En amont du spectacle Par Chemins proposé pour les tout petits en octobre 2012 au Forum, Denis Guivarc’h, du Théâtre T, a mené un atelier découverte de la manipulation marionnettique, auprès du personnel des structures « petite enfance » de Blanc-Mesnil*, afin de les sensibiliser à l’univers de la compagnie par une pratique. Après un temps de création et de manipulation de leurs propres marionnettes de papier, les participants ont ensuite accompagné les enfants de leurs structures à la représentation, pour qu’ils découvrent à leur tour, ce monde doux et rêveur.
Retrouvez toutes les informations sur ce spectacle sur le site du Forum.
*La crèche Fa mi sol / la crèche collectie E et J Rosenberg / la crèche collective Robert Frégossy / La structure multi-accueil des Tilleuls / et les PMI du Blanc-Mesnil.
Cette semaine a débuté le festival Faim de Saison. Autant vous le dire tout de suite, ce n’est pas un rendez-vous culinaire mais bel et bien le rendez-vous des pratiques amateurs !
Comme chaque année, la recette est simple : une grande dose d’associations ainsi que d’écoliers, de collégiens et de lycéens, une poignée d’artistes professionnels, un cocktail de disciplines en tous genres et le tour est joué ! Vous l’aurez compris, au menu cette semaine, il y en a pour tous les goûts : arts visuels, théâtre, danse, musique et chant ! Voici de quoi vous mettre l’eau à la bouche…
Les expositions :
La main à l’œuvre
Dans le cadre du Projet Culture et Art au Collège, la classe de 4ème 4 du collège Cotton (Blanc-Mesnil) présente une exposition où gestes et objets se mêlent à travers des dessins, des photographies et des vidéos réalisés par les élèves avec la plasticienne Élise Vandewalle et la danseuse Carole Quettier.
L’expo de La Ferme du Petit Groslay
Les enfants du groupe des 9/11 ans du centre de loisir ont travaillé sur la thématique des cultures urbaines avec leur animateur Ludovic Desjardin qui les a initiés à l’art du graffiti.
Lifeline
La classe Nouvel Élan du lycée Mozart (Blanc-Mesnil) présente leur parcours d’initiation à la danse contemporaine, mené par Carole Quettier, à travers des photographies et un film réalisé par Elise Vandewalle.
« Notre classe Nouvel Elan du Lycée Mozart en partenariat avec Le Forum de Blanc-Mesnil a eu l’occasion d’assister à une représentation de la compagnie De l’Entre-Deux jouant au Blanc-Mesnil : Les plus courts chemins.
Après un entretien avec le chorégraphe Daniel Dobbels et l’une de ses danseuses, Carole Quettier, un stage de danse contemporaine a été réalisé durant une semaine avec celle-ci.
Pour finaliser le stage, une visite au Forum sur le thème des portraits et une interview de Carole ont été organisées afin d’atteindre notre objectif de cette année pour l’atelier de pratiques artistiques : réaliser un portrait journalistique. »
Les élèves de Nouvel Elan, juin 2011
Portrait par Élodie Fleurat
Naturel Quettier
Carole se découvre et s’étonne encore elle-même grâce à la danse. Voilà dix ans que Carole baigne dans le métier et pratique la danse contemporaine. « Il s’agit d’une pratique vaste, complexe et ambigüe, elle m’offre beaucoup de liberté et d’invention, c’est l’une des raisons pour laquelle je l’ai choisie. », partage-t-elle, manifestant une volonté d’acier et une assurance sans limites. La danseuse confie être sortie du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris à 19 ans avec fierté… LIRE LA SUITE Elodie_PortraitCarole
Portrait par Matthieu GOIGNAN
L’art d’une danseuse
Jour après jour, la danse semble être un jeu d’enfant pour Carole. Carole est une femme qui a l’air réfléchi, acharnée dans son travail. Elle est très souple, flexible au point d’étonner le public. Elle est aussi très à cheval sur les échauffements qui sont en accord avec sa façon d’être c’est-à-dire complexe et qui demande de l’adresse et de la concentration comme elle le répète souvent. Comme un jeu d’enfant elle fait en sorte de toujours répéter ses mouvements afin de les mémoriser complètement. C’est une manière de souligner son sérieux, sa concentration et son acharnement au travail. LIRE LA SUITE Portrait_matthieu
Portrait par Jason
Le Mystère
L’énigmatique Carole Quettier idolâtre la danse. Dès l’âge de 4 ans, Carole Quettier est éveillée à la danse grâce à ses parents. Imperturbable, elle a une idée en tête et ne la lâche pas. À 14 ans elle intègre le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris où elle reçoit un enseignement stricte. Jeune danseuse, elle interprète une danse contemporaine vaste et libérée qui offre beaucoup plus de liberté et d’invention. Carole a la silhouette type d’une danseuse et elle est doté d’une souplesse à toute épreuve. LIRE LA SUITE Portrait Jason
Portrait par Ilyas Rémiz
Une femme passionnée par son métier
Carole Quettier est une jeune femme qui adore son métier et elle le prouve tous les jours. Carole Quettier est une jeune femme qui pratique la danse depuis l’âge de 4 ans mais depuis, elle s’est tournée vers la danse contemporaine. Elle commence ainsi des études au CNSM (Conservatoire National de Musique et de Danse de Paris), puis elle passe quelques auditions un peu partout à Paris avant d’intégrer la compagnie De l’Entre-Deux dirigée par Daniel Dobbels en résidence au Forum de Blanc Mesnil. Durant la période du mois de février, elle a montré dès le début du stage son amour pour la danse qu’elle montre dans les échauffements et les phases qui sont effectuées avec une grande passion. LIRE LA SUITE Portrait_Rémiz
Portrait par Jérémy
Grande amatrice de boisson à base de théine servie dans un petit bol et de cigarettes roulées dégageant un doux parfum exotique, Carole Quettier est une femme fougueuse et agitée. Contrainte de maîtriser son ardeur afin de ne pas compromettre son avenir professionnel, elle s’est entraînée pendant de longues années afin de paraître calme et posée. Pratiquant un certain mouvement du corps qu’elle et ses semblables appellent « danse », elle se réjouit d’exercer un « art nouveau ». LIRE LA SUITE portrait_Jeremy
Portrait par Ata Métin
Carole Quettier et la danse
Carole Quettier, une danseuse qui partage sa passion. Danser est plus qu’un art pour cette femme, elle en dépasse l’aspect technique, elle respire sa danse : « Quand j’ai commencé la danse contemporaine et que j’ai pu être pieds nus, et éprouver la sensation du sol, directement sans chaussons, j’ai très vite compris que c’était plutôt ça qui me plaisait. » LIRE LA SUITE Portrait_Ata-Metin
Portrait par Janine Coumar
CAROLE « La danse, c’est sa vie »
Personne ne résiste à la danse de Carole QUETTIER, danseuse contemporaine professionnelle en résidence actuellement, avec Daniel Dobbels, chorégraphe au Forum du Blanc-Mesnil. À chaque rencontre avec Carole, on ne voyait pas seulement une danseuse mais aussi sa passion : tout, ses gestes, ses mouvements et d’ailleurs même sa manière de parler, danse ! LIRE LA SUITE Portrait_Janine-Coumar
Merci à Carole Quettier de s’être prêtée au jeu de l’interview et aux élèves de Nouvel Elan d’avoir partagé leurs écrits sur le blog.
Mercredi 10 novembre, 9h30. Ça s’agite et ça cogite dans les couloirs du Forum et pour cause : la journée est consacrée au Forum de lutte contre le racisme et les discriminations racistes. À l’initiative de la ville de Blanc-Mesnil, citoyens de tous âges, acteurs municipaux et professionnels du secteur social sont amenés à se questionner sur les effets quotidiens des discriminations racistes et les différentes formes de lutte possibles. Une table ronde, plusieurs ateliers thématiques et différents intervenants structurent et alimentent un débat dense, illustré par les expériences et témoignages de chacun.
Extraits : quelques réflexions
« La question est de comment travailler à la prise de conscience individuelle pour s’opposer au racisme. » Joëlle Bordet, psychosociologue
« L’histoire a instauré dans le monde actuel le racisme. » Jean-Luc Raharimanana, écrivain
« Le racisme c’est tous les jours, et de plus en plus fort depuis 50 ans, sans qu’aucun gouvernement ne réagisse. » Un participant
« La citoyenneté n’est pas une histoire de choix mais d’existence commune. » Joël Romand, philosophe
Focus : Art et racisme
Retrouvez en images des extraits de l’atelier « Art et racisme : en quoi l’art fait-il bouger la question du racisme, en quoi le racisme fait-il bouger la question de l’art? »
Modération Bernard Vasseur / Intervenants Michel Cochet et Martine Derrier (collectif DAJA), Xavier Croci (directeur du Forum) et Jean-Luc Raharimanana (écrivain)
images Audrey Meyer
Clôture : après le débat, le spectacle !
La journée s’est achevée avec la représentation de la pièce Des Ruines… La liesse et l’oubli de Raharimanana, auteur en résidence au Forum, dans une mise en scène signée Thierry Bédard et magnifiquement interprétée par Phil Darwin Nianga. Exorcisant les affres et traces laissées tour à tour par l’esclavage, les indépendances, le colonialisme et les guerres civiles en terre africaine, l’écriture cisaillée de Raharimana se dresse contre les discriminations et le fatalisme. Une note d’espoir qui résonne comme un point d’orgue aux réflexions de la journée et aux échos provoqués en chacun.
L’atelier du Forum du mardi 9 novembre s’est fait l’écho de l’actualité politique et sociale qui a agitée la société française ces dernières semaines.
Ainsi, dans son récent ouvrage L’enjeu des retraites (éditions La Dispute, mars 2010) le sociologue et économiste Bernard Friot questionne les alternatives au financement de la protection sociale, le statut des salariés et les politiques européennes en matière d’emploi et de pensions.
Il y a quelques semaines, au cours du mois de septembre, le Forum vous proposait d’ouvrir sa saison ainsi que vos sens et horizons. Cette journée-évènement réunissait ateliers, spectacles, expériences sensorielles et découvertes artistiques proposés par les artistes en résidence et associant les partenaires du Forum, interprètes amateurs et les spectateurs. Pour la deuxième année consécutive, la fête a battu son Plein des Sens, sous la houlette de Christian Bourigault et Jean-Charles Di Zazzo (Compagnie de l’Alambic), les deux concepteurs de la manifestation.
Retrouvez les temps forts de la journée en images
images Audrey Meyer
Et découvrez les coulisses des Joyeux pendards, le spectacle créé par l’équipe technique du Forum
Pour une rentrée toute en douceur, le Forum a ses petits secrets et vous a concocté un mois de septembre sensoriel et festif !
Inaugurant les stages et ateliers de la saison, les 18 et 19 septembre, le chorégraphe Daniel Dobbels propose un week-end dansé au cours duquel vous pourrez découvrir son univers sensible et partager son approche de la danse contemporaine…à pratiquer en famille !
« Gestes insoupçonnés, étonnants, doux, la danse a le pouvoir d’éveiller, de retenir et de développer des mouvements qui ne blessent pas, qui sont la mémoire la plus fine de ce qui fait la signature d’une famille… » Daniel Dobbels
Vendredi 14 mai au matin, lycée Voillaume, Aulnay-sous-Bois.
Au bout de l’allée, dans la salle de conférences, il règne une drôle d’ambiance. Quelques élèves s’interpellent, fébriles. Le bruit des chaises que l’on pousse, pour « faire de la place ». L’un pique un sprint dans la cour, les autres angoissent. Le lecteur DVD fait des siennes.
Marie-Laure Basuyaux, enseignante de français, accueille les premiers spectateurs. Elle regroupe les élèves de 2nde 9 et leur donne les dernières indications. Un travail de toute une année va être présenté. Un projet qui a mobilisé lycéens et enseignants (de français donc mais aussi d’ECJS avec Caroline Abiven, de sciences économiques et sociales avec Frédéric Cohen et de mathématiques avec Alain Brunel) pour mener une réflexion autour de la famille – dans son acception littéraire, sociale et intime.
Une thématique qui recoupe de nombreuses oeuvres théâtrales classiques et contemporaines étudiées par la classe, du Cid de Corneille au récent Papa doit manger de Marie Ndiaye. Du texte à la scène, nos apprentis comédiens ont pu assister à quatre spectacles compris dans la programmation du Forum : Roi Lear 4/87 d’après Shakespeare et mis en scène par Antoine Caubet ; Pinocchio d’après Collodi, écrit et mis en scène par Joël Pommerat ; Nature morte dans un fossé de Fausto Paravidino présenté par le Collectif DRAO ; We are l’Europe de Jean-Charles Massera dans une mise en scène de Benoît Lambert.
Sous la houlette de la comédienne Maia Sandoz, les élèves se sont essayés à l’écriture dramatique, la pratique théâtrale et l’écriture critique. Autant de chemins de traverse empruntés pour appréhender les différentes formes de l’écriture et du jeu tout en mettant en question son rapport personnel et social à la famille. Lors de la restitution, les lycéens relatent les résultats des études statistiques qu’ils ont menées, rendent compte du déroulement du projet, reviennent sur les spectacles vus au long de l’année, s’enthousiasment sur les rencontres faites avec les équipes artistiques, se mettent en scène et jouent des extraits de pièces étudiées ou écrites par eux-mêmes et nous font partager cette expérience collective. Comme le fil rouge d’une année scolaire.
Avec leurs mots, les élèves de la 2nde 9 racontent en filigrane une histoire, celle de leur rapport au théâtre. Une découverte, en majorité. Bousculée par les préjugés des uns, les réticences des autres. Une petite révolution, sans grand bruit, mais qui se finalise par une sensibilisation au monde théâtral qui n’existait pas ou peu, dix mois auparavant.
Du 16 au 26 juin, le Forum ouvre grand ses portes aux pratiques amateurs menées tout au long de la saison. Dans le cadre du festival Faim de saison, une vingtaine de propositions artistiques, fruits de collaborations entre praticiens amateurs et intervenants professionnels, vont se succéder pendant dix jours.
Expositions, spectacles, performances et concerts mettront à l’honneur les ateliers mis en place en milieu scolaire et socio-culturel avec, notamment, les artistes en résidence au Forum.
« Silence… Ça tourne… Action ! ». C’est au rythme de ces quelques mots qu’ont vécu onze jeunes blanc-mesnilois, plusieurs jours durant. Lycéens ou collégiens, ils ont confié leurs talents d’apprentis comédiens à la caméra de Victor Gauthier-Martin, metteur en scène de la compagnie microsystème, en résidence au Forum.
En février dernier, ils sont une dizaine à avoir répondu à l’avis de recherche lancé par la compagnie microsystème. Le projet s’est ouvert par un atelier d’écriture encadré par Youness Anzane et Clémence Barbier : crayons à la main, les jeunes gens ont chatouillé le papier dans une ambiance studieuse, imaginant ce que seront les futurs dialogues du scénario.
S’en est suivie une longue période de répétitions avec Victor : apprentissage des textes, conseils d’interprétation, discussions sur les personnages, les costumes, la mise en scène. Quelques séances plus tard, leurs dialogues en tête et leurs costumes sur le dos, nos jeunes comédiens étaient fins prêts. Le mois de mai approchant, il était temps de sortir le grand jeu.
Des bureaux de la médiathèque au toit du Forum, de la Place de la Libération à la piscine Henri Wallon, ils ont sillonné les environs du Forum devant la caméra de Victor et de Thomas Faverjon, le chef opérateur. Volontaires et souriants, ils se sont pliés sans trop broncher aux maitres mots d’un tournage : recommencement, patience, concentration. Même Esra perchée sur des talons de quinze centimètres ; Claudio-Yves en chemisette sous la pluie, debout sur les hauteurs du Forum ; ou Maryame les bras tendus, la perche du son dans les mains, ont gardé leur bonne humeur. Et il régnait même un parfum de nostalgie lorsque Victor a entonné le dernier « coupé ».
Heureusement, tous se retrouveront au Forum le 24 juin prochain dans le cadre du festival Faim de Saison : c’est sur grand écran que les apprentis comédiens et d’autres spectateurs découvriront le résultat d’un projet de film de plusieurs mois.
Jeudi 24 juin à 20h au Forum (salle Barbara)
Entrée Libre
Projection du film La Larme réalisé par Victor Gauthier-Martin de la compagnie microsystème et onze jeunes blanc-mesnilois.