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Ça tourne !

« Silence… Ça tourne… Action ! ». C’est au rythme de ces quelques mots qu’ont vécu onze jeunes blanc-mesnilois, plusieurs jours durant. Lycéens ou collégiens, ils ont confié leurs talents d’apprentis comédiens à la caméra de Victor Gauthier-Martin, metteur en scène de la compagnie microsystème, en résidence au Forum.

En février dernier, ils sont une dizaine à avoir répondu à l’avis de recherche lancé par la compagnie microsystème. Le projet s’est ouvert par un atelier d’écriture encadré par Youness Anzane et Clémence Barbier : crayons à la main, les jeunes gens ont chatouillé le papier dans une ambiance studieuse, imaginant ce que seront les futurs dialogues du scénario.
S’en est suivie une longue période de répétitions avec Victor : apprentissage des textes, conseils d’interprétation, discussions sur les personnages, les costumes, la mise en scène. Quelques séances plus tard, leurs dialogues en tête et leurs costumes sur le dos, nos jeunes comédiens étaient fins prêts. Le mois de mai approchant, il était temps de sortir le grand jeu.
Des bureaux de la médiathèque au toit du Forum, de la Place de la Libération à la piscine Henri Wallon, ils ont sillonné les environs du Forum devant la caméra de Victor et de Thomas Faverjon, le chef opérateur. Volontaires et souriants, ils se sont pliés sans trop broncher aux maitres mots d’un tournage : recommencement, patience, concentration. Même Esra perchée sur des talons de quinze centimètres ; Claudio-Yves en chemisette sous la pluie, debout sur les hauteurs du Forum ; ou Maryame les bras tendus, la perche du son dans les mains, ont gardé leur bonne humeur. Et il  régnait même un parfum de nostalgie lorsque Victor a entonné le dernier « coupé ».
Heureusement, tous se retrouveront au Forum le 24 juin prochain dans le cadre du festival Faim de Saison : c’est sur grand écran que les apprentis comédiens et d’autres spectateurs découvriront le résultat d’un projet de film de plusieurs mois.

Jeudi 24 juin à 20h au Forum (salle Barbara)
Entrée Libre
Projection du film La Larme réalisé par Victor Gauthier-Martin de la compagnie microsystème et onze jeunes blanc-mesnilois.

Si j’avais un marteau… suite et fin

L’estomac qui se noue, les jambes en coton, les mains qui tremblent… Voici en résumé l’état dans lequel se trouvaient les apprentis comédiens avant la représentation de Si j’avais un marteau…
Samedi 17 janvier, 15h : après une aventure de plus de trois mois, le moment tant attendu – ou redouté – est arrivé : le passage à la scène, devant un public… En coulisses, on se concentre, on répète une dernière fois son texte… Et, enfin, c’est l’entrée en scène.

Devant les yeux du public à peine installé défilent des images du Blanc-Mesnil, sur fond de commentaire historique et personnel de Roger, résident du foyer Maria Valtat. Puis, sur scène, discussions, témoignages et anecdotes s’enchaînent. Silencieux, captivés, on sourit secrètement aux souvenirs d’école buissonnière, on est ému à l’évocation des épisodes difficiles, on rit lorsque Roger nous raconte comment il « culbutait » ses nombreuses cavalières de tango argentin…

Sur scène comme dans le public, ce fut un moment émotionnel intense, dont témoigne le silence qui régnait dans la salle. On peut dire que microsystème a réussi son pari, par la poésie de la mise en scène et en voix des paroles des participants, qui a touché tous les spectateurs.

© Séverine Gast

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Théâtre tout terrain au Blanc-Mesnil

microsystème, compagnie en résidence au Forum, a présenté aux mois de novembre et décembre 109, petite forme théâtrale interactive et transposable en tous lieux : du « théâtre tout terrain », en appartement, au Forum ou ailleurs…

Le texte, composé d’articles de journaux, d’études scientifiques et de témoignages réels, est « une réflexion sur les manipulations exercées, au nom de la médecine, et sans précaution véritable, sur les corps contemporains » (Victor Gauthier-Martin, metteur en scène).

En voici quelques extraits, filmés lors de la représentation du 12 décembre au Forum.


extraits de 109
envoyé par forumculturel

Si j’avais un marteau… #4

Ça y est, la distribution est fixée, le montage terminé, nos apprentis comédiens satisfaits. Ils ont relu l’ensemble de la pièce (on peut enfin l’appeler ainsi !) puis ont tenté une mise en voix, en espace et… en musique : quelle chance d’avoir un musicien au sein du groupe ! Tout cela dans une bonne humeur synonyme d’une complicité toujours plus grande.

Leurs commentaires décrivent bien ce que vous pourrez voir sur la scène du Forum le 17 janvier : un véritable échange entre différentes générations, composé de pensées qui pourraient se retrouver n’importe où et d’autres propres au Banc-Mesnil. Une « bouillabaisse de vies », que les comédiens en herbe s’en vont répéter pendant les vacances.

A leur prochain rendez-vous, en janvier, il leur faudra dépasser leurs peurs et affronter enfin le plateau. Une étape pas facile pour tout le monde, mais dont ils sortiront forcément grandis, quel que soit leur âge…

Retrouvez Si j’avais un marteau… sur scène

samedi 17 janvier à 15h

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Si j’avais un marteau… #3 Discussions… Restitution… Distribution !

Tout ce qui s’est dit depuis le commencement de l’atelier a été retranscrit mot pour mot par les soins de Youness Anzane et Victor Gauthier-Martin. Au programme donc des derniers rendez-vous de l’équipe de « Si j’avais un marteau… » : la lecture de ces textes, retranscription des paroles des participants, et une tentative de répartition de passages entre eux. On fait des choix : qui préfère dire quoi. On dégage des thèmes : la violence, le rapport à la nature et à la ville. On se questionne sur la forme : une alternance entre moments d’Histoire et moments présents…
Puis viennent les angoisses. On se demande si on a le courage, finalement, de monter sur une scène et de s’exprimer devant un public. Car c’est cela, il faut le rappeler, le but ultime de l’atelier : la création d’une pièce de théâtre et sa représentation ! Mais on en discute, on se rassure, on s’aperçoit qu’on est tous au même niveau, qu’on est tous « mort de trouille ». Ce qui est intéressant, c’est de dépasser cette peur.
Voilà nos graines d’acteurs rassurées, prêtes à nouveau à préparer un spectacle rempli de sincérité. On continue donc à découper le texte, à le lire, le réécrire parfois, le distribuer et le penser pour la scène… Écrire pour le théâtre, ce n’est pas de tout repos ! Mais heureusement, la bonne humeur est bien présente et les anecdotes toujours plus croustillantes…

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Si j’avais un marteau… #2

Après les remémorations personnelles, un peu d’Histoire

Jeudi 6 novembre, Françoise Vasseur, responsable du service des ressources documentaires et du patrimoine de Blanc-Mesnil, a permis aux participants de l’atelier « Si j’avais un marteau… » de retracer l’histoire de leur ville, d’un point de vue objectif cette fois-ci. Ses récits et photographies, mêlés avec l’imaginaire du groupe et des artistes, serviront de matériel de base pour la création de la pièce finale.

Mais pour l’instant, place à la curiosité et à la culture blanc-mesniloise…

Le saviez-vous ?

De nombreux noms de rues trouvent leur origine dans le développement des lotissements privés au début du 20ème siècle : ce sont les propriétaires qui les donnaient, en fonction de leurs goûts. D’où l’accumulation de noms de fleurs à certains endroits, de musiciens à d’autres… et la présence de noms d’illustres inconnus, comme dans l’avenue Mathilde Émilie!

Le blason de la ville est tiré de celui du premier seigneur de la ville, Pottier de Blanc-Mesnil (dont le nom est maintenant écrit « Potier » avec un seul « t » car d’aucuns ont pensé qu’il s’agissait d’une faute d’orthographe…)

Le Blanc-Mesnil en chiffres :

Au début du 20ème siècle, seules 200 personnes habitaient le Blanc-Mesnil.

Avant la première Guerre Mondiale, les habitants étaient 2000.

À la veille de la seconde Guerre Mondiale, ils étaient 20 000.

Aujourd’hui, le Blanc-Mesnil compte plus de 50 000 habitants.

Enfin, grande question : faut-il dire « Blanc-Mesnil » ou « Le Blanc-Mesnil » ? Officiellement, la deuxième formulation est la bonne. Mais depuis 20 ans, sur le logo (officiel lui aussi) de la ville, on peut lire « Blanc-Mesnil «  ; il paraît que c’est plus dynamique.

Bref, si vous êtes bon élève, vous direz « j’habite au Blanc-Mesnil » ou « je vais au Forum du Blanc-Mesnil ». Sinon, on ne vous en voudra pas…

Voilà comment, de faits historiques en anecdotes, notre petit groupe de travail a continué d’enrichir et de partager ses connaissances… et d’aiguiser notre curiosité !

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Si j’avais un marteau… #1

… reconstruirais-je ma ville, la détruirais-je ? Non, je fabriquerais une pièce de théâtre pour raconter cette ville qui est la mienne, depuis toujours ou depuis peu, pour longtemps ou pour un an. Ville de transit, ville de travail, ville idéale ou ville natale… Ville de vies.

Vendredi, c’était déjà la troisième fois que se réunissaient les participants à l’atelier de création théâtrale de Victor Gauthier-Martin, autour d’un thème : la ville de Blanc-Mesnil. Sans tabou, des hommes et femmes de différentes générations et origines sociales ont partagé leurs souvenirs sur cette ville : un lieu, un parcours, une image qui restera à jamais gravé dans leur mémoire… Moments tragiques ou comiques. Ils ont conté leur amour pour la végétation omniprésente ou leur dégoût du béton envahissant. A travers leurs paroles, on a pu sentir toute la richesse de cette ville. Et ce n’est pas fini…

Cet atelier, proposé par la compagnie microsystème, se prolongera jusqu’au mois de janvier. Il se conclura par une représentation théâtrale permettant à tous, blanc-mesnilois ou non, de découvrir ou redécouvrir cette ville grâce à de véritables témoignages. Un concentré d’émotions…

Le groupe au travail

Le groupe au travail

–> la suite des aventures de l’atelier, c’est ici