Soyons nombreux à nous mobiliser le 6 mai.
Le 6 mai, une nouvelle journée d’actions est organisée par tous les professionnels de la culture, de l’art, et au delà.
Nous devons être très nombreux à nous mobiliser ce jour là, car il en va de l’avenir même des activités artistiques et culturelles, notamment de la création.
En effet, les convictions profondes qui animent le gouvernement actuel sont radicalement hostiles à la culture et à l’art tels qu’ils se sont développés dans ce pays. L’idéologie libérale ne considère les activités humaines qu’à l’aune du profit qu’elles peuvent générer. Pour elle, la culture se résume à l’industrie culturelle et du divertissement, éventuellement susceptible de générer des bénéfices conséquents.
Les activités obligatoirement artisanales du spectacle vivant n’entrent même pas dans son champ de visibilité. Plus largement d’ailleurs, la création en général, quels qu’en soient le support et la discipline, est étrangère à ce libéralisme brutal. Il ne s’agit même plus de préserver des zones de recherche ou d’expérimentation. La voracité du profit est telle qu’il exige immédiatement sa satisfaction. Et les nombreux technocrates et évaluateurs de tout poil de fourbir des instruments d’analyse pour évaluer de façon quantitative ce qui relève de ces activités. Ce qui est potentiellement rentable sera livré au marché, ce qui ne l’est pas boira la potion amère de la RGPP (on en est à la RGPP 2). Donc sera condamné au rabougrissement, à la disparition.
Un certain nombre de mécanismes existent, qui ont permis à la création de continuer à être possible, et à rencontrer des citoyens, au-delà des publics déjà sociologiquement plus ou moins formés : en vrac, et sans être exhaustif , prix unique du livre, fonds de soutien à la production et à la diffusion cinématographique, régime spécifique d’indemnisation pour les professionnels dits « intermittents du spectacle », financement public de la culture par une intervention conséquente de l’Etat et des accords croisés avec les collectivités territoriales, qui a favorisé le développement sur tout le territoire d’établissements publics de différents statuts pour la création et la diffusion du théâtre, de la danse, de la musique, etc.
Le gouvernement est en train de démanteler tous ces dispositifs, et notamment, à très court terme, les financements croisés et le régime de l’intermittence.
Ceci veut tout simplement dire la disparition de la culture de l’horizon de la majorité de nos concitoyens, et la disparition de l’art et de la création, pour tout le monde.
Il ne s’agit pas là de crier au loup avant qu’il sorte du bois : ça y est, il est sorti, il est là.
Nous pouvons encore contenir son avancée, contrarier ses plans. A condition d’être nombreux, unis et déterminés.
C’est la raison pour laquelle nous vous invitons à être présents à cette journée du 6 mai, que vous soyez professionnels, amateurs, publics déjà acquis, ou citoyen simplement attaché à l’égalité républicaine dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la création.
La culture n’est pas un privilège, c’est un droit !
Rendez-vous le 6 mai à 14h30, devant le cirque d’Hiver.
Le Forum
Lire l’appel du Syndéac et le détail des actions du 6 mai .