 personnes, ce qui nous procure une énergie incroyable.
AG : Je me souviens qu’en 2002, le premier Rouge Gorge, qui n’était pas encore baptisé ainsi, était réalisé sous forme de tracts dessinés qu’on distribuait à la sortie du métro ou d’affiches qu’on collait dans la rue. Ça passait par l’espace urbain. Ensuite, on a trouvé le moyen d’autoproduire le premier numéro. Pour le deuxième, on s’est arrangé pour que la production se fasse par un centre d’art, les numéros 3 et 4 sont autoproduits. En fait quand c’est de l’autoproduction, on est plus proche du graphzine, et quand on est dans la production en offset, on est plus proche du livre d’artiste.
Monter des expos, faire découvrir le travail d’autres artistes, est-ce une forme d’engagement ?
JMG : Peut-être, mais avant tout le moteur reste le plaisir.
AG : Notre engagement est sous-entendu dans Rouge Gorge. Dans le numéro 6, nous avons publié des dessins d’étude pour un monument de Jules Dalou sur les femmes fusillées lors de la Commune de Paris. Ou encore ceux d’un dessinateur chinois, Chen Tong, montrant des talibans enjolivés. Nous ne faisons pas dans l’image gratuite. Nous aimons l’image esthétique, l’image poétique, et nous y glissons un engagement politique.
L’avenir du dessin ? Passera-t-il par internet ?
JMG : Il passe déjà par internet. Frédéric magazine, John magazine ont été initiés sur le net.
AG : Ça dépendra de la volonté des décideurs : directeurs artistiques, iconographes, directeurs des centres d’art et de galeries. L’avenir du dessin comme celui de l’affiche d’auteur dépend beaucoup des institutions qui pourraient faire travailler des graphistes indépendants mais qui font appel à des agences. Et puis on sait que les époques passent très vite, la spécialité de la France c’est le parfum, la mode, l’éphémère.
JMG : Au sujet du renouveau et de la visibilité du dessin, il ne faut pas oublier tout le travail effectué par les librairies-galeries alternatives comme Un Regard moderne, Bimbo Tower, Art Factory ou le Monte-en-l’air.
AG : On peut citer aussi les librairies d’Agnes B, d’Yvon Lambert et du Palais de Tokyo qui ont accepté les graphzines très tôt. Mais le grand précurseur, c’est Un Regard moderne. On y allait dans les années 90, on y trouvait des choses incroyables à 1 euro. Et c’était un grand lieu de rencontre pour les artistes. Ça l’est toujours d’ailleurs.
JMG : C’est tout petit, comme une cuisine et Jacques Noël, le libraire, a encore la place, l’énergie et la volonté de montrer un auteur tous les 15 jours ou 3 semaines. Pendant un moment, Un Regard moderne a nourri notre vision, plus que les galeries qui étaient fermées, sclérosées. Et aujourd’hui, heureusement, ces petites librairies, il y en a de plus en plus à Paris, mais aussi en Europe, de Berlin à Madrid.
Propos recueillis par Laurent Assuid. Article paru dans le web magazine Point G.
Illustration © Daniel Guyonnet

Publié le lundi 28 avril 2008

Voir la visite de l’exposition en vidéo (par pointgmagazine)

 

Vidéo 3 questions à Michel Bouvet, Placid, Frédéric Poincelet et Tignous

www.pointgmagazine.fr

Artistes en herbe à Alizard

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9 jeunes de la cité Marcel Alizard, encadrés par les animateurs du Grajar et par Patrick Pinon du collectif Rouge Gorge (en résidence au Forum), ont investi les murs du bloc EDF situé au pied de leurs immeubles.

Outre les jeunes concernés par le projet, toutes les énergies et toutes les attentions sont tournées vers la réalisation de cette hymne à la vie et à la joie, couleurs vives, formes variées, silhouettes mouvantes.

De nombreuses séances de préparation et de sensibilisation aux arts-plastiques ont précédé cette semaine de réalisation de la fresque : visite de musée, ateliers de dessin, de gravure, préparation des schémas.

Le vernissage est prévue à la cité Marcel Alizard, le 5 juin , venez nombreux !

Avec elle, avec lui : une aventure inédite

tract-avec-elle-avec-luirec.jpgL’aventure inédite d’une classe de quatrième du collège Rosa Luxemburg à Aubervilliers. Au départ, dans le cadre d’un projet pédagogique sur le thème de la mixité, les élèves ont répondu à la demande de leur professeur Anthony Rougier, choisir une personne du sexe opposé, poser pour la photo en expliquant brièvement les raisons de leur choix. Le résultat est une exposition de 40 photos qui a fait événement lors de la présentation à la presse en novembre 2007 du livre qui lui est consacré, et qui éclaire une réalité quotidienne bien loin des clichés et des idées reçues.

Critique : Rouge, noir, jaune au Blanc-Mesnil
LE MONDE | 07.02.08 | 15h57

Un livre de photos contre les discriminations, préfacé par le footballeur Lilian Thuram, et maintenant une exposition accueillie par le Forum du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) qui fera un tour de France dans le cadre de l’Année européenne du dialogue interculturel, Antony Rougier n’en revient toujours pas. Il y a deux ans, ce professeur d’histoire-géographie du collège Rosa-Luxemburg, à Aubervilliers, était à mille lieues d’imaginer que son projet pédagogique connaîtrait un tel développement, encore moins une telle notoriété…

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“Les liens du cœur” sont parfois plus forts que “les liens du sang”…

Un grand merci de nous avoir accueillis pour cette superbe exposition, pleine de chaleur…

…j’ai été très émue par ces photos…

Une bonne idée, au départ, des résultats super…