Archive pour la catégorie ‘Théâtre’

Impressions de spectateurs

Pierre ou les Ambiguïtés (du 19 au 28 janvier 2012)

Saad Chakali, spectateur et citoyen, était présent et livre ses impressions sur le spectacle. En voici un extrait :

« Dans la préface à la traduction française de Pierre ou les ambiguïtés écrit par Herman Melville en 1852, son traducteur Pierre Leyris écrit que le profond objet de ce roman est « de montrer que l’homme est en proie au désarroi des ambiguïtés depuis qu’il a goûté au fruit interdit de la science du Bien et du Mal. Pierre, se précipitant d’un cœur entier vers le Bien, trouve d’abord ce que la société et une part de lui-même, restée calviniste, appellent le Mal ; puis se découvre véritablement livré au Mal, puisqu’il devient malgré lui un meurtrier et qu’il entraîne deux innocentes dans la mort » (éd. Gallimard, 1999 [1967 pour la première édition], p. IX-X). Il se trouve que l’adaptation théâtrale de ce texte par Olivier Coulon-Jablonka et Eve Gollac propose le choix de la trahison d’avec la lettre melvillienne (…) »

TÉLÉCHARGER LE TEXTE DANS SON INTÉGRALITÉ

« Waouu.. Riche, intense, fort en émotions. Merci ! » Cléo

« Une œuvre complexe merveilleusement retranscrite (…) » Anonyme

« Je pensais partir à l’entracte car, un peu fatigué, je m’ennuyais avant l’arrivée d’Isabelle (…) » Frédéric Rohman

« Durant l’entracte, je me demande quel est l’intérêt de la pièce pour l’instant ? (…) » Romain Bougourd

 

Hippolyte 2x théâtre et cinéma (du 19 au 28 janvier 2012)

« Merci pour ces belles vibrations et résonances des corps, des voix et du texte entendus avec et dans leur musique. » Riwana

« Quelle musique des corps et des voix. Quelle tension, tendresse et humour à la fois (…) » Martine Venturelli

« Magnifique interprétation. Bravo pour cette performance et exercice de style ! » Monique

« Merci de nous faire entendre cette langue drue, ciselée et musicale avec ces résonances et ces bruitages. » Typhaine

Impressions de spectateurs

11 septembre 2001 (Les 7 et 8 octobre 2011)

« J’ai vu le spectacle 3 fois et toujours la même émotion. Vous êtes tous super, bravo et restez comme vous êtes !! » Mme Issaadi-Achour

« Moi, 5 fois et je ne me lasse toujours pas ! » Angèle Saez

« Ici, là où je me tiens, je vois un spectacle à couper le souffle… Merci ! LN

« La Mauvaise Graine qui pousse, qui pousse entrainant cette jeunesse pleine de talent. Encore plein de bravos à toute la troupe pour ce spectacle magnifique. » Béatrice

Abd Al Malik ( 8 novembre 2011)

« Très profond dans ses chansons, un mélange qui reflète la vie. Mille mercis et bonne continuation, ne change surtout pas. » B. Zahia

« Bravo, un vrai régal d’émotions et une vraie générosité. Merci !. » Béatrice

« Textes profonds, belle interprétation, musique parfois trop « consensuelle » à mon goût mais une vraie générosité, un bel échange avec le public. Merci pour ce beau moment. » Lydia

Villégiature (du 17 au 19 novembre 2011)

« J’ai adoré la pièce ! Merci beaucoup. Un gros bravo aux acteurs et au chien ! Imène de Voillaume

« Pas une minute d’ennui, bravo ! » Jane

« Un vrai régal ! » Françoise

« Bravo à tous avec une pensée pour Marion qui a eu tant à faire… » Catherine et Jean-Claude

Nos solitudes (du 24 au 26 novembre 2011)

« Idée géniale, poétique, fragile, à la fois en puissance et légèreté. Incroyable de voir cette performance tout en comprenant le gigantesque travail physique et de calculs précis pour accorder le corps et les poids.  Il faut du temps; du travail et du talent pour parvenir à une prouesse de simplicité conceptuelle et de profondeur symbolique. Un seul regret pourtant, qui n’aura pas gâché mon plaisir ni ma fascination : la musique, ou l’accompagnant sonore, qui au contraire de ce que je voyais, était lourd et pesant, mais cela reste un ressenti personnel. Bravo et bonne continuation. » Solenne (et Rose-Marie)

Merci à tous de partager vos impressions à la sortie des spectacles, sur le livre d’or, ou en ligne !

Ouverture de saison

Samedi 24 septembre, Le Forum ouvrait sa saison culturelle avec des propositions des plus éclectiques !  Musique classique pour commencer avec le concert acoustique du quatuor Hoffmann, trois violons et un violoncelle ont revisité Mozart et Camille Saint-Saëns pour le plus grand plaisir des nombreux spectateurs venus les écouter. En deuxième partie de soirée, Phil Darwin a fait salle comble avec son spectacle de stand up « This… Phil Darwin ! » Un ambassadeur « très très spécial » ! qui nous a propulsé le temps d’un spectacle dans un voyage drôle et enrichissant à travers le choc des cultures ! La soirée s’est terminée sur des notes orientales avec le concert de Ghalia Benali qui a rendu un très bel hommage à la diva égyptienne Oum Kalsoum.

 

 

 

 

Temps fort en théâtre !

À partir du 10 mars, deux moments forts de théâtre vous attendent au Forum, l’occasion de découvrir deux équipes artistiques énergiques, généreuses et inventives ! Vous pourrez ainsi retrouver le collectif DRAO, qui nous avait ravis l’an dernier avec Nature morte dans un fossé, et découvrir une nouvelle compagnie en résidence, le Théâtre Irruptionnel, qui propose également cette saison Aidez-nous à choisir un classique.

DU 10 AU 19 MARS Petites histoires de la folie ordinaire

Le collectif DRAO présente un spectacle à la lisière du fantastique donnant vie à Pierre, un homme-éponge, balloté au milieu des siens (parents, amis, ex, patron). Pierre se réveille un matin, avec des cheveux coupés dans la poche de son pantalon. La veille, comme souvent, il était saoul… il ne se souvient plus… Avec ses petites folies, phobies et autres névroses, toute cette galerie de personnages nous raconte cette « ultra-moderne solitude » chantée par un autre. C’est à la fois drôle, burlesque, poétique et  inquiétant. Une pièce saluée par la presse et par un public enthousiaste !

« La proximité des comédiens, leur entente sont manifestes : leur plaisir saute aux yeux et le rythme enlevé se poursuit jusqu’au final. Un régal ! » (france2.fr).

DU 10 AU 20 MARS Le Roland

Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre, qui entre en résidence au Forum, propose une adaptation déjantée de La chanson de Roland. Ce spectacle décalé et absurde, qui évoque souvent les Monty Python, nous entraine dans l’univers impitoyable d’une entreprise mondialisée. Carles Magnes est ici le directeur général du groupe Montjoie Monde, une multinationale du couteau. Pour fêter la sortie d’un nouveau modèle, Roland, neveu de Carles Magnes, invite « le DG », sa femme et le conseil d’administration de l’entreprise à dîner chez lui. Mais, grave erreur et début des catastrophes, son épouse, au lieu de préparer la soupe préférée de Carles Magnes, s’est lancée dans la confection d’un poulet basquaise. L’ambition et la soif de pouvoir des personnages vont déclencher un déchainement de violence et bouleverser leurs vies… pour le plus grand plaisir des spectateurs complices.

Le Roland est constitué de trois épisodes : La vengeance de Marsile, La trahison de Ganelon, et La colère de Carles Magnes. Le premier épisode est présenté six fois l’intégrale une fois.

Autour des deux spectacles, toujours plus pratique et convivial…
Navettes aller-retour les samedis, dîners avant le spectacle les vendredis,  garde d’enfants gratuite samedi 12 à partir de 20h et dimanche 20 mars à partir de 15h30, et système de covoiturage.

Ah! Ah! Ah! (rions trois fois) & Le Théâtre des opérations

Deux créations inédites sont à l’honneur au Forum du 20 au 29 janvier et permettent à Michel Cerda et Christian Bourigault de signer respectivement une fin de résidence aussi fracassante qu’élégante.

Metteur en scène et fondateur de la compagnie du Vardaman, Michel Cerda trace sa route depuis une trentaine d’années dans le paysage théâtral français. L’œil vif et cynique, un brin désabusé mais jamais fataliste, il passe au crible le désespoir humain et prend le parti d’en rire avec Ah! Ah! Ah! (rions trois fois). En une même soirée, il convoque trois auteurs qui lui sont familiers : Eugène Durif, Serge Valetti et Noëlle Renaude, dont les textes questionnent le tragique quotidien sous l’angle de l’humour. Des névroses de chacun disséquées et commentées à la mise en jeu de situations abracadabrantes, le ton est volontairement décalé et grinçant. Alternance de textes à la langue bien pendue ; alternance de formes entre lecture, théâtre et installation sonore ; alternance de comédiens qui se relaient chaque soir pour l’une des propositions : il s’agit d’une création inédite frôlant avec la performance.

Christian Bourigault, l’infatigable chorégraphe  de la compagnie de l’Alambic, conjugue coup de force et coup d’éclat avec Le Théâtre des Opérations. Cette pièce, créée pour 14 danseurs, interroge les divers processus d’assimilation de l’individu à une masse. La réflexion du chorégraphe part d’images de violences collectives, telles que les charniers d’Auschwitz, pour se développer autour de la dissolution de l’individualité dans le groupe et ses conséquences extrêmes. Sur le plateau, la partition chorégraphique est exigeante et énergique, composée de solos, duos et danses de groupes.  Autant de prismes de notre société contemporaine, au sein des rapports de soumission et de domination qui la déterminent.

Du théâtre dans mon salon…

La programmation hors-les-murs du Forum poursuit son bonhomme de chemin, là où le vent porte ces brèves formes théâtrales itinérantes.

À l’ordre du jour figure un texte, Mary’s à minuit, écrit par Serge Valletti, auteur prolifique au verbe aussi cynique qu’enjoué. Maryse, puisque c’est d’elle dont il s’agit, raconte sa solitude et ses attentes dans un monologue touchant, tissé d’ellipses et de maladresses amusantes. Le spectateur, complice de ces confidences, découvre un personnage complexe et attachant, qui dévoile les turpitudes de son existence durant une trentaine de minutes. Suffisant pour que chacun, ou presque, y perçoive un écho personnel.

Mise en scène et interprétée par Dominique Léandri, – sur une invitation de Michel Cerda, metteur en scène en résidence- Mary’s à minuit est une pièce habituée à voyager, qui s’installe volontiers ailleurs qu’entre les murs d’un théâtre. Une chaise, un pot de fleur, un vieux disque de tango et le tour de passe-passe de Maryse est joué… Nul doute que la magie opère à chaque fois !

EN IMAGES : extraits de la représentation en appartement chez l’un de nos spectateurs

images Audrey Meyer

Retrouvez Mary’s à minuit MERCREDI 7 JANVIER À 14H au Forum

Le théâtre en appartement, ça vous tente ?
Si vous souhaitez accueillir l’une de nos petites formes, n’hésitez pas à nous contacter au 01 48 14 22 00.

>> En savoir plus sur la programmation Hors-les-murs <<

Enfantillages, frimas et fantaisies

À l’approche des fêtes de fin d’année, le Forum propose traditionnellement, en partenariat avec la mairie de Blanc-Mesnil, deux spectacles destinés aux enfants des écoles maternelles de la ville. Cette saison, Chiffonnade de la compagnie du Carré Blanc et Bonheur d’une étoile du Teatro all’improvviso offrent un temps suspendu à savourer entre deux flocons. Deux pièces poétiques et originales : la première initie les tout-petits à une découverte sensible de l’univers de la danse contemporaine tandis que la seconde décline un théâtre visuel et musical pour le moins étonnant.

© Yves-Marie Corfa

Au cours de séances ouvertes à tous, petits et grands ont laissé des traces de passage significatives dans notre livre d’or… dont voici quelques extraits :

« Merci pour ce beau moment de poésie et de sérénité. »

« Très beau spectacle. »

« Simplement magique! »

« Encore plus de nouveaux spectacles! »

Retrouvez le prochain spectacle jeune public, Le loup et la chèvre (théâtre dès 6 ans), du 12 au 14 janvier 2011.

À propos de Chez les nôtres

La pièce Chez les nôtres, mise en scène par Olivier Coulon-Jablonka, relève d’un théâtre documentaire agitateur de conscience et miroir de la société. Par un collage de textes et de témoignages, le spectacle offre une traversée, non-exhaustive, de l’engagement politique de la fin du 19e siècle à nos jours et nourrit la réflexion sur les enjeux et les formes de lutte possibles à l’heure actuelle.

© Marine Fromanger

Le débat organisé à l’issue de la représentation du samedi 27 novembre a été l’occasion de poursuivre le questionnement en ce sens.
Saad Chakali, spectateur et citoyen, était présent et livre ses impressions sur le spectacle, les interrogations soulevées ainsi que sa propre vision de la notion d’engagement. En voici quelques extraits :

« Peut-être que les conditions objectives sont à nouveau réunies pour parler aujourd’hui, après un mois d’octobre 2010 qui a vu plusieurs millions de manifestants et de grévistes affirmer leur refus du démantèlement du système actuel de retraite par répartition, d’un art engagé, tel que le pratiquent par exemple les auteurs de Chez les nôtres. […]
S’engager, c’est donc reconnaître la dette que nous avons contractée (les conquis sociaux arrachés de haute lutte au camp de la domination), et c’est liquider définitivement cette dette en parachevant le programme de l’émancipation. Le programme n’est pas simple. Parce que « l’héritage n’est précédé par aucun testament » (René Char). Ce dont témoigne très bien le spectacle tour à tour chahuteur et furieux, foutraque et poil-à-gratter d’Oliver Coulon-Jablonka. Pendant 100 minutes, la discordance des temps, le heurt des positions sociales hétérogènes, et le choc des régimes discursifs inconciliables se font entendre dans un boucan infernal. […]
La simultanéité des époques (fin du 19ème siècle, années 1970, période contemporaine), parce qu’elle est notamment soutenue par six acteurs interprétant brillamment plusieurs rôles appartenant à plusieurs scènes imaginaires qui dynamisent l’espèce scénique réel, autorise ainsi l’affrontement trans-temporel des discours prolongé par le caractère hétérogène du matériau littéraire exposé. […]
L’engagement est affaire de praticiens qui, en refusant les postures mélancoliques et l’incantation minoritaire au nom des obligations du présent de la lutte et du passé de ceux qui nous ont précédé dans la lutte, se coltinent le réel de la multitude populaire avec laquelle construire la société radicalement démocratique et égalitaire. »

TÉLÉCHARGER LE TEXTE DANS SON INTÉGRALITÉ

Envie de réagir, de vous exprimer et de contribuer au blog du Forum à votre tour : écrivez-nous !

Si tu ne viens pas au Forum, le Forum viendra à toi !

Titre un brin pompeux, on s’entend. Cependant, l’idée se défend, puisque cette saison le Forum aborde à nouveau une programmation hors-les-murs dense et variée. Des petites formes théâtrales sillonnent la ville de Blanc-Mesnil et au-delà, pour s’installer là où on ne les attend pas. Exemples : établissements scolaires, centres sociaux, appartements de particulier, hôpitaux, librairies, syndicats, amicales de locataires… se prêtent au jeu bien volontiers !

En images : extraits de la pièce Pour Louis de Funès lors d’une représentation à la Maison Pour Tous des Tilleuls de Blanc-Mesnil ce mois-ci.

Dans ce texte, Valère Novarina rend hommage au métier d’acteur au travers de la figure emblématique de Louis de Funès. Mise en scène Philip Boulay, interprétation Philippe Durand.

images Audrey Meyer

N’hésitez pas à contacter le service des relations avec le public pour plus d’informations.

À (re)voir : 2009/2010, une saison hors-les-murs

À l’affiche : Docteur Faustus / Chez les nôtres

La fin du mois de novembre est synonyme d’un double-évènement théâtral au Forum, avec la présentation du travail de Victor Gauthier-Martin et Olivier Coulon-Jablonka. L’un achève sa résidence, l’autre l’amorce tout juste : l’occasion de proposer un regard croisé, interrogatif et acéré, sur notre société contemporaine.

DU 25 AU 27 NOVEMBRE ET DU 2 AU 4 DÉCEMBRE
Dîner spectacle vendredi 26 novembre à 19h

Au cœur de l’adaptation du Docteur Faustus de Christopher Marlowe, Victor Gauthier-Martin explore les méandres de la technologie et du progrès jusque dans les recoins les plus inquiétants et cyniques. Et n’hésite pas, au final, à mettre en doute la notion même d’humanité.



De son côté, Olivier Coulon-Jablonka s’inspire de la question « Que faire ? » posée par Lénine en 1902  et porte à la scène les enjeux de l’engagement politique, notamment révolutionnaire, et des formes de luttes possibles. La pièce Chez les nôtres met en perspective la notion d’héritage entre différentes générations ; entre les luttes passées, présentes et celles qui restent à mener.


images Dominique Philiponska