Archive pour la catégorie ‘Ateliers’

Faim de saison… prochaine !

C’est avec les amoureux des arts de la scène que le Forum a achevé sa saison. Comme chaque année, le grand rendez-vous des pratiques amateurs qu’est le festival « Faim de Saison » a été une réussite. Les participants ont pu être accueillis au théâtre dans des conditions quasi-professionnelles ; et, aidés par l’équipe technique du Forum, ils ont pu présenter leurs spectacles devant des salles pleines et chaleureuses.

Chant, danse, musique, théâtre, projection, arts visuels… presque toutes les pratiques artistiques ont été au rendez-vous. Et c’est toujours un immense plaisir de finir une année par ces moments passés ensemble.

Vivement septembre et le Plein des Sens !

Réflexion de spectateur après l’intervention de Frédéric Lordon

Cet article est un résumé de l’intervention de Frédéric Lordon, économiste, autour de son livre Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières, organisée dans le cadre des « Ateliers du Forum » le 9 juin. Il a été rédigé par Saad Chakali, employé à la médiathèque Édouard Glissant.
N’hésitez pas vous aussi à vous exprimer en nous envoyant vos contributions !

« Frédéric Lordon sait allier le ton incisif qui l’autorise à ferrailler contre les orthodoxies économiques, et l’analyse détaillée des mécanismes qui ont déterminé l’effondrement mondial du système financier dont les prémisses remontent au moins à 2007.

1/ Lordon subordonne son analyse sur ce qu’il nomme un « capitalisme de basse pression salariale » qui repose sur trois facteurs :

_ L’intensification du taux d’exploitation d’une part, une compression salariale corrélative entraînant la spirale de l’endettement d’autre part, et enfin la déréglementation internationale des marchés de capitaux concomitante d’un régime concurrentiel mondialisé. L’article 63 du Traité de Lisbonne signé par les 27 Etats membres de l’Union Européenne le 13 décembre 2007 insiste bien sur « la concurrence libre et non faussée » des capitaux, des biens et des services. Nous constatons aujourd’hui les conséquences sociales ruineuses d’un marché libre et sans entraves.
_ Ce régime d’accumulation a, depuis les années 80, entraîné la baisse de 10 points de PIB de la part revenant aux salaires dans la valeur ajoutée, (soir la coquette somme de 200 milliards d’euros), la stagnation de l’investissement productif, et la valeur général des encours boursiers supérieure à l’ensemble de la valeur produite par le travail subordonné par le capital.
_ La crise actuelle est, selon l’économiste, à la fois spécifique, générique, et singulière. Spécifique parce que, contrairement à l’éclatement de la bulle Internet en 2000-2002, elle concerne d’abord le marché immobilier puis s’est étendue à l’ensemble du secteur bancaire. Cette crise est générique parce qu’elle manifeste le caractère structurel d’un régime d’accumulation conduit à la crise systémique (depuis 20 ans, c’est en moyenne un crise de grande ampleur tous les deux ans). Enfin, cette crise est singulière puisque l’interconnexion mondiale du secteur bancaire et la relation étroite qu’il a noué avec le monde entrepreneurial peut, lors d’un risque systémique avéré, détruire tout le système financier et entraîner en conséquence la faillite de l’économie productive.

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Sept questions à Alain Badiou

Parce que le blog du Forum est aussi un espace d’expression pour le public, nous vous invitons à rédiger et à nous envoyer vos propres articles : impressions, réactions sur un spectacle, un atelier, un stage, questions, prolongement de réflexions entamées lors de rencontres, thés philo, initiations à la lecture des grands textes de la philosophie…

Le texte qui suit a été envoyé par Saad Chakali, employé à la médiathèque Édouard Glissant, et concerne l’Atelier du Forum du 12 novembre animé par Alain Badiou, autour de son livre De quoi Sarkozy est-il le nom ? Il s’agit d’une série de questions au philosophe.

Sept questions à Alain Badiou

1/ L’œuvre philosophique que vous déployez depuis plus de quarante ans maintenant semble vissée autour d’un concept nucléaire d’autant plus capital que sa portée politique jouit de la plus urgente actualité. Ce concept fondamental est celui d’événement, sorte de soleil de votre ontologie. C’est par le biais d’une pensée de l’événement comme ce qui supplémente l’être (« l’événement est le hors-la-loi des situations » comme vous l’écrivez dans L’Ethique. Essai sur la conscience du mal) que vous avez été par exemple capable de disjoindre philosophiquement le communisme comme mouvement pratique et égalitaire des subjectivités hors des diverses projections étatiques qui en ont trahi la vérité ontologique. De l’opuscule D’un désastre obscur à la dernière livraison des Circonstances, c’est dites-vous le communisme en tant qu’il est un vide qui nous manque face aux assauts massifs du capital  – cet excès de travail mort qui écrase le travail vivant – et que ne sauraient jamais combler ni les partis qui s’en réclament figés par le dispositif parlementaire consensuel (relire concernant ce dispositif vos analyses lucides sur les faux duels électoraux entre Chirac et Le Pen dans Circonstances 1 et Sarkozy et Royal dans Circonstances 4) ni les états qui en usurpent le nom sans avoir rompu avec ces formes répressives que sont la structure bureaucratique policière et les oligarchies capitalistes. La politique commencerait donc avec la désétatisation de la vérité communiste identifiée à la vérité démocratique tel que Mai 68 en fut une expression privilégiée : pourriez-vous développer ce point et nous expliquer à cette aune les rapports entre votre engagement communiste sous les couleurs maoïstes pendant les années 60-70 et celui avec l’Organisation Politique aujourd’hui ? Lire le reste de cet article »

Les pratiques amateurs mises à l’honneur

« Faim de saison », c’est l’occasion pour les artistes amateurs de dévoiler leurs talents : enfants, adolescents ou adultes, ils ont tous participé à des ateliers de pratique artistique cette année, et présentent le résultat de leur travail sur les scènes du Forum. Venez les encourager jusqu’au 18 juin !

Demandez le programme ! Téléchargez le sur le site du Forum.

Article paru dans le journal de Blanc-Mesnil du 6 mai 2009

FAIM DE SAISON

Jeudi 4 juin, le vernissage de l’exposition « Vu/pas vu » réalisée par une classe de 5ème du collège Cotton en partenariat avec Marc Gibert, photographe, marquera le début de la nouvelle édition du festival des pratiques amateurs « Faim de saison » !

Au programme : arts visuels, théâtre, musique, chant, danse… Pas moins de 28 spectacles et expositions qui seront le fruit d’une année de collaboration entre amateurs et artistes professionnels. Vous pourrez y découvrir, plus particulièrement, le résultat des nombreux ateliers menés par les artistes en résidence au Forum dans des écoles, collèges et lycées du Blanc-Mesnil et des villes voisines, ainsi qu’avec différentes organisations comme le CASC ou la Régie de Quartier. A voir aussi, les spectacles qui concluent deux parcours organisés cette année avec onze classes, l’un autour de l’opéra et l’autre autour des écritures théâtrales contemporaines pour l’enfance et la jeunesse, menés par des artistes en résidence ou dont les spectacles ont été accueillis au Forum.

Pour connaître le détail des spectacles, téléchargez le programme de « Faim de saison 09″ sur la page du festival, en cliquant ici.

Chantier imaginaire #2

Suite des aventures au lycée Jean Moulin avec Edouard Sautai. Après la présentation, la réflexion et les recherches, les élèves ont cette semaine élaboré les maquettes de leurs projets, en mêlant dessin et collage photo. L’artiste a pu repartir avec la liste des matériaux qu’il leur apportera la semaine prochaine. Les élèves pourront alors se lancer concrètement dans leur montage.

Voici une vidéo résumant les premières étapes de travail…


Atelier d’Edouard Sautai au lycée Jean Moulin
images Séverine Gast

Chantier imaginaire

Édouard Sautai poursuit son travail avec la classe de première du lycée Jean Moulin : au programme de la deuxième séance, expérimentation et investigation. Pour rappel, l’objectif de cet atelier est de créer une série de photographies donnant l’impression que le chantier de rénovation du lycée – en attente depuis plusieurs années – a déjà commencé. Réaliser ce qui n’est encore qu’imaginaire…

Derrière l’appareil photo, les élèves ont pu s’initier à la tâche proposée par l’artiste, en créant l’illusion d’une voiture stationnée au beau milieu de la salle de classe. Puis, ils se sont lancés dans la préparation de leur projet en allant se documenter, comme pour un vrai chantier : recherche de matériaux, de couleurs… A partir de cela, chacun a réfléchi à une situation et commencé à lister les éléments nécessaires à la réalisation de son montage…

Prochaine étape : repérer les lieux et dessiner une maquette de ce projet de photographie…

D’atelier en atelier…

de lycée en lycée… Cette semaine, c’est à une classe de première du lycée Jean Moulin qu’Édouard Sautai, plasticien en résidence au Forum, a présenté l’atelier qu’il leur proposera jusqu’au mois de juin : « Chantier habité et déménagement mobile ». Le thème de l’atelier : la rénovation du lycée. L’objectif : réaliser des images qui donnent l’impression que le chantier a commencé, en mêlant créations miniatures et arrière-plans réels, comme l’artiste aime tant le faire.

Ce mercredi, les élèves ont découvert le travail d’Edouard Sautai, qui leur a montré quelques unes de ses œuvres, ainsi que les travaux qu’il a effectués avec d’autres classes. Lors de leur prochain rendez-vous, ils feront chacun une proposition de projet, puis repèreront le terrain et pourront choisir les matériaux avec lesquels ils désirent travailler. Plusieurs séances seront ensuite consacrées à la conception de maquettes, et viendra enfin la réalisation des photos…


Présentation de l’atelier d’Edouard Sautai au lycée Jean Moulin
images Séverine Gast

Initiation à la photographie au lycée Mozart

© collectif Nouvel Elan 06/02/09
© collectif Nouvel Elan 06/02/09

Cette semaine, un groupe de lycéens du lycée Mozart a pu suivre un atelier de photographie avec Marc Gibert, dont l’exposition « C’est à quel sujet ? » sera présentée au Forum du 7 mars au 30 mai. Au programme, quelques points théoriques pour apprendre les techniques de base : plans, angles de prises de vue, portrait… et une mise en pratique de ces techniques, avec la réalisation de portraits individuels et collectifs.

© collectif Nouvel Elan 06/02/09
© collectif Nouvel Elan 06/02/09

Vendredi, pour conclure la semaine, les apprentis photographes ont présenté un compte-rendu de leur travail. Voici quelques images de cette journée.


Atelier Portraits/Marc Gibert
images vidéo Diane Claisse & Séverine Gast, photos collectif Nouvel Elan

Si j’avais un marteau… suite et fin

L’estomac qui se noue, les jambes en coton, les mains qui tremblent… Voici en résumé l’état dans lequel se trouvaient les apprentis comédiens avant la représentation de Si j’avais un marteau…
Samedi 17 janvier, 15h : après une aventure de plus de trois mois, le moment tant attendu – ou redouté – est arrivé : le passage à la scène, devant un public… En coulisses, on se concentre, on répète une dernière fois son texte… Et, enfin, c’est l’entrée en scène.

Devant les yeux du public à peine installé défilent des images du Blanc-Mesnil, sur fond de commentaire historique et personnel de Roger, résident du foyer Maria Valtat. Puis, sur scène, discussions, témoignages et anecdotes s’enchaînent. Silencieux, captivés, on sourit secrètement aux souvenirs d’école buissonnière, on est ému à l’évocation des épisodes difficiles, on rit lorsque Roger nous raconte comment il « culbutait » ses nombreuses cavalières de tango argentin…

Sur scène comme dans le public, ce fut un moment émotionnel intense, dont témoigne le silence qui régnait dans la salle. On peut dire que microsystème a réussi son pari, par la poésie de la mise en scène et en voix des paroles des participants, qui a touché tous les spectateurs.

© Séverine Gast

–> lire les précédents articles sur l’atelier