Archive pour la catégorie Danse

Roman Photos :

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« A la manière d’un flip-book chorégraphique, le livre Merce Cunningham, un demi-siècle de danse* devient une partition photographique pour ce dispositif. Elaborée en quelques jours, la performance adopte un titre différent suivant les équipes concernées : Roman Photo (étudiants, amateurs ou non danseurs), Flip Book (danseurs professionnels), 50 ans de danse (anciens interprètes de la Merce Cunningham Dance Company). » Boris Charmatz

Samedi 30 mars a eu lieu en lever de rideau, Roman Photo, une création chorégraphique, sous la direction de Raphaëlle Delaunay, qui regroupe non-danseurs et amateurs avec Corinne Angé, Sophie Blet, Laurence Bouillé, Marie Bouvier, Annie Ducrocq, Danielle Florent, Raphaëlle Fusco, Paule Gioffredi, Hélio Hoarau, Jacky Le Devehat, Sabrina Marsili, Julie Marteau, Rachel Martin, Séverine Martinaggi, Jean-Max Mayer, Laurent Podetti, Yvan Robin et Tullia Tarsia In Curia. roman_photos3

« Dans l’ensemble c’était une très belle expérience humaine et un lieu de rencontres. Physiquement ça a parfois été éprouvant et intense. L’expérience de la scène a consolidé davantage notre petit groupe et on était tous très heureux mais un peu frustré de n’avoir qu’une seule soirée en public! » Marie Bouvier, participante à Roman Photo.

En deuxième partie de soirée,  Boris Charmatz a présenté Flip Book avec Ashley Chen, Raphaëlle Delaunay, Olga Dukhovnaya, Lénio Kaklea, Mani A. Mungai, Laurent Pichaud.

Cette soirée a été l’occasion d’une belle rencontre entre professionnels, amateurs et spectateurs autour du précurseur de la danse contemporaine que fut Merce Cunningham. Une preuve de plus que l’art est à portée de tous.

*Direction de l’ouvrage Melissa Harris, Ed. Plume, 1997, pour la version française. 
 

En savoir plus sur le spectacle

Vidéo du spectacle

Article toutelaculture.com

Article Parisdanse.com

La danse contemporaine comme on l’aime !

Lors de la soirée, deux spectacles  Héroïnes de Julie Nioche et Si(x) danseurs en quête d’auteur de Daniel Dobbels, Françoise Breton, enseignante, est venue au Forum avec des élèves de l’atelier théâtre/atelier spectateurs du lycée Voillaume d’Aulnay-sous-Bois. Elle nous livre son ressenti dans deux très beaux textes sur ces spectacles.

Héroïnes : comment la voix et le corps peuvent-ils créer un duo féministe et affrontant ?
Deux jeunes femmes sont déjà sur scène quand le public rentre dans la salle. Debout, face public, toujours. L’une, blonde platine en robe blanche mode années 60, tient une grande guitare rouge branchée sur un ampli volumineux. Les accords de blues s’enchaînent, feutrés et lointains comme dans un film de Wim Wenders ou Gus Van Sant…

Si(x) danseurs en quête d’auteur : une double problématique : le parti pris de la lenteur est-il à la fois une innovation et une impasse ? // Comment traduire la mort sur scène ? La lumière est austère, c’est l’aurore sur scène, à peine empreinte de jour, ou le début d’une nuit pleine d’ombres. Cinq corps vont pendant plus d’une heure évoluer dans une lenteur éprouvante, calant et décalant d’un temps leurs lignes gestuelles minutieuses. Le sixième danseur n’existe pas ou est à réinventer, il erre invisible entre les corps – serait-ce le corps rêvé d’un spectateur en osmose avec cet univers inaccessible, la composition originale du spectateur-créateur, ou l’Absent à qui s’adresse la création ?

Téléchargez les textes en intégralité

 

Entrez, c’est ouvert !

Ça y est, la saison est lancée au Forum. Avec le collectif DRAO, le Théâtre Irruptionnel, l’Orchestre Les Siècles, A.I.M.E, l’association LOLDANSE, la compagnie AsaNIsiMAsa, la compagnie De l’Entre-Deux et Alain Fleischer, les artistes en résidence cette année au Forum*, nous ont plongés, le temps d’une demi-journée dans leurs univers artistiques.

Samedi 29 septembre, l’ouverture de la saison a été riche en spectacles et en surprises. Vous avez été très nombreux à venir découvrir les différentes propositions artistiques qui se sont déroulées dans tous les espaces du Forum. De la danse, avec la performance de Myriam Gourfink Marine, un Acte Chorégraphique avec les deux danseurs de la compagnie De l’Entre-Deux/Daniel Dobbels, Carole Quettier et Mathieu Patarozzi. Une visite sensible du Forum pour les plus curieux, proposée par Bérénice legrand, danseuse de la compagnie A.I.M.E. De la musique avec l’orchestre Les Siècles et le quintet Erard, ainsi que  Frédéric Sonntag et sa compagnie qui ont réalisé un concert à partir de textes et de chansons extraits de leurs spectacles. Des arts visuels avec l’ouverture de l’exposition d’Alain Fleischer, le vernissage aura d’ailleurs lieu le 5 octobre à 19h. Et du théâtre avec le Théâtre Irruptionnel et la performance sur le mariage britannique de Kate et William qui dégénère, la restitution de l’atelier Théâtre et Cinéma du collectif DRAO. Sans oublier un dîner convivial et chaleureux à la cafeteria avec quiche, soupe, comté extra fruité et gâteaux pour les gourmands ! En soirée, Beaucoup de bruit pour rien, un Shakespeare sensationnel, inattendu et incontournable présenté par la compagnie des 26000 couverts. Cette saison promet d’être éclectique !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

* Sont aussi en résidence au Forum pour la saison 2012/2013 : Thierry Collet, la compagnie Phalène ; Patrick Tosani.

 

Faim de saison ? Venez goûter aux expositions…

Cette semaine a débuté le festival Faim de Saison. Autant vous le dire tout de suite, ce n’est pas un rendez-vous culinaire mais bel et bien le rendez-vous des pratiques amateurs !

Comme chaque année, la recette est simple : une grande dose d’associations ainsi que d’écoliers, de collégiens et de lycéens, une poignée d’artistes professionnels, un cocktail de disciplines en tous genres et le tour est joué ! Vous l’aurez compris, au menu cette semaine, il y en a pour tous les goûts : arts visuels, théâtre, danse, musique et chant ! Voici de quoi vous mettre l’eau à la bouche…

Les expositions :

La main à l’œuvre

Dans le cadre du Projet Culture et Art au Collège, la classe de 4ème 4 du collège Cotton (Blanc-Mesnil) présente une exposition où gestes et objets se mêlent à travers des dessins, des photographies et des vidéos réalisés par les élèves avec la plasticienne Élise Vandewalle et la danseuse Carole Quettier.

 

 

L’expo de La Ferme du Petit Groslay

Les enfants du groupe des 9/11 ans du centre de loisir ont travaillé sur la thématique des cultures urbaines avec leur animateur Ludovic Desjardin qui les a initiés à l’art du graffiti.

 

 

Lifeline

La classe Nouvel Élan du lycée Mozart (Blanc-Mesnil) présente leur parcours d’initiation à la danse contemporaine, mené par Carole Quettier, à travers des photographies et un film réalisé par Elise Vandewalle.

 

 

 

Le bénéfice du doute

Le 13 avril dernier, le public du Forum s’est confortablement installé dans la grande salle pour découvrir la création de Christian Rizzo et se laisser submerger par le bénéfice du doute…

 

« J’ai bien aimé, mais à quelques moments j’avais peur ! Très belle prestation. Bravo à Christian Rizzo ! » (Ishane Hachem)

« C’était MAGNIFIQUE !! Très belle prestation ! Bravo aux danseurs et à Christian Rizzo ! Continuez ainsi ! » (Syrine Hachem)

« BRAVO ! Beaucoup d’émotions, de suspens et d’interrogations aussi. Merci. » (Yasmina)

 

Impressions de spectateurs

11 septembre 2001 (Les 7 et 8 octobre 2011)

« J’ai vu le spectacle 3 fois et toujours la même émotion. Vous êtes tous super, bravo et restez comme vous êtes !! » Mme Issaadi-Achour

« Moi, 5 fois et je ne me lasse toujours pas ! » Angèle Saez

« Ici, là où je me tiens, je vois un spectacle à couper le souffle… Merci ! LN

« La Mauvaise Graine qui pousse, qui pousse entrainant cette jeunesse pleine de talent. Encore plein de bravos à toute la troupe pour ce spectacle magnifique. » Béatrice

Abd Al Malik ( 8 novembre 2011)

« Très profond dans ses chansons, un mélange qui reflète la vie. Mille mercis et bonne continuation, ne change surtout pas. » B. Zahia

« Bravo, un vrai régal d’émotions et une vraie générosité. Merci !. » Béatrice

« Textes profonds, belle interprétation, musique parfois trop « consensuelle » à mon goût mais une vraie générosité, un bel échange avec le public. Merci pour ce beau moment. » Lydia

Villégiature (du 17 au 19 novembre 2011)

« J’ai adoré la pièce ! Merci beaucoup. Un gros bravo aux acteurs et au chien ! Imène de Voillaume

« Pas une minute d’ennui, bravo ! » Jane

« Un vrai régal ! » Françoise

« Bravo à tous avec une pensée pour Marion qui a eu tant à faire… » Catherine et Jean-Claude

Nos solitudes (du 24 au 26 novembre 2011)

« Idée géniale, poétique, fragile, à la fois en puissance et légèreté. Incroyable de voir cette performance tout en comprenant le gigantesque travail physique et de calculs précis pour accorder le corps et les poids.  Il faut du temps; du travail et du talent pour parvenir à une prouesse de simplicité conceptuelle et de profondeur symbolique. Un seul regret pourtant, qui n’aura pas gâché mon plaisir ni ma fascination : la musique, ou l’accompagnant sonore, qui au contraire de ce que je voyais, était lourd et pesant, mais cela reste un ressenti personnel. Bravo et bonne continuation. » Solenne (et Rose-Marie)

Merci à tous de partager vos impressions à la sortie des spectacles, sur le livre d’or, ou en ligne !

Portrait(s) d’une danseuse….

« Notre classe Nouvel Elan du Lycée Mozart en partenariat avec Le Forum de Blanc-Mesnil a eu l’occasion d’assister à une représentation de la compagnie De l’Entre-Deux jouant au Blanc-Mesnil : Les plus courts chemins. 

Après un entretien avec le chorégraphe Daniel Dobbels et l’une de ses danseuses, Carole Quettier, un stage de danse contemporaine a été réalisé durant une semaine avec celle-ci.

Carole Quettier © Laurent Philippe

Pour finaliser le stage, une visite au Forum sur le thème des portraits et une interview de Carole ont été organisées afin d’atteindre notre objectif de cette année pour l’atelier de pratiques artistiques : réaliser un portrait journalistique. »

Les élèves de Nouvel Elan, juin 2011

  • Portrait par Élodie Fleurat

Naturel Quettier

Carole se découvre et s’étonne encore elle-même grâce à la danse. Voilà dix ans que Carole baigne dans le métier et pratique la danse contemporaine. « Il s’agit d’une pratique vaste, complexe et ambigüe, elle m’offre beaucoup de liberté et d’invention, c’est l’une des raisons pour laquelle je l’ai choisie. », partage-t-elle, manifestant une volonté d’acier et une assurance sans limites. La danseuse confie être sortie du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris à 19 ans avec fierté… LIRE LA SUITE Elodie_PortraitCarole

  • Portrait par Matthieu GOIGNAN

L’art d’une danseuse

Jour après jour, la danse semble être un jeu d’enfant pour Carole. Carole est une femme qui a l’air réfléchi, acharnée dans son travail. Elle est très souple, flexible au point d’étonner le public. Elle est aussi très à cheval sur les échauffements qui sont en accord avec sa façon d’être c’est-à-dire complexe et qui demande de l’adresse et de la concentration comme elle le répète souvent. Comme un jeu d’enfant elle fait en sorte de toujours répéter ses mouvements afin de les mémoriser complètement. C’est une manière de souligner son sérieux, sa concentration et son acharnement au travail. LIRE LA SUITE Portrait_matthieu

  • Portrait par Jason

Le Mystère

L’énigmatique Carole Quettier idolâtre la danse. Dès l’âge de 4 ans, Carole Quettier est éveillée à la danse grâce  à ses parents. Imperturbable, elle a une idée en tête et ne la lâche pas. À 14  ans elle intègre le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris où elle reçoit un enseignement stricte. Jeune danseuse, elle interprète une danse contemporaine vaste et libérée qui offre beaucoup plus de liberté et d’invention. Carole a la silhouette type d’une danseuse et elle est doté d’une souplesse à toute épreuve. LIRE LA SUITE Portrait Jason

  • Portrait par Ilyas Rémiz

Une femme passionnée par son métier

Carole Quettier est une jeune femme qui adore son métier et elle le prouve tous les jours. Carole Quettier est une jeune femme qui pratique la danse depuis l’âge de 4 ans mais depuis, elle s’est tournée vers la danse contemporaine. Elle commence ainsi des études au CNSM (Conservatoire National de Musique et de Danse de Paris), puis elle passe quelques auditions un peu partout à Paris avant d’intégrer la compagnie De l’Entre-Deux dirigée par Daniel Dobbels en résidence au Forum de Blanc Mesnil. Durant la période du mois de février, elle a montré dès le début du stage son amour pour la danse qu’elle montre dans les échauffements et les phases qui sont effectuées avec une grande passion. LIRE LA SUITE Portrait_Rémiz

  • Portrait par Jérémy

Grande amatrice de boisson à base de théine servie dans un petit bol et de cigarettes roulées dégageant un doux parfum exotique, Carole Quettier est une femme fougueuse et agitée.  Contrainte de maîtriser son ardeur afin de ne pas compromettre son avenir professionnel, elle s’est entraînée pendant de longues années afin de paraître calme et posée. Pratiquant un certain mouvement du corps qu’elle et ses semblables appellent « danse », elle se réjouit d’exercer un « art nouveau ». LIRE LA SUITE portrait_Jeremy

  • Portrait par Ata Métin

Carole Quettier et la danse

Carole Quettier, une danseuse qui partage sa passion. Danser est plus qu’un art pour cette femme, elle en dépasse l’aspect technique, elle respire sa danse : « Quand j’ai commencé la danse contemporaine et que j’ai pu être pieds nus, et éprouver la sensation du sol, directement sans chaussons, j’ai très vite compris que c’était plutôt ça qui me plaisait. » LIRE LA SUITE Portrait_Ata-Metin

  • Portrait par Janine Coumar

CAROLE « La danse, c’est sa vie »

Personne ne résiste à la danse de Carole QUETTIER, danseuse contemporaine professionnelle en résidence actuellement, avec Daniel Dobbels, chorégraphe au Forum du Blanc-Mesnil. À chaque rencontre avec Carole, on ne voyait pas seulement une danseuse mais aussi sa passion : tout, ses gestes, ses mouvements et d’ailleurs même sa manière de parler, danse ! LIRE LA SUITE Portrait_Janine-Coumar

Merci à Carole Quettier de s’être prêtée au jeu de l’interview et aux élèves de Nouvel Elan d’avoir partagé leurs écrits sur le blog.

« Le théâtre des opérations, j’ai ressenti la violence, la domination et la determination »

Après une première présentation de la pièce en classe, Les élèves de la 1ère STG du lycée Voillaume d’Aulnay-sous-Bois ont à nouveau rencontré Christian Bourigault après leur venue au spectacle. Accueil chaleureux et petite surprise pour le chorégraphe, les élèves avaient rédigé un document regroupant toutes leurs impressions sur la pièce… Une « première » en danse contemporaine pour bon nombre d’élèves mais un regard de spectateur déjà bien aguerri.

A découvrir ici : ELEVES 1ère STG Lycée Voillaume LE THEATRE DES OPERATIONS

Ah! Ah! Ah! (rions trois fois) & Le Théâtre des opérations

Deux créations inédites sont à l’honneur au Forum du 20 au 29 janvier et permettent à Michel Cerda et Christian Bourigault de signer respectivement une fin de résidence aussi fracassante qu’élégante.

Metteur en scène et fondateur de la compagnie du Vardaman, Michel Cerda trace sa route depuis une trentaine d’années dans le paysage théâtral français. L’œil vif et cynique, un brin désabusé mais jamais fataliste, il passe au crible le désespoir humain et prend le parti d’en rire avec Ah! Ah! Ah! (rions trois fois). En une même soirée, il convoque trois auteurs qui lui sont familiers : Eugène Durif, Serge Valetti et Noëlle Renaude, dont les textes questionnent le tragique quotidien sous l’angle de l’humour. Des névroses de chacun disséquées et commentées à la mise en jeu de situations abracadabrantes, le ton est volontairement décalé et grinçant. Alternance de textes à la langue bien pendue ; alternance de formes entre lecture, théâtre et installation sonore ; alternance de comédiens qui se relaient chaque soir pour l’une des propositions : il s’agit d’une création inédite frôlant avec la performance.

Christian Bourigault, l’infatigable chorégraphe  de la compagnie de l’Alambic, conjugue coup de force et coup d’éclat avec Le Théâtre des Opérations. Cette pièce, créée pour 14 danseurs, interroge les divers processus d’assimilation de l’individu à une masse. La réflexion du chorégraphe part d’images de violences collectives, telles que les charniers d’Auschwitz, pour se développer autour de la dissolution de l’individualité dans le groupe et ses conséquences extrêmes. Sur le plateau, la partition chorégraphique est exigeante et énergique, composée de solos, duos et danses de groupes.  Autant de prismes de notre société contemporaine, au sein des rapports de soumission et de domination qui la déterminent.