Mercredi 10 novembre, 9h30. Ça s’agite et ça cogite dans les couloirs du Forum et pour cause : la journée est consacrée au Forum de lutte contre le racisme et les discriminations racistes. À l’initiative de la ville de Blanc-Mesnil, citoyens de tous âges, acteurs municipaux et professionnels du secteur social sont amenés à se questionner sur les effets quotidiens des discriminations racistes et les différentes formes de lutte possibles. Une table ronde, plusieurs ateliers thématiques et différents intervenants structurent et alimentent un débat dense, illustré par les expériences et témoignages de chacun.
Extraits : quelques réflexions
« La question est de comment travailler à la prise de conscience individuelle pour s’opposer au racisme. » Joëlle Bordet, psychosociologue
« L’histoire a instauré dans le monde actuel le racisme. » Jean-Luc Raharimanana, écrivain
« Le racisme c’est tous les jours, et de plus en plus fort depuis 50 ans, sans qu’aucun gouvernement ne réagisse. » Un participant
« La citoyenneté n’est pas une histoire de choix mais d’existence commune. » Joël Romand, philosophe
Focus : Art et racisme
Retrouvez en images des extraits de l’atelier « Art et racisme : en quoi l’art fait-il bouger la question du racisme, en quoi le racisme fait-il bouger la question de l’art? »
Modération Bernard Vasseur / Intervenants Michel Cochet et Martine Derrier (collectif DAJA), Xavier Croci (directeur du Forum) et Jean-Luc Raharimanana (écrivain)
images Audrey Meyer
Clôture : après le débat, le spectacle !
La journée s’est achevée avec la représentation de la pièce Des Ruines… La liesse et l’oubli de Raharimanana, auteur en résidence au Forum, dans une mise en scène signée Thierry Bédard et magnifiquement interprétée par Phil Darwin Nianga. Exorcisant les affres et traces laissées tour à tour par l’esclavage, les indépendances, le colonialisme et les guerres civiles en terre africaine, l’écriture cisaillée de Raharimana se dresse contre les discriminations et le fatalisme. Une note d’espoir qui résonne comme un point d’orgue aux réflexions de la journée et aux échos provoqués en chacun.
L’atelier du Forum du mardi 9 novembre s’est fait l’écho de l’actualité politique et sociale qui a agitée la société française ces dernières semaines.
Ainsi, dans son récent ouvrage L’enjeu des retraites (éditions La Dispute, mars 2010) le sociologue et économiste Bernard Friot questionne les alternatives au financement de la protection sociale, le statut des salariés et les politiques européennes en matière d’emploi et de pensions.
L’équipe du Forum, mobilisée dans la lutte contre le projet de lois sur les retraites, a voté ce matin la reprise des activités pour la fin de semaine :
Les représentations prévues les 15 et 16 octobre derniers et annulées pour cause de grève auront lieu jeudi 21 et vendredi 22 octobre à 20h30 en salle Betsy Jolas.
- Écorce de peines et Dyoniso le dernier robo
Les représentations des spectacles Écorce de peines et Dyoniso le dernier robo sont maintenues les jeudi 21 et vendredi 22 octobre à 20h30 en salle Barbara.
À l’initiative du Comité Régional d’Action pour la Culture et la Connaissance en Ile de France, une journée de rencontres et de débats est organisée le vendredi 11 juin à la Maison des Métallos (Paris 11e).
Rendez-vous à partir de 10h pour discuter de la politique culturelle du gouvernement, de la réforme des collectivités territoriales et des propositions d’actions pour la suite du mouvement de défense de l’art et la culture.
Le 6 mai, une nouvelle journée d’actions est organisée par tous les professionnels de la culture, de l’art, et au delà.
Nous devons être très nombreux à nous mobiliser ce jour là, car il en va de l’avenir même des activités artistiques et culturelles, notamment de la création.
En effet, les convictions profondes qui animent le gouvernement actuel sont radicalement hostiles à la culture et à l’art tels qu’ils se sont développés dans ce pays. L’idéologie libérale ne considère les activités humaines qu’à l’aune du profit qu’elles peuvent générer. Pour elle, la culture se résume à l’industrie culturelle et du divertissement, éventuellement susceptible de générer des bénéfices conséquents.
Les activités obligatoirement artisanales du spectacle vivant n’entrent même pas dans son champ de visibilité. Plus largement d’ailleurs, la création en général, quels qu’en soient le support et la discipline, est étrangère à ce libéralisme brutal. Il ne s’agit même plus de préserver des zones de recherche ou d’expérimentation. La voracité du profit est telle qu’il exige immédiatement sa satisfaction. Et les nombreux technocrates et évaluateurs de tout poil de fourbir des instruments d’analyse pour évaluer de façon quantitative ce qui relève de ces activités. Ce qui est potentiellement rentable sera livré au marché, ce qui ne l’est pas boira la potion amère de la RGPP (on en est à la RGPP 2). Donc sera condamné au rabougrissement, à la disparition.
Un certain nombre de mécanismes existent, qui ont permis à la création de continuer à être possible, et à rencontrer des citoyens, au-delà des publics déjà sociologiquement plus ou moins formés : en vrac, et sans être exhaustif , prix unique du livre, fonds de soutien à la production et à la diffusion cinématographique, régime spécifique d’indemnisation pour les professionnels dits « intermittents du spectacle », financement public de la culture par une intervention conséquente de l’Etat et des accords croisés avec les collectivités territoriales, qui a favorisé le développement sur tout le territoire d’établissements publics de différents statuts pour la création et la diffusion du théâtre, de la danse, de la musique, etc.
Le gouvernement est en train de démanteler tous ces dispositifs, et notamment, à très court terme, les financements croisés et le régime de l’intermittence.
Ceci veut tout simplement dire la disparition de la culture de l’horizon de la majorité de nos concitoyens, et la disparition de l’art et de la création, pour tout le monde.
Il ne s’agit pas là de crier au loup avant qu’il sorte du bois : ça y est, il est sorti, il est là.
Nous pouvons encore contenir son avancée, contrarier ses plans. A condition d’être nombreux, unis et déterminés.
C’est la raison pour laquelle nous vous invitons à être présents à cette journée du 6 mai, que vous soyez professionnels, amateurs, publics déjà acquis, ou citoyen simplement attaché à l’égalité républicaine dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la création.
La culture n’est pas un privilège, c’est un droit !
Rendez-vous le 6 mai à 14h30, devant le cirque d’Hiver.
Le 19 décembre, à l’initiative de Claude Bartolone, Président du Conseil général et Député de la Seine-Saint-Denis, en présence de Jack Ralite, Sénateur de la Seine-Saint-Denis, plus de 200 acteurs culturels du département se sont réunis pour lancer le mouvement de mobilisation « La Culture en danger »
Cette réunion à laquelle participaient plusieurs élus départementaux dont, Emmanuel Constant, Vice-président à la culture, Hervé Bramy, Sylvine Thomassin, marque le début d’une mobilisation en Seine-Saint-Denis et l’ensemble du territoire contre les réformes du gouvernement qui mettent en danger l’existence des politiques culturelles, et reviennent sur 50 ans de décentralisation culturelle en France.
Les structures culturelles et artistiques de la Seine-Saint-Denis, qui signent cette déclaration demandent un moratoire sur le budget de la culture du département en 2010 et la mise en place d’un comité de coordination.
Pour signer la déclaration ci-dessous, écrire à l’adresse : 93culture@gmail.com