Archive pour la catégorie ‘Ateliers’

Chantier imaginaire

Édouard Sautai poursuit son travail avec la classe de première du lycée Jean Moulin : au programme de la deuxième séance, expérimentation et investigation. Pour rappel, l’objectif de cet atelier est de créer une série de photographies donnant l’impression que le chantier de rénovation du lycée – en attente depuis plusieurs années – a déjà commencé. Réaliser ce qui n’est encore qu’imaginaire…

Derrière l’appareil photo, les élèves ont pu s’initier à la tâche proposée par l’artiste, en créant l’illusion d’une voiture stationnée au beau milieu de la salle de classe. Puis, ils se sont lancés dans la préparation de leur projet en allant se documenter, comme pour un vrai chantier : recherche de matériaux, de couleurs… A partir de cela, chacun a réfléchi à une situation et commencé à lister les éléments nécessaires à la réalisation de son montage…

Prochaine étape : repérer les lieux et dessiner une maquette de ce projet de photographie…

D’atelier en atelier…

de lycée en lycée… Cette semaine, c’est à une classe de première du lycée Jean Moulin qu’Édouard Sautai, plasticien en résidence au Forum, a présenté l’atelier qu’il leur proposera jusqu’au mois de juin : « Chantier habité et déménagement mobile ». Le thème de l’atelier : la rénovation du lycée. L’objectif : réaliser des images qui donnent l’impression que le chantier a commencé, en mêlant créations miniatures et arrière-plans réels, comme l’artiste aime tant le faire.

Ce mercredi, les élèves ont découvert le travail d’Edouard Sautai, qui leur a montré quelques unes de ses œuvres, ainsi que les travaux qu’il a effectués avec d’autres classes. Lors de leur prochain rendez-vous, ils feront chacun une proposition de projet, puis repèreront le terrain et pourront choisir les matériaux avec lesquels ils désirent travailler. Plusieurs séances seront ensuite consacrées à la conception de maquettes, et viendra enfin la réalisation des photos…


Présentation de l’atelier d’Edouard Sautai au lycée Jean Moulin
images Séverine Gast

Initiation à la photographie au lycée Mozart

© collectif Nouvel Elan 06/02/09
© collectif Nouvel Elan 06/02/09

Cette semaine, un groupe de lycéens du lycée Mozart a pu suivre un atelier de photographie avec Marc Gibert, dont l’exposition « C’est à quel sujet ? » sera présentée au Forum du 7 mars au 30 mai. Au programme, quelques points théoriques pour apprendre les techniques de base : plans, angles de prises de vue, portrait… et une mise en pratique de ces techniques, avec la réalisation de portraits individuels et collectifs.

© collectif Nouvel Elan 06/02/09
© collectif Nouvel Elan 06/02/09

Vendredi, pour conclure la semaine, les apprentis photographes ont présenté un compte-rendu de leur travail. Voici quelques images de cette journée.


Atelier Portraits/Marc Gibert
images vidéo Diane Claisse & Séverine Gast, photos collectif Nouvel Elan

Si j’avais un marteau… suite et fin

L’estomac qui se noue, les jambes en coton, les mains qui tremblent… Voici en résumé l’état dans lequel se trouvaient les apprentis comédiens avant la représentation de Si j’avais un marteau…
Samedi 17 janvier, 15h : après une aventure de plus de trois mois, le moment tant attendu – ou redouté – est arrivé : le passage à la scène, devant un public… En coulisses, on se concentre, on répète une dernière fois son texte… Et, enfin, c’est l’entrée en scène.

Devant les yeux du public à peine installé défilent des images du Blanc-Mesnil, sur fond de commentaire historique et personnel de Roger, résident du foyer Maria Valtat. Puis, sur scène, discussions, témoignages et anecdotes s’enchaînent. Silencieux, captivés, on sourit secrètement aux souvenirs d’école buissonnière, on est ému à l’évocation des épisodes difficiles, on rit lorsque Roger nous raconte comment il « culbutait » ses nombreuses cavalières de tango argentin…

Sur scène comme dans le public, ce fut un moment émotionnel intense, dont témoigne le silence qui régnait dans la salle. On peut dire que microsystème a réussi son pari, par la poésie de la mise en scène et en voix des paroles des participants, qui a touché tous les spectateurs.

© Séverine Gast

–> lire les précédents articles sur l’atelier

Si j’avais un marteau… #4

Ça y est, la distribution est fixée, le montage terminé, nos apprentis comédiens satisfaits. Ils ont relu l’ensemble de la pièce (on peut enfin l’appeler ainsi !) puis ont tenté une mise en voix, en espace et… en musique : quelle chance d’avoir un musicien au sein du groupe ! Tout cela dans une bonne humeur synonyme d’une complicité toujours plus grande.

Leurs commentaires décrivent bien ce que vous pourrez voir sur la scène du Forum le 17 janvier : un véritable échange entre différentes générations, composé de pensées qui pourraient se retrouver n’importe où et d’autres propres au Banc-Mesnil. Une « bouillabaisse de vies », que les comédiens en herbe s’en vont répéter pendant les vacances.

A leur prochain rendez-vous, en janvier, il leur faudra dépasser leurs peurs et affronter enfin le plateau. Une étape pas facile pour tout le monde, mais dont ils sortiront forcément grandis, quel que soit leur âge…

Retrouvez Si j’avais un marteau… sur scène

samedi 17 janvier à 15h

–> précédent article sur l’atelier

Si j’avais un marteau… #3 Discussions… Restitution… Distribution !

Tout ce qui s’est dit depuis le commencement de l’atelier a été retranscrit mot pour mot par les soins de Youness Anzane et Victor Gauthier-Martin. Au programme donc des derniers rendez-vous de l’équipe de « Si j’avais un marteau… » : la lecture de ces textes, retranscription des paroles des participants, et une tentative de répartition de passages entre eux. On fait des choix : qui préfère dire quoi. On dégage des thèmes : la violence, le rapport à la nature et à la ville. On se questionne sur la forme : une alternance entre moments d’Histoire et moments présents…
Puis viennent les angoisses. On se demande si on a le courage, finalement, de monter sur une scène et de s’exprimer devant un public. Car c’est cela, il faut le rappeler, le but ultime de l’atelier : la création d’une pièce de théâtre et sa représentation ! Mais on en discute, on se rassure, on s’aperçoit qu’on est tous au même niveau, qu’on est tous « mort de trouille ». Ce qui est intéressant, c’est de dépasser cette peur.
Voilà nos graines d’acteurs rassurées, prêtes à nouveau à préparer un spectacle rempli de sincérité. On continue donc à découper le texte, à le lire, le réécrire parfois, le distribuer et le penser pour la scène… Écrire pour le théâtre, ce n’est pas de tout repos ! Mais heureusement, la bonne humeur est bien présente et les anecdotes toujours plus croustillantes…

–> précédent article sur l’atelier

–> la suite…

Si j’avais un marteau… #2

Après les remémorations personnelles, un peu d’Histoire

Jeudi 6 novembre, Françoise Vasseur, responsable du service des ressources documentaires et du patrimoine de Blanc-Mesnil, a permis aux participants de l’atelier « Si j’avais un marteau… » de retracer l’histoire de leur ville, d’un point de vue objectif cette fois-ci. Ses récits et photographies, mêlés avec l’imaginaire du groupe et des artistes, serviront de matériel de base pour la création de la pièce finale.

Mais pour l’instant, place à la curiosité et à la culture blanc-mesniloise…

Le saviez-vous ?

De nombreux noms de rues trouvent leur origine dans le développement des lotissements privés au début du 20ème siècle : ce sont les propriétaires qui les donnaient, en fonction de leurs goûts. D’où l’accumulation de noms de fleurs à certains endroits, de musiciens à d’autres… et la présence de noms d’illustres inconnus, comme dans l’avenue Mathilde Émilie!

Le blason de la ville est tiré de celui du premier seigneur de la ville, Pottier de Blanc-Mesnil (dont le nom est maintenant écrit « Potier » avec un seul « t » car d’aucuns ont pensé qu’il s’agissait d’une faute d’orthographe…)

Le Blanc-Mesnil en chiffres :

Au début du 20ème siècle, seules 200 personnes habitaient le Blanc-Mesnil.

Avant la première Guerre Mondiale, les habitants étaient 2000.

À la veille de la seconde Guerre Mondiale, ils étaient 20 000.

Aujourd’hui, le Blanc-Mesnil compte plus de 50 000 habitants.

Enfin, grande question : faut-il dire « Blanc-Mesnil » ou « Le Blanc-Mesnil » ? Officiellement, la deuxième formulation est la bonne. Mais depuis 20 ans, sur le logo (officiel lui aussi) de la ville, on peut lire « Blanc-Mesnil «  ; il paraît que c’est plus dynamique.

Bref, si vous êtes bon élève, vous direz « j’habite au Blanc-Mesnil » ou « je vais au Forum du Blanc-Mesnil ». Sinon, on ne vous en voudra pas…

Voilà comment, de faits historiques en anecdotes, notre petit groupe de travail a continué d’enrichir et de partager ses connaissances… et d’aiguiser notre curiosité !

–> premier article sur l’atelier

–> la suite…

Thé Philo

Samedi 11 octobre, c’était la rentrée du thé-philo ! Les nostalgiques des années lycée se sont réunis dans le salon marocain pour commencer la saison sous le signe de la philosophie. Au programme de cette première journée, un thème choisi en juin dernier : « écologie et ontologie ».

Bon, ressortons donc nos théières et surtout… Nos dictionnaires. Ontologie… du grec ontos, (oντος pour les intimes) « ce qui est » et logos (λόγος), « discours », « étude »… Étude de l’être en tant qu’être… Voilà qui éclaire un peu nos lanternes.

Tiens, et si l’on jetait un coup d’œil à la définition d’écologie tant qu’à faire. Alors… du grec oïkos (οἷκος), « maison » et logos, celui-ci on le connaît déjà. 1. Science qui étudie les conditions d’existence d’un être vivant et les rapports qu’il s’établissent entre cet être et son environnement. – 2. Protection de la nature, de l’environnement.

Nos cerveaux revitalisés, nous voilà partis pour un débat sans limite. Beaucoup de questions posées, peu de réponses trouvées, mais comme toujours ces interrogations ont mené à des réflexions passionnantes. La technique va-elle à l’encontre de la nature ? Y a-t-il eu à un moment donné une rupture de « contrat » entre la technique et la nature ? L’être en tant qu’individu peut-il se confronter à l’écologie ou doit-elle être modérée par la société toute entière ? Sommes-nous coupables de ce que l’on nomme la « crise écologique » ou est-ce dans l’ordre « naturel » des choses ? Subirons-nous un châtiment ? Ce dernier est-il déjà en route ?…

Tout cela en se basant sur des éléments concrets. Par exemple, anecdote intéressante : la dérive des ours polaires vers l’Islande. La fonte de la banquise entraînée par le réchauffement de la planète fait que celle-ci se brise en icebergs sur lesquels ces animaux se retrouvent parfois coincés. Ils entament alors un long voyage sur leur radeau glacé et s’échouent sur les côtes islandaises… où ils ne sont pas désirés : résultat, deux ours ont déjà été abattus cette année par les autorités, décision contestable car cette espèce est déjà en voie de disparition… Une histoire qui fait froid dans le dos, mais qui pose également la question de l’évolution : n’est-il pas normal que certaines espèces s’éteignent pour laisser la place à d’autres ?

Si tout cela vous inspire, n’hésitez pas à enrichir ce débat en laissant vos commentaires.

Et pour préparer le prochain thé philo, penchez-vous donc sur cette question : la philosophie a-t-elle encore sa place dans un monde hypermédiatisé ? Rendez-vous le 15 décembre pour échanger vos idées…

Si j’avais un marteau… #1

… reconstruirais-je ma ville, la détruirais-je ? Non, je fabriquerais une pièce de théâtre pour raconter cette ville qui est la mienne, depuis toujours ou depuis peu, pour longtemps ou pour un an. Ville de transit, ville de travail, ville idéale ou ville natale… Ville de vies.

Vendredi, c’était déjà la troisième fois que se réunissaient les participants à l’atelier de création théâtrale de Victor Gauthier-Martin, autour d’un thème : la ville de Blanc-Mesnil. Sans tabou, des hommes et femmes de différentes générations et origines sociales ont partagé leurs souvenirs sur cette ville : un lieu, un parcours, une image qui restera à jamais gravé dans leur mémoire… Moments tragiques ou comiques. Ils ont conté leur amour pour la végétation omniprésente ou leur dégoût du béton envahissant. A travers leurs paroles, on a pu sentir toute la richesse de cette ville. Et ce n’est pas fini…

Cet atelier, proposé par la compagnie microsystème, se prolongera jusqu’au mois de janvier. Il se conclura par une représentation théâtrale permettant à tous, blanc-mesnilois ou non, de découvrir ou redécouvrir cette ville grâce à de véritables témoignages. Un concentré d’émotions…

Le groupe au travail

Le groupe au travail

–> la suite des aventures de l’atelier, c’est ici

Impressionnantes impressions

En ce mercredi après-midi, un grand rêveur a transformé l’auditorium en terrain d’écriture. Écriture avec des mots mais sans stylo. A partir d’une curieuse table, 24 enfants des Centres de Loisir République et Jules Guesde ont fait confiance à leurs sens pour créer des histoires abracadabrantes.

Face à une grande image en ombre chinoise, ces petites têtes débordant d’imagination ont donné leurs impressions : je vois, je vois…

Une feuille, des plantes, une fenêtre sans rideaux, un lapin, de l’herbe, un râteau, un truc comme ça là, avec des… un aspirateur !

Puis ils sont partis à la découverte de ce qui se cachait derrière ce grand rideau blanc : une table remplie de mille babioles, toutes autant de trésors…

Plantes à plumes, lampe magique, monsieur en costume, tigre à pois blancs et autres bizarreries…

De tous ces mots sont nées deux histoires… peut-être un peu bizarres, mais bien loin du cauchemar. Celle d’un enfant dans une boule à neige sans rideaux, et celle d’une girafe et d’un monsieur buvant le thé avec un oiseau…

En ce mercredi après-midi, la curiosité fut un très joli défaut…

L’artiste à l’origine de cette rencontre, Johnny Lebigot, est le créateur de La Table3, « une installation végétale mise en jeux, en lumières, mouvements, sons et textes » que vous pourrez découvrir vendredi 10 et samedi 11 octobre à 20h30.