Archive pour la catégorie Arts Plastiques

Avec elle, avec lui : une aventure inédite

tract-avec-elle-avec-luirec.jpgL’aventure inédite d’une classe de quatrième du collège Rosa Luxemburg à Aubervilliers. Au départ, dans le cadre d’un projet pédagogique sur le thème de la mixité, les élèves ont répondu à la demande de leur professeur Anthony Rougier, choisir une personne du sexe opposé, poser pour la photo en expliquant brièvement les raisons de leur choix. Le résultat est une exposition de 40 photos qui a fait événement lors de la présentation à la presse en novembre 2007 du livre qui lui est consacré, et qui éclaire une réalité quotidienne bien loin des clichés et des idées reçues.

Critique : Rouge, noir, jaune au Blanc-Mesnil
LE MONDE | 07.02.08 | 15h57

Un livre de photos contre les discriminations, préfacé par le footballeur Lilian Thuram, et maintenant une exposition accueillie par le Forum du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) qui fera un tour de France dans le cadre de l’Année européenne du dialogue interculturel, Antony Rougier n’en revient toujours pas. Il y a deux ans, ce professeur d’histoire-géographie du collège Rosa-Luxemburg, à Aubervilliers, était à mille lieues d’imaginer que son projet pédagogique connaîtrait un tel développement, encore moins une telle notoriété…

Accédez à l’intégralité de cet article sur Lemonde.fr

“Les liens du cœur” sont parfois plus forts que “les liens du sang”…

Un grand merci de nous avoir accueillis pour cette superbe exposition, pleine de chaleur…

…j’ai été très émue par ces photos…

Une bonne idée, au départ, des résultats super…

Pourquoi le monsieur il est habillé comme si il va au travail ?

« Pourquoi le monsieur il est habillé comme si il va au travail ? » (Jérémy, 8ans ½)… « Pourquoi les rugbymen ils se cognent contre les murs comme si ils étaient fous ? » (Sonia, 12ans)… etc…
Autant de regards, autant de questions !

Le Rugby est en soit un sport aux rituels très orchestrés, parfois étranges pour les néophytes, parfois ridicules pour les comiques. Mais ce qui est certain et connu de tous, c’est la réalité du terrain : solidarité, combativité, respect, partage. C’est tout cela que les deux artistes présentés dans le cadre de l’exposition Rugby mettent en avant. L’un par la photographie, l’autre par le film mi-documentaire, mi-fiction. Et quoi de mieux qu’une visite/débat pour découvrir les différences et les points communs entre les photos d’Edouard Levé et des images de presse sportive traitant du même sujet ?

Et si ce n’était pas du Rugby ? Peut-être de la danse ? Des sculptures, sosies des statues du Musée Grévin, faisant un pied de nez aux stars puisque ignorant la représentation de personnalités re-connues au profit de portraits anodins. Des personnages lambda, protagonistes d’histoires que le spectateur doit s’inventer lui-même !! Multiplicités des regards donc. Et une classe de CE2 n’aura pas la même interprétation des codes employés par Jean-Louis Gonnet dans la scénarisation de son film qu’une classe de terminale arts-plastiques. Contre-point du travail photographique d’Edouard levé, ce film de 13 minutes parle pourtant lui aussi de l’esprit d’équipe, du pouvoir du collectif que le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis veut mettre en avant dans le cadre de sa saison culturelle à l’occasion de la Coupe du Monde.
Observés à la loupe, presque à la manière du documentaire animalier, en tant que groupe ayant des rapports corporels, gestuels, sociaux spécifiquement liés au contexte, nous suivons une équipe qui se prépare à la bataille. Dans les vestiaires, quelques minutes avant l’entrée fatidique sur le terrain, la tension monte, nous évoquant parfois une atmosphère proche de l’hôpital psychiatrique « à la limite de craquer, mais à la limite.. ».

Bref, vous l’aurez compris, le festival de l’ovalie à gagné le Forum et vous emmène bien plus loin qu’aux limites d’un terrain, vers d’autres sphères, vers d’autres arts !!

Mélinée Kambilo

visuel © Edouard Levé, Rugby, Sans titre, Courtesy Galerie Loevenbruck, Paris 2002

Georges Rousse ou comment réinventer l’espace

Le Forum reste ouvert tout l’été !
Pendant que les deux salles de spectacle font relâche en attendant la rentrée (le lancement de saison du forum aura lieu le samedi 29 septembre à partir de 15h), la galerie Christian Boltanski abrite l’exposition Georges Rousse, Utopique Banlieue depuis le 7 juillet.

En résidence au Forum avec le soutien du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, Georges Rousse a arpenté la ville au cours de ces deux dernières années et investi une multitude de lieux. Cette exposition monographique dévoile les installations réalisées par le plasticien tout au long de sa résidence débutée avec l’inauguration de la place Gabriel Péri à l’automne 2005.

Deux ans d’une aventure humaine et artistique où le paysage de la banlieue passé par le prisme de cet artiste hors du commun se donne à voir comme un espace de tous les possibles.

Adeptes de l’anamorphose (peinture qui doit être regardée depuis un seul endroit), venez exercer votre oeil !

© Georges Rousse, La Cuisine, Blanc-Mesnil, 2006

Une exposition magnifique qui donne vraiment envie aux jeunes photographes de photographier des lieux comme ceux-ci…

Une étrange leçon de dessin !

14h30, mercredi 21 février, sous le regard expert et complice des artistes blanc-mesnilois de l’UABM, deux danseurs de l’ensemble l’Abrupt investissent le hall de la mairie.

Un bien étrange cours de dessin s’improvise alors…

Les dessinateurs, les danseurs, l’art et la création s’installent tranquillement au coeur de l’institution, de la ville, de la vie des hommes et des femmes de Blanc-Mesnil…

Les usagers venus régler diverses questions administratives découvrent l’intrusion, se pressent, s’attardent, s’arrêtent ou accélèrent.

D’abords figés et immortalisés par les croquis des artistes dessinateurs, les « modèles » se réveillent doucement, se révèlent peu à peu.

Les corps se meuvent, les coups de fusain suivent, accélèrent, les croquis s’enchaînent, se font plus léger, plus rapide, plus souple.

Une caméra filme les dessins d’un des artistes présent… un malicieux système permet de créer en temps réel un dessin animé, les croquis s’animent, apparaissent, disparaissent…

Surprenant, non ?

Danse, Danse, Danse !

Je n’ai pas dansé depuis si longtemps ! annonçait l’exposition regroupant les oeuvres d’étudiants-artistes de l’association « Image et Création à Paris 8″.

Le vernissage s’annonçait libérateur, les visiteurs, artistes, commissaires d’exposition, tous avide de se laisser porter par le flot de la musique, leur corps hésitant, tatonnant, retrouvant peu à peu, pas à pas, les mouvements, défrichant les sensations, succombant enfin à l’ivresse de la danse.

Les corps oubliés, occultés, meurtris se libérent et dansent, dansent, dansent.

Et jusqu’à tard dans la nuit, la Galerie Boltanski a résonné de ces pas de danse, transe envoûtante entouré d’oeuvres que je vous laisse le soin de commenter, ici, maintenant.

Jubilatoire Déambulatoire !

La cité Pierre Sémard, le plus grand ensemble collectif en bois de France, accueille jusqu’au 19 novembre les installations des artistes Pierre Di Sciullo, Georges Rousse et Daniel Firman dans le cadre du volet blanc-mesnilois « Déambulatoire » de l’exposition Art Grandeur Nature 06 / Mutations Urbaines organisée par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis.

Les artistes ont cherché à s’intégrer dans cet espace et à inviter les visiteurs à découvrir les beautés cachées de cette cité conçue par l’architecte Iwona Buzckowska selon les préceptes defendus par Jean Renaudie : combattre l’image de la médiocrité attachée au logement social en France liée aux grands ensembles construits dans les années soixante en concevant de nouveaux modes d’habitat basés sur la singularité de chaque appartement, l’imbrication des surfaces, la présence de terrasses, l’usage du bois comme matériau principal et sur une géométrie offrant une forte présence visuelle.

Frappé par l’aspect labyrinthique de la cité, Pierre Di Sciullo a conçu des installations inspirées des tables d’orientations.

Les habitants de la cité ont été sollicités afin de récolter des informations et nourrir ces créations de références relatives au lieu où elles sont implantées in situ : la cité Pierre Sémard. Ainsi la carte généalogique dévoile tant la généalogie des habitants que leur diversité culturelle, la carte des sons donne à « voir » les bruits environnants, les cris des enfants, le RER, l’autoroute A3, les oiseaux…

Implanter ce type de dispositif in situ dans un espace public n’est pas sans incidence, et l’on ne peut passer sous silence le fait que les œuvres de Pierre Di Sciullo ont été mises à l’épreuve de leur contexte et se sont rapidement révélées comme étant interactives malgré elles…

Le plasticien Daniel Firman propose pour sa part, une sculpture en résonance avec le matériau qui domine dans l’architecture de la cité : le bois… Un pin sylvestre qui tourne sur lui-même grâce à un système intégralement enterré ! Quasi invisible si on ne s’y arrête pas, l’arbre provoque tant un sentiment d’ivresse qu’une réflexion sur une nature dominée, assujettie aux besoins des hommes.

Il est intéressant de relever que l’arbre a été intuitivement installé à l’endroit même où était traditionnellement érigé l’arbre de Noël de la cité !

Georges Rousse, pour sa part, nous ouvre les portes de l’atelier qu’il a investi pour produire trois de ses installations éphémères et « lisibles » uniquement par le prisme de la photographie. L’atelier permet de comparer l’installation et la photographie.

Il est alors assez fascinant de ne pas obtenir à l’oeil nu, ce carré pourtant évident, représenté sur la photographie.

A vos claviers pour nous relater votre coup de coeur, votre imcompréhension, vos doutes ou tout ce qu’il vous passera par la tête à propos de cette exposition !

Je crois que c’est vraiment interessant de voir de choses comme ça… mais quand j’étais là… il n’y avait personne, ni visiteurs, ni personel. le desert autour de moi… pourquoi??

La personne chargé de l’accueil était un habitant il devait délivré un document à tout visiteur. Ce document d’aide à la visite permettait de s’orienter dans la cité et d’accéder au scénario de l’exposition.De plus il était possible de suivre des visites commenté par des conférenciers (et conférencières) sur simple réservation a partir du numéro figurant sur tous les documents de communication.